On va terminer cette semaine concert avec celui que j’attendais le plus. Le retour de The Ocean par chez nous pour les 10 ans de Precambrian. Concert inratable donc, d’autant que ça me permettra de découvrir Rosetta et dont on ne me parle qu’en bien.

Ce sont les Américains qui vont ouvrir la soirée, je rate le premier morceau en terminant l’interview de Robin Staps et j’entre dans le Hublot pour le second morceau. Le son est plutôt bon, même si cela manque de voix. Sur scène le groupe est bien en forme et notamment Mike qui est intenable et qui va au plus près du public. La découverte se fait plutôt facilement tant la musique du groupe est prenante. Le Post-Hardcore fait mouche tout de suite et j’imagine que les connaisseurs ont du prendre leur pied. De mon côté ça passe crème et le set est un excellent échauffement pour la suite.

Près de cinq ans après mon dernier concert avec l’Océan, l’attente était déjà grande, mais savoir que l’intégralité de la partie Proterozoic va être joué ce soir la rend encore plus grande. Dès les premières notes de « Siderian », les frissons arrivent et je me laisse transporter par ce chef d’oeuvre. Le groupe attendra sagement la première explosion de « Rhyacian » pour enfin se lâcher. Tout le monde est en forme, Loïc est comme à son habitude intenable et le reste du groupe suit le mouvement. Seul le petit nouveau montre moins d’entrain, mais effectue bien le boulot. La présence de Dalaï au violoncelle apporte un plus indéniable à ces morceaux et c’est un vrai bonheur de découvrir ou redécouvrir ce Precambrian en live. Que ce soit les classiques « Orosirian » ou « Ectasian » ou les très rares « Stenian » ou « Tonian » qui passe comme une lettre à la poste sur scène. Il faut dire que le local de l’étape, Chris, a fait un son aux petits oignons. Le public a l’air de bien apprécier également et Loïc ira faire quelques tours au milieu des gens. Le groupe quittera la scène quelques instants après la partie Proterozoic pour revenir pour un rappel avec le retour de « Firmament » qui est toujours aussi sympa et la découverte live de « The Quiet Observer », gros pavée de plus de 10 minutes sorti sur l’EP Transcendental (avec Mono). Vous l’aurez compris la soirée a été parfaite et il me tarde maintenant de découvrir le nouvel album!

Setlist The Ocean :
– Siderian (sample)
– Rhyacian: Untimely Meditations
– Orosirian: For the Great Blue Cold Now Reigns
– Statherian
– Calymmian: Lake Disappointment
– Ectasian: De Profundis
– Stenian: Mount Sorrow
– Tonian: Confessions of a Dangerous Mind
– Cryogenian (sample)
———————————
– Shamayim (sample)
– Firmament
– The Quiet Observer

On continue cette belle semaine de concert avec un passage à Besançon pour le festival Circasismic. Un super fest organisé par l’asso du même nom, créée par différents acteurs de la scènes Bisontines, et qui regroupe sur un même site, Rock, Electro et art du cirque. C’est ma première édition et c’est l’occasion de revoir Pauwels, de faire quelques découvertes et surtout de revoir les Suisses de Coilguns qui ont sorti un super album et qui me tarde de découvrir sur scène.

On commence donc la journée avec Pauwels qui jouent comme à leur habitude au milieu du chapiteau. Le groupe a ajouté quelques touches un peu plus « electro » avec l’utilisation de synthé, le tout rendant leur musique encore plus folle. C’est toujours hyper bien joué et le fait de jouer au milieu du public apporte vraiment quelque chose de spécial à leur set. Un concert qui passe hyper vite et c’est encore un super moment passé avec eux. Si vous avez l’occasion de les voir, n’hésitez surtout pas. C’est un spectacle à voir!

Après cette bonne prestation, je retrouve Jona (Coilguns) en backstage pour une belle interview (à venir). Je prend un bon repas et je retrouve l’ami Seb, qui est venu de Pontarlier. On passe rapidement la tête pendant His Electric Blue Voice, leur noise punk me laisse de marbre et on part faire un petit tour du site.
On retourne dans le chapiteau bar pour Necrodancer. C’est plutôt bien exécuté mais comme le précédent groupe, ça ne me laisse pas un grand souvenir et on quitte après une vingtaine de minute la tente pour avoir un peu de calme.

Le groupe suivant s’appelle Brutus et c’est la belle découverte de la soirée. Le trio est emmenée par une batteuse / chanteuse qui martèle ses fûts comme une damnée tout en chantant avec autant d’énergie. Musicalement, on a un mélange de Post-Hardcore et de Punk. C’est hyper bien foutu et ça passe vraiment bien. Le seul bémol est dû au son qui ne permet pas d’entendre correctement la guitare. Vraiment dommage parce que pour le reste c’est vraiment hyper sympa. Le set passe donc vraiment hyper vite et il faudra que je suive d’un peu plus près ce groupe.

On passe maintenant au groupe pour lequel je suis là : Coilguns. Près de 4 ans sans les voir, l’attente était énorme. Et je n’ai pas été déçu. Quelle prestation des Suisses. C’était violent, c’était malsain, c’était fou. Malgré un petit soucis pour Jona avec un jack en milieu de set, qui a coupé une partie de « Millenials », le reste du concert était excellent. L’arrivée de Donatien apporte beaucoup dans le set, que ce soit musicalement et au niveau de la folie. Mais dur de détrôner Louis là dessus. Dès qu’il délaisse sa guitare, qu’il utilise sur quelques morceaux, il ne lui faut que quelques instants pour sauter dans le public, traverser de long en large la fosse ou encore vivre ses paroles à 4000%. C’est une attraction à lui tout seul. Derrière le boulot et toujours bien fait. Le groupe fait la part belle à son dernier né et les morceaux ultra malsain de ce nouvel opus prennent une excellente dimension en live, notamment mon préféré « Self Employment Scheme ». On ne retrouve que 2 vieux morceaux ce soir avec 2 extraits de Commuters, dont le monument « Earthians » qui cloture toujours à la perfection le set des Suisses. La soirée se termine donc à la perfection avec un set bien fou des Coilguns. Je ne verrai pas la prestation de Horskh, vu l’heure tardive et les 2 heures de route qui m’attendaient.

Setlist Coilguns :
– Anchorite
– Deletionism
– Submarine Warfare Anthem
– Ménière’s
– Millenials
– Blackboxing
– Self Employment Scheme
– Earthians

Après un passage bien trop court au Plein Air de Rock l’été dernier, les Autruches de Psykup reviennent dans l’Est au Hublot pour une date en tête d’affiche pour leur grosse tournée Ctrl+Alt+Fuck. Ils seront accompagnés ce soir par Hangman’s Chair qui vient défendre son petit dernier sorti il y a à peine 2 mois. 2 groupes aux identités sonores bien différentes, mais qui sont tout de même des références hexagonales. Des références qui n’attirent pas la foule puisqu’on n’a pas du dépasser les 50 personnes dans la salle. Il y a encore des assos qui se bougent pour faire vivre la scène, mais les gens s’en tamponnent… Il ne faudra pas se plaindre que plus rien ne bouge…

Passons sur ce petit coup de gueule et passons au groupe, c’est le plus important. On attaque donc par les leaders de la scène Sludge/Doom Française. Les banlieusards vont profiter d’une bonne heure de set pour défendre leur nouvel album. Musicalement, il faut accrocher. J’aime pourtant le style habituellement, mais là j’ai un peu de mal à accrocher, en tout cas sur la longueur. C’est pourtant hyper bien foutu et très bien exécuté. Le groupe joue beaucoup sur les lights et ça rend le show plutôt sympa. Alors je ne sais pas si c’est le son pas forcément au top, avec la guitare de Cédric qui était presque inaudible ou alors ce manque de chant plus guttural, mais je n’ai pas réussi à rentrer comme il faut dans ce set. Les quelques personnes présentes ont l’air d’apprécier plus que moi et répondent gentiment au groupe.

On continue la soirée avec Psykup. Je sais que l’ambiance va être un peu plus festive que pour Hangman’s Chair et ça se confirme dès l’intro. Le groupe débarque sur « Surfin’ USA » des Beach Boys, chemises hawaïennes et lunettes de soleil vissées sur la tête. Le groupe attaque ensuite par le duo d’ouverture de Ctrl+Alt+Fuck et donne tout de suite le ton. Peu importe le monde présent, le groupe se donne comme si la salle était pleine. La complicité entre les membres est énorme et ça se ressent à fond sur scène. En plus, le son est bon et le public répond tout de même bien présent. Côté setlist on est plus que gâté avec une grosse majorité de morceaux de Ctrl+Alt+Fuck et notamment les monstres « Cooler Than God » ou « Crisis Of Today ». A leurs côtés seulement 4 vieux titres, qui s’intègrent parfaitement aux côtés des nouveaux. Il faut dire que les « Do It Yourself », « Libido » ou « Love Is Dead » sont fait pour le live. Le groupe terminera son set par l’excellentissime « Teacher » qui mettra une baffe à tout le monde avant de partir.

Un peu déçu par le nombre de personne présente, mais la qualité des 2 sets (même si j’ai pas forcément apprécier Hangman’s) rattrape le tout!

Setlist Psykup :
– Violent Brazilian Massage
– We Will Win This War
– Do It Yourself
– Libido
– Shampoo The Planet
– Cooler Than God
– SSanta ClauSS (Write Me A Letter)
– Crisis Of Today
– The Intelligence
– Love Is Dead
– Teacher

Lors du passage de Dagoba chez Paulette, j’ai pu m’entretenir avec Richard, le petit dernier dans le groupe.

MF : Ca fait pas mal de temps que je n’avais pas interviewé le groupe. Du coup il y a eu quelques changements dans le line-up avec l’arrivée de Bastos et la tienne récemment. Est-ce que tu penses que c’était quelque chose qui manquait au groupe pour aller plus loin?

Ritch : Euh, je pense pas. Le line-up d’avant était quand même pas mal avec Franky notamment, qui était un pilier du groupe. Il y a plein de gens qui pensait que son départ allait mettre un gros coup de tête à Dagoba et que le groupe allait s’écraser. Et en fait pas du tout, l’identité de Dagoba c’est Shawter, c’est lui qui fait presque tout donc ça sera toujours comme ça. Donc forcément, c’est pas parce que un mec bouge ou s’en va qui va faire la différence. Le groupe avait pas forcément besoin de ça pour aller plus haut. En tout cas pour l’instant ça marche bien et c’est en bonne voie, donc tant mieux. Ca fait pas très longtemps que je suis dans le groupe donc j’ai pas le recul, mais en tout cas les mecs ont la dalle. Donc on va essayer de faire les choses bien avec ce line-up et ils sont très content de ce line-up.

MF : Du coup ma prochaine question aurait été un peu plus pertinente si c’était un des 2 anciens du groupe, mais c’est pas grave. Du coup parle-moi un peu de ton intégration dans le groupe et surtout pourquoi tu as été choisis?

Ritch : Alors, en ce moment le tour manager du groupe, c’est Fred, le bassiste de DELUGE, donc de mon autre projet. Et un jour il me dit : « Voilà, Dagoba cherche quelqu’un » et ça s’est fait ultra vite. Ca s’est fait en 2 semaines. Ils m’ont contacté : « Viens sur Paris, on joue un morceau ou deux ». J’avais bien bossé à la maison et j’étais fan du groupe quand j’étais plus jeunes donc c’est allé vite. Je suis arrivé là-bas, ça a tout de suite matché. Ca a super bien marché, les mecs ont été super cool, on a fait les morceaux et hop c’était parti. J’ai pris un covoit pour rentrer de Paris et ils m’ont appelés dans la voiture pour dire : « c’est bon, on y va! ».

MF : Donc c’est cool quoi.

Ritch : Ouais.

MF : Ouais, est-ce que tu penses que l’arrivée de Bastos a pu changer la manière de composer de Shawter?

Ritch : Ouais, parce que Shawter laisse vachement de liberté aux musiciens pour l’interprétation. Lui fait le morceau et je sais que Bastos a pu rajouter ses petites pattes, ses petits breaks, enfin les trucs qu’il aime bien faire. Je pense que ça amène un truc différent. Peut-être pas un plus, mais un truc vraiment différent et moi j’aime beaucoup. C’est peut-être pas forcément évident.

MF : Ben c’est vrai que la différence est pas forcément très marqué avec ce que faisait Franky, mais on sent quand même ce petit changement et cette petite patte en plus qui marque un bon changement.

Ritch : Carrément ouais.

MF : Du coup, le nouvel album s’appelle Black Nova. Les précédents traitaient beaucoup de l’eau. Un thème qui tient beaucoup à Shawter. Du coup, de quoi parle ce nouvel album?

Ritch : Ben de ce que j’ai pu discuter avec Shawter. Black Nova c’est vraiment un changement. Déjà de line-up, un changement de direction artistique. Shawter a vraiment voulu faire quelque chose de plus grandiloquent. De mettre la barre un peu au-dessus et Black Nova c’est dans sa tête. Une Nova c’est une étoile et il a essayé de montrer autre chose, le fait d’exploser… Tu vois ce que je veux dire.

MF : Une sorte de nouveau départ?

Ritch : Ouais. Et tu vois il y a quand même un peu le thème de l’eau sur la pochette avec ce visage qui a la tête dans l’eau… Enfin moi j’adore cette pochette. Et je pense que c’est pour marquer ce changement artistique.

MF : Si je me plante pas c’est la première fois que tout l’album est produit par Dagoba?

Ritch : Il me semble que oui…

MF : A part le mix qui est de Jacob Hansen…

Ritch : Ouais ça a été fait là-haut.

MF : C’était une volonté du groupe de se retrouver maître du projet.

Ritch : Complètement. J’étais pas là au moment de la décision, mais c’était vraiment ce qu’ils voulaient. Il y a eu des changements de labels, de directions, de plein plein de trucs et c’était vraiment voulu. D’ailleurs je trouve que c’est pas plus mal.

MF : Ouais, les retours sur l’albums sont plutôt très bon. Ca doit forcément faire plaisir au groupe de toujours continuer à maintenir le cap après toutes ces années?

Ritch : Ouais c’est génial parce que celui d’avant avait pas forcément hyper bien marché. Là avec Black Nova, c’était peu un coup de poker. Tu fais un truc différent, est-ce que ça va accrocher? Et ça marche. La prod, elle est folle. Jacob a bossé comme un fou. On est très content de l’album. C’est vrai qu’il est bien reçu. C’est encore mieux quand les gens apprécient.

MF : C’est sûr.

Ritch : T’es fier de présenter un projet et en plus les gens ont compris ce que tu voulais donc c’est nickel.

MF : Ouais, ouais. Il y a eu 2 clips qui ont été sortis avec Brice de Smash Hit Combo. Il y a d’autres projets avec lui qui peuvent arriver?

Ritch : Ecoute, ça on verra. Il y a rien de fait pour l’instant. Là, on joue beaucoup en ce moment donc tout ce qui est clip… Inner Sun et Stone Ocean ont été fait en clip avec Brice, moi j’étais pas là mais apparemment ça s’est très bien passé.

MF : Le résultat est vraiment top.

Ritch : Ouais. Avec mes autres projets, j’ai déjà bossé avec lui, donc je sais comment il bosse. C’est un tueur et c’est hyper pro. On verra par la suite, pour le prochain ou pour un autre morceau. On n’a rien décidé de ça.

MF : D’accord. T’en parlais justement, vous sortez d’une belle tournée avec Vader, là vous repartez sur pas mal de dates. Je suppose que tout se passe bien?

Ritch : Ouais. La tournée avec Vader et Kreator c’était vraiment une bonne expérience. C’était 3 semaines en tour bus avec des groupes légendaires. Enfin Kreator c’est un truc fou quand même. C’était une expérience de malade, parce que tu te retrouves en ouverture, t’as 30 minutes, tu joues à 20h, il faut que tout soit millimétrés… Le temps de set, le backline. Il faut être ultra pro. Ca te forme…

MF : C’est une bonne mise en pratique pour toi.

Ritch : C’est vrai. Et Dagoba est souvent en tête d’affiche en France. Là t’es en ouverture, t’es tout petit et c’est rigolo. C’est comme passé du collège au lycée. Tu te dis : « Merde c’est plus moi le plus balèze ». Et c’est vraiment drôle. Mais c’est une expérience de malade. C’était génial.

MF : Je sais que pour la plupart des groupes, c’est d’aller le plus loin possible. Là le groupe a découvert des endroits où il n’était jamais allé. Il y a la Grèce je crois…

Ritch : La Grèce c’était la première fois… Macédoine aussi… Ouais il y avait quelques pays comme ça…

MF : Ils ont découvert aussi le Japon et le Maroc. Ca s’est passé comment toutes ces découvertes?

Ritch : C’est marrant que tu parles du Maroc parce qu’on en parlait il y a 2, 3 jours. Ils pensaient : « Merde. On va au Maroc pour faire du Métal. Ca va pas marcher! » et au final les gens en ont rien à foutre… En fait c’était fou. Reçu comme des princes, un public fou. Et tu t’aperçois que le Métal, ça peut marcher partout. C’est pas une question de région ou quoi… Là le Japon, il y a un projet pour y retourner, mais pareil accueil fou quand ils y sont allés. Là quand on est allé en Grèce, tu te dis : « Putain, on est en Grèce… ». On entend plein de truc à la télé, c’est un pays qui est dans la merde et en fait c’était génial. Les salles étaient géantes, les gens te connaissent pas et après 3 mesures c’était le bordel dans la fosse. Ils gueulent. C’était vraiment génial. Les découvertes de pays marchent bien en tout cas. Je pense que Dagoba peut réussir à faire quelques choses.

MF : Tu en as parlé un petit peu. Du coup il y a des projets qui arrivent pour sortir un peu de l’Europe?

Ritch : Alors comme je te l’ai dit il y a le Japon. Après le but de Dagoba c’est de tourner un max, c’est de jouer partout, tout le temps, d’aller toujours plus haut, toujours plus loin. Donc là à part ça, il y a 2, 3 trucs dans les tuyaux, mais rien de concret pour l’instant. On va voir…

MF : C’est en négociations…

Ritch : Exactement!

MF : Le groupe continue a être l’un des fers de lances de la scène Métal en France. Ca met pas une pression supplémentaire d’avoir cette image de gros groupes?

Ritch : Ben, c’est super drôle parce que moi j’ai 28 ans, Shawter en a 38. Il y a un décalage générationnel et c’est vrai que je me suis dit : « Putain je vais être dans Dagoba… ». C’est un groupe que j’écoutais quand j’étais ado. Eux ça fait 20 ans qu’ils tournent. J’ai jamais tourné comme ça autant et t’as la pression sans l’avoir parce que ça coule de source. Tu le sens chez les gens. Là hier à Savigny quand t’es au merch, t’as des gens de 45 ans, t’as des jeunes. Et les gens sont avenants et contents. Ca reste humain, et même si t’es un des fers de lances de la scène Française, tu reste un mec normal. Donc non on peut pas dire qu’il y a de la pression. Ca roule, on continue à faire ce qu’on fait et si ça marche tant mieux.

MF : Ouais. On sait que pour beaucoup de groupe de Métal, surtout en France c’est compliqué de vivre que de sa musique. Est-ce que Dagoba arrive à le faire maintenant?

Ritch : Ouais, ouais. Dagoba vit de sa musique. C’est vrai que c’est rare dans le Metal, mais Dagoba peut vivre de sa musique.

MF : Ok.

Ritch : C’est compliqué hein…

MF : Je me doute, quand je pense à Walls Of Jericho que j’ai interviewé ici et qui m’ont dit qu’ils avaient un boulot à côté…

Ritch : Sérieusement?

MF : Ouais ouais…

Ritch : Wow!

MF : Ouais, j’ai halluciné qu’un groupe comme ça, qui tourne énormément…

Ritch : Après c’est des ricains. Et les ricains c’est compliqué vu qu’ils ont pas le statut d’intermittent et toutes ces choses-là. Je sais qu’on a joué avec pas mal de groupe ricains avant et ils nous disaient que c’était la misère chez eux… Ils jouent pour 3 bouts de pain. Mais tu vois Walls Of Jericho, je pensais pas quand même.

MF : Ca m’avait vachement surpris aussi.

Ritch : Même Candace?

MF : Il me semble qu’ils sont tous dans ce cas là.

Ritch : Parce que l’autre gratteux joue aussi dans Stick To Your Guns et ils tournent beaucoup.

MF : Ben là, il était pas avec eux donc je sais pas…

Ricth : Parce que Stick To Your Guns ça tourne 6 mois dans l’année, c’est un truc de fou…

MF : C’est clair. Bon ben j’en ai fini avec cette interview. Si tu as un petit mot pour finir.

Ritch : Ben merci. C’est rigolo de se recroiser ici, parce que comme je suis du coin…

MF : Tu joues à la maison là…

Ritch : C’est ça, je joue à domicile, donc je suis super content et on va forcément se recroiser! Merci à toi.

MF : Merci.

Le passage des Dagoba chez Paulette marque ma reprise des concerts pour 2018 et mon vingtième concert des Dagoba. Ils seront accompagnés ce soir par les Allemands de Pyogenesis et par les lorrains de Temnein.

Ce sont les locaux qui vont ouvrir la soirée. Presque 5 ans après les vu à Nancy, je retrouve donc le quintet sur scène et l’avis que j’avais eu à l’époque ne changera pas. Le groupe tient très bien la scène et sera très bien suivi par un parterre déjà bien rempli. Le son est correct dans la salle et ça permet de bien apprécier le Death mélo du groupe. La soirée commence donc très bien.

On passe ensuite à Pyogenesis, que je vais découvrir ce soir. Le premier contact est un peu surprenant. Le groupe mélange plein de style et on est un peu perdu. Mais au fil du set cela commence à rentrer et on se retrouve vite à hocher de la tête, à reprendre les parties sing along demandées par le leader Flo V. Schwartz. Une frontman qui communique énormément et qui tente au maxi de nous parler en Français. Les mecs ont le smile sur scène, le public répond très bien au groupe et au final je passe un excellent moment.

On va terminer la soirée en beauté avec le retour de Dagoba en Lorraine. C’est un peu la découverte pour moi, parce que je ne les ai pas revu depuis le changement de line-up et ça passe tout seul. Que ce soit Bastos derrière les fûts ou Richard, qui joue à domicile, à la gratte. Il y a énormément de complicité entre les membres et ça se ressent sur scène. On croirait presque que les mecs tournent depuis des années ensemble. Le set sera relativement classique avec du vieux et du nouveau. Alors que je pensais que le groupe ouvrirait avec « Inner Sun » comme sur l’album, ils ont la bonne idée de balancer « I, Reptile » et « The Man You’re Not ». Les nouveaux morceaux sont taillés pour le live et sont bien repris dans la fosse. Un public qui répondra parfaitement à un Shawter déchaîné (les bons effets de la mirabelle). Circle Pit, Wall Of Death, Shawter fera même assoir tout le monde sur l’intro de « The White Guy » avant de faire sauter tout le monde (à la Slipknot sur Spit It Out). C’est sur ce vieux morceau que le groupe quittera quelques instants la scène pour revenir avec « The Great Wonder » et « The Things Within » afin de clôturer un set, toujours mené de main de maître. Si j’ai envie de chipoter un peu, je vais dire que c’était un peu court. Un petit « The Legacy Of Ares » de Black Nova avec un ou deux vieux morceaux n’aurait pas été de refus. Mais l’énergie et la bonne ambiance qui règne avec Dagoba est toujours aussi plaisante à voir sur scène.

Setlist :
– I, Reptile
– The Man You’re Not
– Black Smockers
– Inner Sun
– Stone Ocean
– When Winter…
– The Sunset Curse
– The Infinite Chase
– The White Guy (And The Black Ceremony)
————————————–
– The Great Wonder
– The Things Within

Un des premiers groupe de Métal que j’ai écouté, jamais vu en concert, le tout à Nancy devant 25000 personnes. Même si j’avais quand même quelques doutes quand à la qualité scénique, je ne pouvais pas rater ça. D’autant que pour une fois j’ai pu faire un concert avec des amis qui ne sont pas du tout dans le milieu.

On arrive quelques minutes avant le début du show de SOAD, on se place au niveau de la cabine son et on attends quelques minutes que Daron entre en scène avec « Soldier Side – Intro ». Le son est très bon pour de l’open air et ça va permettre au moins de bien entendre tout le monde. Mes craintes sur la qualité scénique se confirme assez rapidement : tempo ralenti, quelques pains, un Serj qui bouge aussi bien que Ozzy, Daron qui a perdu de sa folie. Bon il reste Shavo qui bouge toujours et John qui groove quand même bien derrière les fûts. Alors oui pour un groupe de cette envergure et avec autant de monde, on en attends toujours plus, surtout en tant que musiciens. Pour les autres et si on met ça de côté, la soirée a été excellente. Le groupe enchaîne les morceaux sans pauses et le public était très très vivant en sautant, chantant et pogotant dans presque toute la fosse. Alors oui, les morceaux sont court mais avoir une trentaine de morceau pour 1h30 de set, c’est vraiment cool. En plus de ça, SOAD a vraiment bien choisi sa setlist en piochant dans toute sa discographie.
Une fois la déception de ne pas avoir ce brin de folie et d’énergie qu’avait le groupe à ces débuts, on passe quand même un très bon moment.

Setlist :
Soldier Side – Intro
Suite-Pee
Prison Song
Violent Pornography
Aerials
Mind (Intro)
Mr. Jack
DDevil
Needles
Deer Dance
Radio/Video
Hypnotize
Dreaming (Middle Breakdown)
Pictures
Highway Song
Darts
Bounce
Suggestions
Psycho
Chop Suey!
Lost in Hollywood
Question!
Lonely Day
Kill Rock ‘n Roll
War?
B.Y.O.B.
Honey
This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
Cigaro
Toxicity
Sugar

Dès l’annonce de l’affiche, j’ai de suite su que cette nouvelle édition du Plein Air de Rock serait ma première. Rien que pour le retour de Psykup et Cult Of Luna ça valait le coup. Si on ajoute Nostromo et la découverte de Carpenter Brut, le tout pour un prix dérisoire, inutile de dire que le rendez-vous était pris. Pas de photo de ma part sur ce festival. J’avais envie de profiter un peu plus des concerts. D’autant qu’on est chouchouté. Le site est très sympa : il y a de la place, il y a de quoi se poser, le tout au milieu des arbres.

J’entame le fest avec les Messins de Dirty Red Shirts, que j’avais découvert en acoustique il y a quelques semaines de ça à la Machine. Et bien au complet c’est toujours aussi sympa. Il n’y a pas encore beaucoup de monde devant la petite scène, mais le public présent répond plutôt bien au groupe et ça permet de commencer ce Festival de la meilleur façon.

On continue le fest de loin avec Black Peaks et son Metalcore dans l’ensemble plutôt sympa, mais avec trop de chant clair. Ca avait l’air de plaire devant la scène, mais j’attendais ceux qui jouaient juste après.

Auteur d’un nouvel album excellent et après 9 ans sans les voir sur scène, l’attente était énorme. Je savais que le set de Psykup serait court donc je vous passerai la petite déception de n’avoir que 8 titres pour ce concert, tant la qualité scénique du groupe n’a pas bougé d’un poil. Les 2 nouveaux sont très bien intégrés et le reste fait le boulot. Que ça soit Brice, toujours aussi impressionnant derrière les fûts, ou le duo Ju / Milka qui tient la scène comme un seul homme. Le set sera fortement orienté sur Ctrl + Alt + Fuck avec le duo d’entrée « Violent Brazilian Massage » et « We Will Win This War » qui donne tout de suite le ton. Le son n’est par contre pas au top (ça sera plus ou moins une constante sur ce fest) avec des gros buzz par moment qui gêne beaucoup. Pour le reste c’est le top. Le nouvel album sur scène est excellent et les vieux morceaux sont toujours aussi bon. Le public se régale et le bordel devant la scène fait plaisir à voir. Après un « Teacher » énormissime le groupe quitte la scène, auteur un excellent set. A revoir très vite en tête d’affiche pour un show beaucoup plus long. Et comme il le dise au début de l’album : ‘They’re back’ et ça fait plaisir.

Setlist Psykup :
Violent Brazilian Massage
We Will Win This War
Do It Yourself
Shampoo The Planet
Cooler Than God
Love Is Dead
The Intelligence
Teacher

On enchaîne direct avec la machine de guerre Nostromo. Découvert (oui honte à moi) il y a quelques mois en première partie de Gojira, les Suisses m’avaient fortement tapé dans l’oreille et c’est donc avec plaisir que je reprend un petit coup de rouleau compresseur. Le groupe est en forme et le public de Jarny répondra parfaitement aux assaults Grindcore des Suisses. La journée défile et les tartes s’enchaînent, ça fait du bien.

J’écoute de loin Sikth en me restaurant. Ca à l’air plutôt sympa, mais j’ai du mal avec les 2 chanteurs. Autant dans Psykup ça se marie bien, autant là, j’ai du mal à rentrer dedans.
J’essaie également de me faire à The Inspector Cluzo. C’est bien foutu, mais le côté rock / impro me saoule assez vite. En tout cas le public apprécie quand même le concert et réserve un bel accueil au groupe qui n’a rien de Métal.

La nuit et la pluie sont là pour le concert de Carpenter Brut. Je n’ai écouté que 2, 3 titres mais je me dis que de l’électro joué en live avec 2 vrais zicos, ça doit quand même valoir le coup. Et c’est le cas, ça passe plutôt très bien sur scène, même si à la longue ça devient un peu trop répétitif. La fatigue de la journée et l’attente de CoL n’aidant sûrement pas à apprécier pleinement ce concert. Comme tout au long de la journée, le public répond présent et ce malgré des styles bien différents. La petite reprise de « Maniac » de Flashdance permet de terminer le set avec des centaines de Métalleux chantant un tube des années 80. Qui a dis que le Métal était réservé qu’à des gros bourrins.

La fin de soirée arrive avec Cult Of Luna qui sont à Jarny pour leur unique date en France cette été. Autant dire que j’attendais ça avec impatience. Pas de Julie Christmas ce soir donc rien de Mariner, mais le plaisir de retrouver les « vieux » titres sur scènes. Le son est bien fat, même si on retrouve encore ces soucis de buzz et les lights sont toujours aussi magnifique. J’avais envie de voyager avec CoL et ça sera chose faite. Ils savent y faire les Suédois en démarrant directement avec LE morceau que j’attendais le plus : « Vicarious Redemption ». Les yeux se ferment et je me laissent bercer par la musique du groupe. Pendant plus d’une heure, je ne sens plus la pluie, je ne suis plus fatiguée, je suis juste ailleurs. Il faut dire que le groupe a mis les atouts de son côté en incluant « Dim » à la setlist aux côtés des plus classiques « Ghost Trail » ou « In Awe Of » pour clôturer ce set. Le groupe était en plus dans une belle forme avec notamment un Johannes qui passera une grosse partie de son temps sur le promontoire devant la scène. Je crois que je ne peux pas rajouter grand chose, à part que ce groupe sur scène est juste incroyable.

Setlist Cult Of Luna :
Vicarious Redemption
I: The Weapon
Dim
Owlwood
Ghost Trail
Disharmonia
In Awe Of

Cette première édition du Plein Air de Rock, ne sera certainement pas la dernière car le cadre et l’organisation aux petits oignons sont au top. Reste plus qu’une bonne programmation et ça fait un super petit fest.

Depuis 2010, le Impetus Festival nous proposent de très bon concert entre la France et la Suisse. Cette édition 2017 ne déroge pas à la règle et je me rends donc à la Poudrière pour la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber, DELUGE, Pauwels et Erwan Keravec.

On commence avec le très conceptuel set de Erwan Keravec qui déambule seul au milieu de la Poudrière. J’ai beaucoup de mal à entrer dans ce concert et j’écoute de loin en attendant que ça se termine.

On reste dans le conceptuel avec Pauwels, mais cette fois c’est beaucoup plus sympa. Les Strasbourgeois, accompagnés ce soir par Fre (ex Membrane) à la deuxième batterie, proposent un MathCore instrumental ultra bien foutu et joue au milieu de la salle. Le contact avec le public est donc très présent et cela se ressent puisque l’accueil est excellent. L’énergie que déploie le groupe est énorme et ça fait un bien fou de voir un groupe comme ça. La demi-heure passe hyper vite et on a qu’une envie, c’est de les revoir. Si ça passe par chez vous, n’hésitez surtout pas.

Je retrouve ensuite les DELUGE sur scène. Comme d’habitude le show de DELUGE est excellent. On sent que l’enchaînement des dates les faits progresser encore et encore. Le show est rodé, les lights collent toujours parfaitement à la musique et les zicos montrent toujours une grosse envie. Le public suit plutôt bien le groupe et le concert se passe bien. Le set sera un peu cours et on n’aura donc pas le droit à Aether en entier, mais c’est avec plaisir qu’on se prend les « Avalanche », « Melas/Kohle » ou « Houle ». Là encore la demi-heure passe vite et permet de continuer la soirée de la meilleure des façons.

On passe ensuite à Regarde Les Hommes Tomber que je vais découvrir sur scène. Je ne suis pas un adepte de Black, mais force est de constater que la réputation du groupe n’est plus à faire. C’est carré, c’est puissant et bien sûr l’ambiance est là. Petite bougie, bâtons d’encens pour diffuser de la fumée, lumière à forte tendance rouge. C’est chiant pour faire des photos, mais ça participe grandement aux shows. Ne connaissant que peu le groupe et n’étant pas hyper fan du style, j’ai du mal à rester captiver tout au long du set. Mais la qualité est là et la soirée se termine très bien.

Impetus Festival 2017

Posted: 2 mai 2017 in News

Impetus Festival

Pour ceux qui ne connaîtrait pas. Le festival Impetus est né en 2010 dans le Nord Franche-Comté et à Lausanne, sous l’impulsion conjointe du Moloco (Pays de Montbéliard) et de la Poudrière de Belfort et de musiciens lausannois. Après deux années de pause à Lausanne en 2014 et 2015, Impetus a fait un retour fracassant sur les bords du lac en
Suisse en 2016 avec notamment un concert exceptionnel d’At The Drive In aux Docks. Le Romandie, le Bourg et la Datcha poursuivent l’aventure cette année aux côtés des Docks, de la Poudrière et du Moloco. La programmation de cette 8ème édition s’annonce comme l’une des plus aventureuses et passionnantes de son histoire. De l’univers singulier d’Ulver, en passant par les retours très attendus de Nostromo et d’Enslaved, les ambiances éthérées d’Alcest, la puissance de Regarde Les Hommes Tomber et de Bongzilla, la noirceur atmosphérique de Raime ou encore la cornemuse barrée d’Erwan Keravec, Impetus vous fera voyager au cœur de la divergence. Plus que jamais, Impetus s’affirme comme un festival « laboratoire », où de nombreux partenaires s’unissent pour créer l’un des rares espaces où le métal, la noise peuvent croiser avec bonheur la musique expérimentale et l’art contemporain.

Le Festival a déjà commencé, mais il reste encore quelques concerts et à voir :

Vendredi 5 mai
Le Moloco, Audincourt
17h30 – Vernissage de l’exposition « du son et des tâches d’encre »
Espace Gandhi, Audincourt
18h30 – Mario Batkovic + les musiciens du conservatoire du Pays de Montbéliard
SAS Delémont
21h30 – MATT JENCIK + HEADS + PAUWELS + ORUKO
Samedi 6 mai
Le Rockhatry, Belfort
16h – UN VOYAGE DIVERGENT AU FORT HATRY – GRAND ORCHESTRE BRUITISTE INTERNATIONAL + ERWAN KERAVEC + AZAR
La Poudrière, Belfort
20h30 – REGARDE LES HOMMES TOMBER + DELUGE + PAUWELS + ERWAN KERAVEC
Dimanche 7 mai
Espace Gandhi, Audincourt
16h30 – DOCUMENTAIRE « TOUS TATOUÉS » + DÉBAT
Le Moloco, Audincourt
20h30 – ALCEST + NOSTROMO + HEROD + WHITE BUTCHERY + TAT2 NOISE ACT + GEROME NOX
Lundi 8 mai
Catering Café Music – Héricourt
18h – CENDRES + NEDGEVA + FRACTAL UNIVERSE + FRANCE MUTAN

Je serez présent lors la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber et D E L U G E et vous aurez donc droit au traditionnels report et photos.

Psykup – Ctrl + Alt + Fuck

Posted: 11 avril 2017 in Chronique CD

Artiste : Psykup
Album : Ctrl + Alt + Fuck
Sortie : Mars 2017

Psykup - Ctrl + Alt + Fuck

Tracklist :
01. Violent Brazilian Massage
02. We Will Win The War
03. Ssanta Clauss (Write Me A Letter)
04. Shampoo The Planet
05. Fuck Me ‘Til The End Of Times
06. Cooler Than God
07. The Inteligence
08. Crisis Of Today
09. The Long Ride Home (Sunrise)
10. The Long Ride Home (Sundown)

« We’re Back ». C’est avec cette phrase que les Toulousains introduise leur nouvel album. Neuf ans après We Love You All et une grosse pause, les Autruches reviennent donc avec un nouvel opus, qui s’annonce aussi fou que ce que nous as déjà proposé Psykup. Ca commence par la pochette à l’extrême opposé de ce qu’on peut voir dans le monde du métal et par ce titre qui montre qu’ils sont prêt à tout rebooter en en ayant rien à foutre.

Et bien force est de constater que le message passe haut et fort. La patte Psykup est toujours là avec ses arrangements et influences qui ne cessent de surprendre, mais cette fois le tout se veut beaucoup plus direct et dans ta face. Exit les morceaux de 10 minutes, on retrouve ici des morceaux beaucoup plus concis qui, bien que toujours autant variés, sont plus accessible. Cela donne un album très homogène qui s’appuie sur une production parfaite pour nous garder en haleine pendant 3/4 d’heures.

Inventif et original a toujours caractérisé la musique de Psykup. Quelle groupe peut aujourd’hui se targuer de marier à la perfection des cuivres aux accents très jazzy et du metal? Quelle groupe peut intégrer une Batucada en plein milieu d’un morceau? Quelle groupe utilise un nyckelharpa (violon scandinave) pour clôturer un morceau? Quelle groupe te propose un morceau qui ressemble à un western métal, avec une guitare et trompette flamenco? Retrouvez la réponse sur les morceaux « Cooler Than God », « Violent Brazilian Massage », « Crisis Of Today » et « The Long Ride Home ». La composition est toujours le travail de Ju, mais la place laissé à la basse de Julian est du plus belle effet et le travail de Brice derrière les fûts est une nouvelle fois au top. Et que dire du duo Milka / Ju au chant. La complémentarité des deux compères est poussée à son paroxysme et on sent que le travail sur les voix a été très important sur cette album.

Il aura fallu 9 ans pour entendre un nouveau Psykup. Ce fut long, mais qu’est ce que c’est bon. J’ai juste envie de dire merci d’être revenu.