Un des premiers groupe de Métal que j’ai écouté, jamais vu en concert, le tout à Nancy devant 25000 personnes. Même si j’avais quand même quelques doutes quand à la qualité scénique, je ne pouvais pas rater ça. D’autant que pour une fois j’ai pu faire un concert avec des amis qui ne sont pas du tout dans le milieu.

On arrive quelques minutes avant le début du show de SOAD, on se place au niveau de la cabine son et on attends quelques minutes que Daron entre en scène avec « Soldier Side – Intro ». Le son est très bon pour de l’open air et ça va permettre au moins de bien entendre tout le monde. Mes craintes sur la qualité scénique se confirme assez rapidement : tempo ralenti, quelques pains, un Serj qui bouge aussi bien que Ozzy, Daron qui a perdu de sa folie. Bon il reste Shavo qui bouge toujours et John qui groove quand même bien derrière les fûts. Alors oui pour un groupe de cette envergure et avec autant de monde, on en attends toujours plus, surtout en tant que musiciens. Pour les autres et si on met ça de côté, la soirée a été excellente. Le groupe enchaîne les morceaux sans pauses et le public était très très vivant en sautant, chantant et pogotant dans presque toute la fosse. Alors oui, les morceaux sont court mais avoir une trentaine de morceau pour 1h30 de set, c’est vraiment cool. En plus de ça, SOAD a vraiment bien choisi sa setlist en piochant dans toute sa discographie.
Une fois la déception de ne pas avoir ce brin de folie et d’énergie qu’avait le groupe à ces débuts, on passe quand même un très bon moment.

Setlist :
Soldier Side – Intro
Suite-Pee
Prison Song
Violent Pornography
Aerials
Mind (Intro)
Mr. Jack
DDevil
Needles
Deer Dance
Radio/Video
Hypnotize
Dreaming (Middle Breakdown)
Pictures
Highway Song
Darts
Bounce
Suggestions
Psycho
Chop Suey!
Lost in Hollywood
Question!
Lonely Day
Kill Rock ‘n Roll
War?
B.Y.O.B.
Honey
This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
Cigaro
Toxicity
Sugar

Dès l’annonce de l’affiche, j’ai de suite su que cette nouvelle édition du Plein Air de Rock serait ma première. Rien que pour le retour de Psykup et Cult Of Luna ça valait le coup. Si on ajoute Nostromo et la découverte de Carpenter Brut, le tout pour un prix dérisoire, inutile de dire que le rendez-vous était pris. Pas de photo de ma part sur ce festival. J’avais envie de profiter un peu plus des concerts. D’autant qu’on est chouchouté. Le site est très sympa : il y a de la place, il y a de quoi se poser, le tout au milieu des arbres.

J’entame le fest avec les Messins de Dirty Red Shirts, que j’avais découvert en acoustique il y a quelques semaines de ça à la Machine. Et bien au complet c’est toujours aussi sympa. Il n’y a pas encore beaucoup de monde devant la petite scène, mais le public présent répond plutôt bien au groupe et ça permet de commencer ce Festival de la meilleur façon.

On continue le fest de loin avec Black Peaks et son Metalcore dans l’ensemble plutôt sympa, mais avec trop de chant clair. Ca avait l’air de plaire devant la scène, mais j’attendais ceux qui jouaient juste après.

Auteur d’un nouvel album excellent et après 9 ans sans les voir sur scène, l’attente était énorme. Je savais que le set de Psykup serait court donc je vous passerai la petite déception de n’avoir que 8 titres pour ce concert, tant la qualité scénique du groupe n’a pas bougé d’un poil. Les 2 nouveaux sont très bien intégrés et le reste fait le boulot. Que ça soit Brice, toujours aussi impressionnant derrière les fûts, ou le duo Ju / Milka qui tient la scène comme un seul homme. Le set sera fortement orienté sur Ctrl + Alt + Fuck avec le duo d’entrée « Violent Brazilian Massage » et « We Will Win This War » qui donne tout de suite le ton. Le son n’est par contre pas au top (ça sera plus ou moins une constante sur ce fest) avec des gros buzz par moment qui gêne beaucoup. Pour le reste c’est le top. Le nouvel album sur scène est excellent et les vieux morceaux sont toujours aussi bon. Le public se régale et le bordel devant la scène fait plaisir à voir. Après un « Teacher » énormissime le groupe quitte la scène, auteur un excellent set. A revoir très vite en tête d’affiche pour un show beaucoup plus long. Et comme il le dise au début de l’album : ‘They’re back’ et ça fait plaisir.

Setlist Psykup :
Violent Brazilian Massage
We Will Win This War
Do It Yourself
Shampoo The Planet
Cooler Than God
Love Is Dead
The Intelligence
Teacher

On enchaîne direct avec la machine de guerre Nostromo. Découvert (oui honte à moi) il y a quelques mois en première partie de Gojira, les Suisses m’avaient fortement tapé dans l’oreille et c’est donc avec plaisir que je reprend un petit coup de rouleau compresseur. Le groupe est en forme et le public de Jarny répondra parfaitement aux assaults Grindcore des Suisses. La journée défile et les tartes s’enchaînent, ça fait du bien.

J’écoute de loin Sikth en me restaurant. Ca à l’air plutôt sympa, mais j’ai du mal avec les 2 chanteurs. Autant dans Psykup ça se marie bien, autant là, j’ai du mal à rentrer dedans.
J’essaie également de me faire à The Inspector Cluzo. C’est bien foutu, mais le côté rock / impro me saoule assez vite. En tout cas le public apprécie quand même le concert et réserve un bel accueil au groupe qui n’a rien de Métal.

La nuit et la pluie sont là pour le concert de Carpenter Brut. Je n’ai écouté que 2, 3 titres mais je me dis que de l’électro joué en live avec 2 vrais zicos, ça doit quand même valoir le coup. Et c’est le cas, ça passe plutôt très bien sur scène, même si à la longue ça devient un peu trop répétitif. La fatigue de la journée et l’attente de CoL n’aidant sûrement pas à apprécier pleinement ce concert. Comme tout au long de la journée, le public répond présent et ce malgré des styles bien différents. La petite reprise de « Maniac » de Flashdance permet de terminer le set avec des centaines de Métalleux chantant un tube des années 80. Qui a dis que le Métal était réservé qu’à des gros bourrins.

La fin de soirée arrive avec Cult Of Luna qui sont à Jarny pour leur unique date en France cette été. Autant dire que j’attendais ça avec impatience. Pas de Julie Christmas ce soir donc rien de Mariner, mais le plaisir de retrouver les « vieux » titres sur scènes. Le son est bien fat, même si on retrouve encore ces soucis de buzz et les lights sont toujours aussi magnifique. J’avais envie de voyager avec CoL et ça sera chose faite. Ils savent y faire les Suédois en démarrant directement avec LE morceau que j’attendais le plus : « Vicarious Redemption ». Les yeux se ferment et je me laissent bercer par la musique du groupe. Pendant plus d’une heure, je ne sens plus la pluie, je ne suis plus fatiguée, je suis juste ailleurs. Il faut dire que le groupe a mis les atouts de son côté en incluant « Dim » à la setlist aux côtés des plus classiques « Ghost Trail » ou « In Awe Of » pour clôturer ce set. Le groupe était en plus dans une belle forme avec notamment un Johannes qui passera une grosse partie de son temps sur le promontoire devant la scène. Je crois que je ne peux pas rajouter grand chose, à part que ce groupe sur scène est juste incroyable.

Setlist Cult Of Luna :
Vicarious Redemption
I: The Weapon
Dim
Owlwood
Ghost Trail
Disharmonia
In Awe Of

Cette première édition du Plein Air de Rock, ne sera certainement pas la dernière car le cadre et l’organisation aux petits oignons sont au top. Reste plus qu’une bonne programmation et ça fait un super petit fest.

Depuis 2010, le Impetus Festival nous proposent de très bon concert entre la France et la Suisse. Cette édition 2017 ne déroge pas à la règle et je me rends donc à la Poudrière pour la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber, DELUGE, Pauwels et Erwan Keravec.

On commence avec le très conceptuel set de Erwan Keravec qui déambule seul au milieu de la Poudrière. J’ai beaucoup de mal à entrer dans ce concert et j’écoute de loin en attendant que ça se termine.

On reste dans le conceptuel avec Pauwels, mais cette fois c’est beaucoup plus sympa. Les Strasbourgeois, accompagnés ce soir par Fre (ex Membrane) à la deuxième batterie, proposent un MathCore instrumental ultra bien foutu et joue au milieu de la salle. Le contact avec le public est donc très présent et cela se ressent puisque l’accueil est excellent. L’énergie que déploie le groupe est énorme et ça fait un bien fou de voir un groupe comme ça. La demi-heure passe hyper vite et on a qu’une envie, c’est de les revoir. Si ça passe par chez vous, n’hésitez surtout pas.

Je retrouve ensuite les DELUGE sur scène. Comme d’habitude le show de DELUGE est excellent. On sent que l’enchaînement des dates les faits progresser encore et encore. Le show est rodé, les lights collent toujours parfaitement à la musique et les zicos montrent toujours une grosse envie. Le public suit plutôt bien le groupe et le concert se passe bien. Le set sera un peu cours et on n’aura donc pas le droit à Aether en entier, mais c’est avec plaisir qu’on se prend les « Avalanche », « Melas/Kohle » ou « Houle ». Là encore la demi-heure passe vite et permet de continuer la soirée de la meilleure des façons.

On passe ensuite à Regarde Les Hommes Tomber que je vais découvrir sur scène. Je ne suis pas un adepte de Black, mais force est de constater que la réputation du groupe n’est plus à faire. C’est carré, c’est puissant et bien sûr l’ambiance est là. Petite bougie, bâtons d’encens pour diffuser de la fumée, lumière à forte tendance rouge. C’est chiant pour faire des photos, mais ça participe grandement aux shows. Ne connaissant que peu le groupe et n’étant pas hyper fan du style, j’ai du mal à rester captiver tout au long du set. Mais la qualité est là et la soirée se termine très bien.

Impetus Festival 2017

Posted: 2 mai 2017 in News

Impetus Festival

Pour ceux qui ne connaîtrait pas. Le festival Impetus est né en 2010 dans le Nord Franche-Comté et à Lausanne, sous l’impulsion conjointe du Moloco (Pays de Montbéliard) et de la Poudrière de Belfort et de musiciens lausannois. Après deux années de pause à Lausanne en 2014 et 2015, Impetus a fait un retour fracassant sur les bords du lac en
Suisse en 2016 avec notamment un concert exceptionnel d’At The Drive In aux Docks. Le Romandie, le Bourg et la Datcha poursuivent l’aventure cette année aux côtés des Docks, de la Poudrière et du Moloco. La programmation de cette 8ème édition s’annonce comme l’une des plus aventureuses et passionnantes de son histoire. De l’univers singulier d’Ulver, en passant par les retours très attendus de Nostromo et d’Enslaved, les ambiances éthérées d’Alcest, la puissance de Regarde Les Hommes Tomber et de Bongzilla, la noirceur atmosphérique de Raime ou encore la cornemuse barrée d’Erwan Keravec, Impetus vous fera voyager au cœur de la divergence. Plus que jamais, Impetus s’affirme comme un festival « laboratoire », où de nombreux partenaires s’unissent pour créer l’un des rares espaces où le métal, la noise peuvent croiser avec bonheur la musique expérimentale et l’art contemporain.

Le Festival a déjà commencé, mais il reste encore quelques concerts et à voir :

Vendredi 5 mai
Le Moloco, Audincourt
17h30 – Vernissage de l’exposition « du son et des tâches d’encre »
Espace Gandhi, Audincourt
18h30 – Mario Batkovic + les musiciens du conservatoire du Pays de Montbéliard
SAS Delémont
21h30 – MATT JENCIK + HEADS + PAUWELS + ORUKO
Samedi 6 mai
Le Rockhatry, Belfort
16h – UN VOYAGE DIVERGENT AU FORT HATRY – GRAND ORCHESTRE BRUITISTE INTERNATIONAL + ERWAN KERAVEC + AZAR
La Poudrière, Belfort
20h30 – REGARDE LES HOMMES TOMBER + DELUGE + PAUWELS + ERWAN KERAVEC
Dimanche 7 mai
Espace Gandhi, Audincourt
16h30 – DOCUMENTAIRE « TOUS TATOUÉS » + DÉBAT
Le Moloco, Audincourt
20h30 – ALCEST + NOSTROMO + HEROD + WHITE BUTCHERY + TAT2 NOISE ACT + GEROME NOX
Lundi 8 mai
Catering Café Music – Héricourt
18h – CENDRES + NEDGEVA + FRACTAL UNIVERSE + FRANCE MUTAN

Je serez présent lors la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber et D E L U G E et vous aurez donc droit au traditionnels report et photos.

Psykup – Ctrl + Alt + Fuck

Posted: 11 avril 2017 in Chronique CD

Artiste : Psykup
Album : Ctrl + Alt + Fuck
Sortie : Mars 2017

Psykup - Ctrl + Alt + Fuck

Tracklist :
01. Violent Brazilian Massage
02. We Will Win The War
03. Ssanta Clauss (Write Me A Letter)
04. Shampoo The Planet
05. Fuck Me ‘Til The End Of Times
06. Cooler Than God
07. The Inteligence
08. Crisis Of Today
09. The Long Ride Home (Sunrise)
10. The Long Ride Home (Sundown)

« We’re Back ». C’est avec cette phrase que les Toulousains introduise leur nouvel album. Neuf ans après We Love You All et une grosse pause, les Autruches reviennent donc avec un nouvel opus, qui s’annonce aussi fou que ce que nous as déjà proposé Psykup. Ca commence par la pochette à l’extrême opposé de ce qu’on peut voir dans le monde du métal et par ce titre qui montre qu’ils sont prêt à tout rebooter en en ayant rien à foutre.

Et bien force est de constater que le message passe haut et fort. La patte Psykup est toujours là avec ses arrangements et influences qui ne cessent de surprendre, mais cette fois le tout se veut beaucoup plus direct et dans ta face. Exit les morceaux de 10 minutes, on retrouve ici des morceaux beaucoup plus concis qui, bien que toujours autant variés, sont plus accessible. Cela donne un album très homogène qui s’appuie sur une production parfaite pour nous garder en haleine pendant 3/4 d’heures.

Inventif et original a toujours caractérisé la musique de Psykup. Quelle groupe peut aujourd’hui se targuer de marier à la perfection des cuivres aux accents très jazzy et du metal? Quelle groupe peut intégrer une Batucada en plein milieu d’un morceau? Quelle groupe utilise un nyckelharpa (violon scandinave) pour clôturer un morceau? Quelle groupe te propose un morceau qui ressemble à un western métal, avec une guitare et trompette flamenco? Retrouvez la réponse sur les morceaux « Cooler Than God », « Violent Brazilian Massage », « Crisis Of Today » et « The Long Ride Home ». La composition est toujours le travail de Ju, mais la place laissé à la basse de Julian est du plus belle effet et le travail de Brice derrière les fûts est une nouvelle fois au top. Et que dire du duo Milka / Ju au chant. La complémentarité des deux compères est poussée à son paroxysme et on sent que le travail sur les voix a été très important sur cette album.

Il aura fallu 9 ans pour entendre un nouveau Psykup. Ce fut long, mais qu’est ce que c’est bon. J’ai juste envie de dire merci d’être revenu.

Artiste : Six Grammes Eight
Album : Aldebaran
Sortie : Mars 2017

Six Grammes Eight - Aldebaran

Tracklist :
1. Intro
2. Countdown
3. Back Stabber
4. Live And Die With You
5. Circle Of Time
6. Origin
7. The Eyes Of Condemned
8. No One
9. More Than 10 Years

Un peu plus de 3 ans après la sortie de Hopeless, les Alsaciens de Six Grammes Eight reviennent pour un nouvel album intitulé Aldebaran. Derrière les 3 plus anciens que sont Pico et David aux chants et Arnaud à la guitare, le line-up a encore évolué avec l’arrivée de Félix derrière les fûts, de Michael à la deuxième guitare et de Alex à la Basse.

On peut le dire direct, c’est toujours aussi bon. Le groupe continue son évolution vers un pur Deathcore bien sombre. Riffs typique hardcore comme sur « Back Stabber » et ses choeurs, grosse mosh parts bien sale comme sur « Circle Of Time » et partie bien Death comme sur « Origin ». Le duo Pico / David fait toujours un bon boulot et se partage bien la tâche pour garder une cohérence dans les morceaux. Les 2 guitares se marient bien et c’est toujours bénéfique pour un groupe aussi « lourd » d’avoir 2 guitares. La section rythmique n’est pas en reste puisque Alex apporte une belle rondeur au son et Félix a un jeu très incisif et puissant. Le tout est bien appuyé par une belle prod qui met bien en valeur ce 6G8 cuvée 2017. On aurait aimé qu’il y en ai un peu plus. 9 morceaux plus une intro pour un total de 26 minutes, c’est un peu juste mais comme le travail est bien fait, on va pardonner.

Même si au final cet album est assez peu surprenant, il devrait éclater une paire de mâchoire avec ce concentré de haine. Taillés pour le live, les morceaux devrait également faire une paire de victimes.

Alors que leur album Unplugged est une énorme réussite, il me tardait de découvrir Klone version acoustique en live. C’est chose faite grâce à Metal Ride qui les accueillent à la Machine en compagnie de Dive Into The Sea et Tolstoi.

J’arrive dans la Machine alors que Dive Into The Sea à déjà commencé son set. Le jeune homme propose un folk plutôt gentillet. Il a un peu de mal à captiver l’auditoire et peine à se faire entendre et ça n’aide pas à rentrer dans sa musique. On fait 2, 3 photos et on va chercher une bière.

On passe ensuite à Tolstoi qui officie habituellement dans un Post-Hardcore mais qui va me faire découvrir sa musique en acoustique. C’est franchement bien réussi et après quelques minutes pour se mettre dedans, le groupe arrive à me faire hocher la tête. L’adaptation des morceaux passent vraiment bien et c’est bien énergique. Le groupe est en terrain conquis puisque pas mal de personne ont l’air de les connaître. Les 40 minutes de set passeront donc très très bien, avec en point d’orgue une belle reprise de « What Is Love » d’Haddaway qui en plus de m’avoir bien fait rire, était très bien adaptée.

Arrive enfin le maître de la soirée dans sa version acoustique. Aldrick et Guillaume aux guitares, Yann au chant et Armelle qui en plus d’apporter une touche féminine au groupe, vient agrémenter les morceaux de son accordéon, de percussion ou de clavier. Le concert commence comme sur le CD par « Immersion » qui, comme son nom l’indique nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. Ca va être beau. Yann a une voix toujours aussi incroyable et nous transporte aisément. Le public venu en nombre accueille chaleureusement le groupe et le groupe le lui rend bien au vu des sourires affiché sur scène. On va retrouver la quasi intégralité de l’album ce soir, puisque seul « Into The Void » n’est pas présent. On retrouve donc les excellents « Grim Dance » ou « Come Undone » au côté de la belle reprise de Depeche Mode « People Are People » et de ce magnifique « Nebulous » qui prend encore plus aux tripes dans cette version acoustique. Le groupe quittera rapidement la scène après ce morceau pour revenir avec « Rocket Smoke » qui clôturera ce magnifique concert. Si vous avez l’occasion de les voir en acoustique, foncez. Vous ne serez pas déçu.

Setlist Klone :

Immersion
Fog
Grim Dance
People Are People
The Silent Field Of Slaves
Gone Up In Flames
Come Undone
Summertime
Nebulous
———————-
Rocket Smoke

Galerie :

Dive Into The Sea :

Tolstoi :

Klone :

Interview de The ARRS

Posted: 13 février 2017 in Interviews

Alors que la fin du groupe vient d’être annoncée, je profite de la première date du Crépuscule Tour pour interviewer les The ARRS. A mon arrivée, Nico m’indique qu’ils ne parleront pas de la séparation tant que la tournée ne sera pas finie. Ca me sucre quelques questions, mais j’ai quand même de quoi faire parler un peu Nico et Pierre.

MF : Bon alors on peut zapper les questions sur la fin du groupe…

Nico : C’est ça.

MF : Vous allez quand même sortir 3 nouveaux morceaux avec le dernier line-up du groupe. On peut s’attendre à quoi musicalement?

Nico : Une dans la lignée et deux tests.

MF : D’accord. Un peu d’expérience?

Nico : Une un peu plus extrême… une un peu plus moderne…

Pierre : Ouais, il y en a une dans la patte The ARRS, vraiment Hardcore, plus Hardcore que Metal d’ailleurs. L’autre un peu plus mélo, un peu plus actuelle. Et la dernière, très très sombre.

MF : Ok. Vous allez sortir ça gratuitement, pour remercier les fans. C’est une sortie physique ou numérique?

Nico : Pour l’instant, ça va être numérique. Après on ne sais pas trop encore comment on va exploiter ça. Si on fait ça pour des assos, pour un split avec un autre groupe. On attend d’avoir le produit dans les mains et on verra. On peut le donner, on ne sera pas à la SACEM.

Pierre : On garde ça juste pour nous.

Nico : On l’offrira aux magasines, on verra.

MF : Ca marche. Est-ce que Mickael, qui vient d’arriver, à participé beaucoup à la composition de ces morceaux?

Nico : Ouais, on a vraiment voulu… Enfin quand il est arrivé au mois de mai dernier, on a dit que de base pour 2017, même si on avait déjà pensé à arrêter, on voulait qu’il participe vraiment au son de The ARRS. Et donc voilà, il a réfléchi à plusieurs riffs, ils se sont vu avec Pierre et Phil et voilà. Ca a accouché de plusieurs titres et on en a gardé 3.

MF : Donc du coup, c’était quand même une volonté de sortir un truc avec Mickael, en plus de sortir quelque chose pour les fans?

Nico : Ouais c’est important pour nous. Ca reste famille. A la base, c’était avant tout pour Mick. Et après, c’était une évidence qu’il fallait le sortir pour tout le monde. Mais sans chercher un label ou quoi que ce soit.

MF : Donc malheureusement, c’est la fin. Ca fait quasiment 12 après la sortie de « Et la douleur est la même », quasiment 20 ans après la création du groupe…

Nico : Oui (rires).

MF : Vous pouvez me faire un petit bilan de toutes ces années avec The ARRS?

Nico : Ben c’est les gars de base depuis le lycée. C’est 5 albums, des lives, des belles tournées, des festivals, des grosses barres de rires… des grosses cuites (rires).

Pierre : Ouais c’est des souvenirs de fous.

Nico : C’est toute une vie. C’est toute notre vie quoi. Et en fait c’est pas vraiment fini, on a du mal à en parler au passé parce qu’il y a encore du très très lourd qui arrive jusqu’à la fin de l’année.

Pierre : C’est pour ça aussi qu’on en profite à fond. On tourne une page, mais c’est vrai que c’est fou. On ne pensait pas en arriver là quand on a commencé. On a fait des trucs ouf…

Nico : A la base, on a créé le groupe pour jouer dans un bar.

Pierre : Ouais, c’est ça.

Nico : C’est un peu ça le concept, jouer dans un bar sur Paris, pour avoir des consos gratos (rires).

Pierre : Après t’as des trucs un peu clés. La première fois où on a…

Nico : Ca y est, tu pars dans le « Member berries ». « Oh I love Chewbacca » (avec une petite voix)…

Pierre : Non, je réponds à la question monsieur…

Nico : (En voyant que je comprenais pas la blague). Ah t’as pas vu la dernière saison de South Park en fait?

MF : Non j’ai raté ça.

Nico : Ah ben il faut, c’est magnifique. Ils attendaient l’élection de Trump… Mais c’est pour les trentenaires, sinon tu comprends pas. Et t’as les « Member berries ». C’est des petits fruits qui te rappellent ton enfance dans les 80’s… Et là c’est un peu pareil, il part dans les souvenirs (rires)…

Pierre : Mais non, je répond à la question, mais je t’en prie, parles Nicolas. T’as tellement envie de parler que je vais te laisser répondre.

Nico : Ben non justement, j’ai pas envie de répondre à ces questions là… T’auras le temps d’en parler…

MF : C’est pas grave…

Nico : Bon allez vas-y…

Pierre : Non, non…

Nico : C’est vrai que ça me fait mal au coeur de parler des trucs d’avant. On a l’impression qu’on est déjà mort.

Pierre : Ben on est vieux hein… On n’a plus 20 ans…

Nico : Faut arrêter de faire du son de jeune (rires).

MF : Ben du coup, The ARRS a toujours été un groupe de live. C’est quoi le meilleur souvenir que vous avez avec The ARRS?

Pierre : Il y en a pas mal…

Nico : Il n’y en aura pas qu’un. Ca c’est sûr…

Pierre : Moi, je dirais la tournée avec Suicidal Tendencies.

Nico : C’était cool ouais.

Pierre : Ca c’était cool, déjà pour la légende, pour avoir tourner avec eux. Ca nous a beaucoup appris. Et puis le tour bus, c’est assez confortable aussi (rires)…

Nico : Après la première date au Nouveau Casino en septembre 2005, avec celle du Trabendo… Et les Hellfest…

Pierre : Les Hellfest aussi…

Nico : L’Olympia c’était bien…

Pierre : Avec Mass ouais… Il y en a beaucoup quoi. On en parlait tout à l’heure dans le cametard, mais quand on fait des petits clubs et que c’est blindé. Comme quand on a joué à Angoulême, c’était chanmé…

Nico : C’est vrai qu’on adore les clubs donc on en inclus toujours dans les tournées. On peut pas faire que de la SMAC ou des grosses salles comme ça. Et voilà, jouer avec des assos qui se cassent le cul comme nous on a fait au début. Ca donne un peu de crédibilité aux orgas aussi.

Pierre : On a fait le Brin de Zinc aussi où on a joué avec In Arkadia. C’était une toute petite salle et c’était la guerre.

Nico : Ouais, super accueil et un public de fou.

Pierre : C’était fou, les murs suintaient, ça slammait de partout…

MF : Le bonheur quoi…

Pierre : C’est ça.

MF : Bon, bous allez finir avec une belle grosse tournée en France. C’était important pour vous de finir avec tout le monde, on va dire, plutôt que de faire une ou deux grosses dates sur Paris?

Nico : Non, on avait vraiment besoin de revoir tout le monde. De te revoir, de recroiser les gens et de voir ce qu’ils veulent nous dire pour finir. On va s’exprimer encore et avec les 3 nouvelles chansons, ça donne encore plus la gouache de voir ce que ça va donner en live. Bon, ça ne sera qu’à partir du mois d’avril mais…

MF : Ben moi, du coup, en tant que vieux fan, j’ai la petite question de savoir si il y aura des surprises dans le set?

Nico : On va changer souvent de titres. Ce soir il y aura pas mal de nouveau, demain il y aura plus d’anciennes…

MF : Fallait que je vienne demain en fait (rires)?

Nico : Ben en fait, on a 50 titres dans la discographie donc on aime bien jouer de tout à droite à gauche.

Pierre : Et c’est vrai que ces derniers temps, on a joué pas mal d’anciennes mine de rien.

Nico : Et il y a des chansons de Khronos qu’on n’avait jamais joué et on va en jouer 1 ou 2 ce soir.

Pierre : Enfin c’est un petit mix de tous les albums.

MF : Ok.

Pierre : Mais on s’est dit qu’on allait souvent changer la setlist cette année. D’essayer de la changer à chaque concert. Pour nous et pour le public aussi.

Nico : Si tu veux venir 10 fois, t’auras 10 setlists différentes (rires). On a des gars, qui font des bornes et des bornes à chaque fois et c’est incroyable. 2, 3 heures de caisses des fois, c’est fou. Et comme on boit souvent des coups au merch, on connaît tout le monde (rires).

MF : Et ben du coup, je vais arriver au mot de la fin. C’est compliqué quand un groupe arrête d’avoir plein de chose à raconter…

Nico : Ben on peut parler de plein de chose après. Pierre a envie de parler de Trump je crois (rires)…

Pierre : Je préférerais parler de sa fille ou de sa femme (rires)…

Nico : Non mais il y aura encore de l’actu. On va sortir 3 titres avec 3 clips. On va faire quelques trucs pour des titres de Khronos. On va laisser pas mal de souvenir cette année.

MF : C’est fini, mais pas tout de suite.

Nico : C’est ça. On va vivre chaque date comme si c’était la dernière, mais c’est pas fini.

MF : En tout cas merci à vous.

Nico : Merci à toi et du coup cul sec. C’est la tradition (rires)…

Me voilà à boire ma bière cul sec avec Nico, juste avant de continuer la soirée avec le groupe. Je n’ai pas pu poser toutes mes questions, mais la bonne humeur de Pierre et Nico ont fait le reste.

Premier concert de l’année pour la Souris Verte qui accueille les plus Japonais des Parisiens de Rise Of The Northstar qui viennent défendre leur premier album Welcame. Ils seront accompagnés des The ARRS, pour leur dernière tournée, ainsi que des Nancéiens de Straight Hit Back.

La soirée attaque donc par les lorrains de Straight Hit Back qui sortent d’une résidence à la Souris Verte et qui propose un Metal Hardcore plutôt bien foutu. Le groupe est bien en place, mais la grande scène a l’air un poil trop grande pour eux. Seul le chanteur prend plutôt bien la mesure de la scène. Il faut dire aussi que le public est pour l’instant assez clairsemé et écoute attentivement ce que fait le groupe. Malgré cela, on passe un bon moment et la demi heure allouée passe plutôt vite.

La soirée continue avec The ARRS qui entame ce soir sa dernière tournée. Le groupe n’a que 45 minutes de jeu et va devoir condensé le set. Celui-ci sera fortement orienté sur Khronos avec une entame sur « Kombat » comme sur l’album. Le son n’est pas forcément au top, mais on arrive quand même à bien suivre le groupe. Dans le public ça commence à bien se réveiller et ça n’hésite pas à pousser de la voie lorsque Nico le demande. Sur scène le groupe est dans une très belle forme et prend énormément de plaisir à jouer. Côté setlist assez peu de vieux morceaux donc, mais c’est avec plaisir qu’on retrouve « Au Coeur De L’Arène » et « Originel ». Les nouveaux morceaux passent toujours aussi bien. J’ai toujours un peu de mal à me faire à la nouvelle version de « Passion », mais il est vrai qu’elle colle bien avec l’orientation actuelle du groupe. Le groupe finira sur « Du Berceau A La Tombe » qui met une dernière torgnolle à tous le monde

Setlist :
Kombat
Au Coeur De L’Arène
Acta Non Verba
Du Ciel Et De La Terre
Hors Norme
Originel
Le Journal De Ma Haine
Authentiques Indignés
IV Horizons
Passion
Du Berceau A La Tombe

Petite pause bière avant de revenir en salle avec Rise Of The Northstar qui attaque avec « Again And Again ». Le groupe est bien en forme et bougera beaucoup. Même Vithia, pourtant toujours souffrant de son dos et ne devant même pas joué s’il avait écouté son médecin, donnera tout ce qu’il a. Musicalement, on aime ou on n’aime pas. Dans le public ça a l’air d’aimer vu le bon bordel qui règne. De mon côté ça passe très bien également. C’est énergique et c’est assumé à fond. Le set mélangera l’EP Demonstrating My Sayia Style avec les excellents « Sound Of Wolves » ou le titre éponyme et le premier album Welcome avec là aussi du très lourd avec « The New Path » ou « Samouraï Spirit » bien repris par le public. Le groupe quittera quelques instants la scène avant de revenir pour un rappel avec « What The Fuck » et « Bosozoku ». Un concert bien mené par ROTNS qui continue son ascension dans le paysage Metal en France.

Setlist :
Again and Again
Bejita’s Revenge
Sound of Wolves
The New Path
Protect Ya Chest
One 4 All
Welcame (Furyo State of Mind)
Samuraï Spirit
Dressed All in Black
Show Me Your Respect
Authentic
Demonstrating My Saiya Style
Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)
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What the Fuck
Bosozoku

Galerie :

Straight Hit Back :

The ARRS :

Rise Of The Northstar :

Initialement prévu à la Machine, le concert des amis Suisses de Closet Disco Queen a été reprogrammé à la dernière minute à la Colline, suite au soucis de navigation de la péniche. La Colline, c’est une maison d’habitation qui sert de petite salle pour des concerts intimiste et ultra sympa grâce à l’accueil de Flo et Clem, les propriétaires des lieux. De quoi passer un bon moment avec Jona et Luc qui joue une zik qui colle parfaitement à l’ambiance du soir.

Une petite vingtaine de personnes assistent à la prestation du duo. Attentifs, le public est captivé par la musique et le niveau de jeu des deux compères. Le groupe nous propose une grande partie de son prochain EP qui va sortir au printemps et ça s’annonce tout aussi bon. Le groupe qui commence sa tournée est bien en forme et le set se déroulera dans une ambiance bonne enfant, les deux Suisses n’étant pas les derniers sur la déconnades. Seul petit point faible du set viendra avec le cassage d’une corde qui obligera a avoir un petit entracte au milieu du set. Cela permettra néanmoins au groupe de reprendre tranquillement avec « In Your Dreams » en enchaînant avec « The Shag Wag ». Juste avant de terminer ce bon concert, le groupe dévoile un morceau composé il y a une semaine et joué seulement pour la deuxième fois en live, suivi de « Black Saber » qui vient terminer cet excellent set.

De nouveau surpris et bluffé par la qualité du boulot des Closet Disco Queen, dans une ambiance unique qui a donné un très gros plus à ce concert. Encore merci à Flo et Clem pour l’accueil et forcément à Jona et Luc pour l’heure de rock!