Impetus Festival 2017

Posted: 2 mai 2017 in News

Impetus Festival

Pour ceux qui ne connaîtrait pas. Le festival Impetus est né en 2010 dans le Nord Franche-Comté et à Lausanne, sous l’impulsion conjointe du Moloco (Pays de Montbéliard) et de la Poudrière de Belfort et de musiciens lausannois. Après deux années de pause à Lausanne en 2014 et 2015, Impetus a fait un retour fracassant sur les bords du lac en
Suisse en 2016 avec notamment un concert exceptionnel d’At The Drive In aux Docks. Le Romandie, le Bourg et la Datcha poursuivent l’aventure cette année aux côtés des Docks, de la Poudrière et du Moloco. La programmation de cette 8ème édition s’annonce comme l’une des plus aventureuses et passionnantes de son histoire. De l’univers singulier d’Ulver, en passant par les retours très attendus de Nostromo et d’Enslaved, les ambiances éthérées d’Alcest, la puissance de Regarde Les Hommes Tomber et de Bongzilla, la noirceur atmosphérique de Raime ou encore la cornemuse barrée d’Erwan Keravec, Impetus vous fera voyager au cœur de la divergence. Plus que jamais, Impetus s’affirme comme un festival « laboratoire », où de nombreux partenaires s’unissent pour créer l’un des rares espaces où le métal, la noise peuvent croiser avec bonheur la musique expérimentale et l’art contemporain.

Le Festival a déjà commencé, mais il reste encore quelques concerts et à voir :

Vendredi 5 mai
Le Moloco, Audincourt
17h30 – Vernissage de l’exposition « du son et des tâches d’encre »
Espace Gandhi, Audincourt
18h30 – Mario Batkovic + les musiciens du conservatoire du Pays de Montbéliard
SAS Delémont
21h30 – MATT JENCIK + HEADS + PAUWELS + ORUKO
Samedi 6 mai
Le Rockhatry, Belfort
16h – UN VOYAGE DIVERGENT AU FORT HATRY – GRAND ORCHESTRE BRUITISTE INTERNATIONAL + ERWAN KERAVEC + AZAR
La Poudrière, Belfort
20h30 – REGARDE LES HOMMES TOMBER + DELUGE + PAUWELS + ERWAN KERAVEC
Dimanche 7 mai
Espace Gandhi, Audincourt
16h30 – DOCUMENTAIRE « TOUS TATOUÉS » + DÉBAT
Le Moloco, Audincourt
20h30 – ALCEST + NOSTROMO + HEROD + WHITE BUTCHERY + TAT2 NOISE ACT + GEROME NOX
Lundi 8 mai
Catering Café Music – Héricourt
18h – CENDRES + NEDGEVA + FRACTAL UNIVERSE + FRANCE MUTAN

Je serez présent lors la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber et D E L U G E et vous aurez donc droit au traditionnels report et photos.

Psykup – Ctrl + Alt + Fuck

Posted: 11 avril 2017 in Chronique CD

Artiste : Psykup
Album : Ctrl + Alt + Fuck
Sortie : Mars 2017

Psykup - Ctrl + Alt + Fuck

Tracklist :
01. Violent Brazilian Massage
02. We Will Win The War
03. Ssanta Clauss (Write Me A Letter)
04. Shampoo The Planet
05. Fuck Me ‘Til The End Of Times
06. Cooler Than God
07. The Inteligence
08. Crisis Of Today
09. The Long Ride Home (Sunrise)
10. The Long Ride Home (Sundown)

« We’re Back ». C’est avec cette phrase que les Toulousains introduise leur nouvel album. Neuf ans après We Love You All et une grosse pause, les Autruches reviennent donc avec un nouvel opus, qui s’annonce aussi fou que ce que nous as déjà proposé Psykup. Ca commence par la pochette à l’extrême opposé de ce qu’on peut voir dans le monde du métal et par ce titre qui montre qu’ils sont prêt à tout rebooter en en ayant rien à foutre.

Et bien force est de constater que le message passe haut et fort. La patte Psykup est toujours là avec ses arrangements et influences qui ne cessent de surprendre, mais cette fois le tout se veut beaucoup plus direct et dans ta face. Exit les morceaux de 10 minutes, on retrouve ici des morceaux beaucoup plus concis qui, bien que toujours autant variés, sont plus accessible. Cela donne un album très homogène qui s’appuie sur une production parfaite pour nous garder en haleine pendant 3/4 d’heures.

Inventif et original a toujours caractérisé la musique de Psykup. Quelle groupe peut aujourd’hui se targuer de marier à la perfection des cuivres aux accents très jazzy et du metal? Quelle groupe peut intégrer une Batucada en plein milieu d’un morceau? Quelle groupe utilise un nyckelharpa (violon scandinave) pour clôturer un morceau? Quelle groupe te propose un morceau qui ressemble à un western métal, avec une guitare et trompette flamenco? Retrouvez la réponse sur les morceaux « Cooler Than God », « Violent Brazilian Massage », « Crisis Of Today » et « The Long Ride Home ». La composition est toujours le travail de Ju, mais la place laissé à la basse de Julian est du plus belle effet et le travail de Brice derrière les fûts est une nouvelle fois au top. Et que dire du duo Milka / Ju au chant. La complémentarité des deux compères est poussée à son paroxysme et on sent que le travail sur les voix a été très important sur cette album.

Il aura fallu 9 ans pour entendre un nouveau Psykup. Ce fut long, mais qu’est ce que c’est bon. J’ai juste envie de dire merci d’être revenu.

Artiste : Six Grammes Eight
Album : Aldebaran
Sortie : Mars 2017

Six Grammes Eight - Aldebaran

Tracklist :
1. Intro
2. Countdown
3. Back Stabber
4. Live And Die With You
5. Circle Of Time
6. Origin
7. The Eyes Of Condemned
8. No One
9. More Than 10 Years

Un peu plus de 3 ans après la sortie de Hopeless, les Alsaciens de Six Grammes Eight reviennent pour un nouvel album intitulé Aldebaran. Derrière les 3 plus anciens que sont Pico et David aux chants et Arnaud à la guitare, le line-up a encore évolué avec l’arrivée de Félix derrière les fûts, de Michael à la deuxième guitare et de Alex à la Basse.

On peut le dire direct, c’est toujours aussi bon. Le groupe continue son évolution vers un pur Deathcore bien sombre. Riffs typique hardcore comme sur « Back Stabber » et ses choeurs, grosse mosh parts bien sale comme sur « Circle Of Time » et partie bien Death comme sur « Origin ». Le duo Pico / David fait toujours un bon boulot et se partage bien la tâche pour garder une cohérence dans les morceaux. Les 2 guitares se marient bien et c’est toujours bénéfique pour un groupe aussi « lourd » d’avoir 2 guitares. La section rythmique n’est pas en reste puisque Alex apporte une belle rondeur au son et Félix a un jeu très incisif et puissant. Le tout est bien appuyé par une belle prod qui met bien en valeur ce 6G8 cuvée 2017. On aurait aimé qu’il y en ai un peu plus. 9 morceaux plus une intro pour un total de 26 minutes, c’est un peu juste mais comme le travail est bien fait, on va pardonner.

Même si au final cet album est assez peu surprenant, il devrait éclater une paire de mâchoire avec ce concentré de haine. Taillés pour le live, les morceaux devrait également faire une paire de victimes.

Alors que leur album Unplugged est une énorme réussite, il me tardait de découvrir Klone version acoustique en live. C’est chose faite grâce à Metal Ride qui les accueillent à la Machine en compagnie de Dive Into The Sea et Tolstoi.

J’arrive dans la Machine alors que Dive Into The Sea à déjà commencé son set. Le jeune homme propose un folk plutôt gentillet. Il a un peu de mal à captiver l’auditoire et peine à se faire entendre et ça n’aide pas à rentrer dans sa musique. On fait 2, 3 photos et on va chercher une bière.

On passe ensuite à Tolstoi qui officie habituellement dans un Post-Hardcore mais qui va me faire découvrir sa musique en acoustique. C’est franchement bien réussi et après quelques minutes pour se mettre dedans, le groupe arrive à me faire hocher la tête. L’adaptation des morceaux passent vraiment bien et c’est bien énergique. Le groupe est en terrain conquis puisque pas mal de personne ont l’air de les connaître. Les 40 minutes de set passeront donc très très bien, avec en point d’orgue une belle reprise de « What Is Love » d’Haddaway qui en plus de m’avoir bien fait rire, était très bien adaptée.

Arrive enfin le maître de la soirée dans sa version acoustique. Aldrick et Guillaume aux guitares, Yann au chant et Armelle qui en plus d’apporter une touche féminine au groupe, vient agrémenter les morceaux de son accordéon, de percussion ou de clavier. Le concert commence comme sur le CD par « Immersion » qui, comme son nom l’indique nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. Ca va être beau. Yann a une voix toujours aussi incroyable et nous transporte aisément. Le public venu en nombre accueille chaleureusement le groupe et le groupe le lui rend bien au vu des sourires affiché sur scène. On va retrouver la quasi intégralité de l’album ce soir, puisque seul « Into The Void » n’est pas présent. On retrouve donc les excellents « Grim Dance » ou « Come Undone » au côté de la belle reprise de Depeche Mode « People Are People » et de ce magnifique « Nebulous » qui prend encore plus aux tripes dans cette version acoustique. Le groupe quittera rapidement la scène après ce morceau pour revenir avec « Rocket Smoke » qui clôturera ce magnifique concert. Si vous avez l’occasion de les voir en acoustique, foncez. Vous ne serez pas déçu.

Setlist Klone :

Immersion
Fog
Grim Dance
People Are People
The Silent Field Of Slaves
Gone Up In Flames
Come Undone
Summertime
Nebulous
———————-
Rocket Smoke

Galerie :

Dive Into The Sea :

Tolstoi :

Klone :

Interview de The ARRS

Posted: 13 février 2017 in Interviews

Alors que la fin du groupe vient d’être annoncée, je profite de la première date du Crépuscule Tour pour interviewer les The ARRS. A mon arrivée, Nico m’indique qu’ils ne parleront pas de la séparation tant que la tournée ne sera pas finie. Ca me sucre quelques questions, mais j’ai quand même de quoi faire parler un peu Nico et Pierre.

MF : Bon alors on peut zapper les questions sur la fin du groupe…

Nico : C’est ça.

MF : Vous allez quand même sortir 3 nouveaux morceaux avec le dernier line-up du groupe. On peut s’attendre à quoi musicalement?

Nico : Une dans la lignée et deux tests.

MF : D’accord. Un peu d’expérience?

Nico : Une un peu plus extrême… une un peu plus moderne…

Pierre : Ouais, il y en a une dans la patte The ARRS, vraiment Hardcore, plus Hardcore que Metal d’ailleurs. L’autre un peu plus mélo, un peu plus actuelle. Et la dernière, très très sombre.

MF : Ok. Vous allez sortir ça gratuitement, pour remercier les fans. C’est une sortie physique ou numérique?

Nico : Pour l’instant, ça va être numérique. Après on ne sais pas trop encore comment on va exploiter ça. Si on fait ça pour des assos, pour un split avec un autre groupe. On attend d’avoir le produit dans les mains et on verra. On peut le donner, on ne sera pas à la SACEM.

Pierre : On garde ça juste pour nous.

Nico : On l’offrira aux magasines, on verra.

MF : Ca marche. Est-ce que Mickael, qui vient d’arriver, à participé beaucoup à la composition de ces morceaux?

Nico : Ouais, on a vraiment voulu… Enfin quand il est arrivé au mois de mai dernier, on a dit que de base pour 2017, même si on avait déjà pensé à arrêter, on voulait qu’il participe vraiment au son de The ARRS. Et donc voilà, il a réfléchi à plusieurs riffs, ils se sont vu avec Pierre et Phil et voilà. Ca a accouché de plusieurs titres et on en a gardé 3.

MF : Donc du coup, c’était quand même une volonté de sortir un truc avec Mickael, en plus de sortir quelque chose pour les fans?

Nico : Ouais c’est important pour nous. Ca reste famille. A la base, c’était avant tout pour Mick. Et après, c’était une évidence qu’il fallait le sortir pour tout le monde. Mais sans chercher un label ou quoi que ce soit.

MF : Donc malheureusement, c’est la fin. Ca fait quasiment 12 après la sortie de « Et la douleur est la même », quasiment 20 ans après la création du groupe…

Nico : Oui (rires).

MF : Vous pouvez me faire un petit bilan de toutes ces années avec The ARRS?

Nico : Ben c’est les gars de base depuis le lycée. C’est 5 albums, des lives, des belles tournées, des festivals, des grosses barres de rires… des grosses cuites (rires).

Pierre : Ouais c’est des souvenirs de fous.

Nico : C’est toute une vie. C’est toute notre vie quoi. Et en fait c’est pas vraiment fini, on a du mal à en parler au passé parce qu’il y a encore du très très lourd qui arrive jusqu’à la fin de l’année.

Pierre : C’est pour ça aussi qu’on en profite à fond. On tourne une page, mais c’est vrai que c’est fou. On ne pensait pas en arriver là quand on a commencé. On a fait des trucs ouf…

Nico : A la base, on a créé le groupe pour jouer dans un bar.

Pierre : Ouais, c’est ça.

Nico : C’est un peu ça le concept, jouer dans un bar sur Paris, pour avoir des consos gratos (rires).

Pierre : Après t’as des trucs un peu clés. La première fois où on a…

Nico : Ca y est, tu pars dans le « Member berries ». « Oh I love Chewbacca » (avec une petite voix)…

Pierre : Non, je réponds à la question monsieur…

Nico : (En voyant que je comprenais pas la blague). Ah t’as pas vu la dernière saison de South Park en fait?

MF : Non j’ai raté ça.

Nico : Ah ben il faut, c’est magnifique. Ils attendaient l’élection de Trump… Mais c’est pour les trentenaires, sinon tu comprends pas. Et t’as les « Member berries ». C’est des petits fruits qui te rappellent ton enfance dans les 80’s… Et là c’est un peu pareil, il part dans les souvenirs (rires)…

Pierre : Mais non, je répond à la question, mais je t’en prie, parles Nicolas. T’as tellement envie de parler que je vais te laisser répondre.

Nico : Ben non justement, j’ai pas envie de répondre à ces questions là… T’auras le temps d’en parler…

MF : C’est pas grave…

Nico : Bon allez vas-y…

Pierre : Non, non…

Nico : C’est vrai que ça me fait mal au coeur de parler des trucs d’avant. On a l’impression qu’on est déjà mort.

Pierre : Ben on est vieux hein… On n’a plus 20 ans…

Nico : Faut arrêter de faire du son de jeune (rires).

MF : Ben du coup, The ARRS a toujours été un groupe de live. C’est quoi le meilleur souvenir que vous avez avec The ARRS?

Pierre : Il y en a pas mal…

Nico : Il n’y en aura pas qu’un. Ca c’est sûr…

Pierre : Moi, je dirais la tournée avec Suicidal Tendencies.

Nico : C’était cool ouais.

Pierre : Ca c’était cool, déjà pour la légende, pour avoir tourner avec eux. Ca nous a beaucoup appris. Et puis le tour bus, c’est assez confortable aussi (rires)…

Nico : Après la première date au Nouveau Casino en septembre 2005, avec celle du Trabendo… Et les Hellfest…

Pierre : Les Hellfest aussi…

Nico : L’Olympia c’était bien…

Pierre : Avec Mass ouais… Il y en a beaucoup quoi. On en parlait tout à l’heure dans le cametard, mais quand on fait des petits clubs et que c’est blindé. Comme quand on a joué à Angoulême, c’était chanmé…

Nico : C’est vrai qu’on adore les clubs donc on en inclus toujours dans les tournées. On peut pas faire que de la SMAC ou des grosses salles comme ça. Et voilà, jouer avec des assos qui se cassent le cul comme nous on a fait au début. Ca donne un peu de crédibilité aux orgas aussi.

Pierre : On a fait le Brin de Zinc aussi où on a joué avec In Arkadia. C’était une toute petite salle et c’était la guerre.

Nico : Ouais, super accueil et un public de fou.

Pierre : C’était fou, les murs suintaient, ça slammait de partout…

MF : Le bonheur quoi…

Pierre : C’est ça.

MF : Bon, bous allez finir avec une belle grosse tournée en France. C’était important pour vous de finir avec tout le monde, on va dire, plutôt que de faire une ou deux grosses dates sur Paris?

Nico : Non, on avait vraiment besoin de revoir tout le monde. De te revoir, de recroiser les gens et de voir ce qu’ils veulent nous dire pour finir. On va s’exprimer encore et avec les 3 nouvelles chansons, ça donne encore plus la gouache de voir ce que ça va donner en live. Bon, ça ne sera qu’à partir du mois d’avril mais…

MF : Ben moi, du coup, en tant que vieux fan, j’ai la petite question de savoir si il y aura des surprises dans le set?

Nico : On va changer souvent de titres. Ce soir il y aura pas mal de nouveau, demain il y aura plus d’anciennes…

MF : Fallait que je vienne demain en fait (rires)?

Nico : Ben en fait, on a 50 titres dans la discographie donc on aime bien jouer de tout à droite à gauche.

Pierre : Et c’est vrai que ces derniers temps, on a joué pas mal d’anciennes mine de rien.

Nico : Et il y a des chansons de Khronos qu’on n’avait jamais joué et on va en jouer 1 ou 2 ce soir.

Pierre : Enfin c’est un petit mix de tous les albums.

MF : Ok.

Pierre : Mais on s’est dit qu’on allait souvent changer la setlist cette année. D’essayer de la changer à chaque concert. Pour nous et pour le public aussi.

Nico : Si tu veux venir 10 fois, t’auras 10 setlists différentes (rires). On a des gars, qui font des bornes et des bornes à chaque fois et c’est incroyable. 2, 3 heures de caisses des fois, c’est fou. Et comme on boit souvent des coups au merch, on connaît tout le monde (rires).

MF : Et ben du coup, je vais arriver au mot de la fin. C’est compliqué quand un groupe arrête d’avoir plein de chose à raconter…

Nico : Ben on peut parler de plein de chose après. Pierre a envie de parler de Trump je crois (rires)…

Pierre : Je préférerais parler de sa fille ou de sa femme (rires)…

Nico : Non mais il y aura encore de l’actu. On va sortir 3 titres avec 3 clips. On va faire quelques trucs pour des titres de Khronos. On va laisser pas mal de souvenir cette année.

MF : C’est fini, mais pas tout de suite.

Nico : C’est ça. On va vivre chaque date comme si c’était la dernière, mais c’est pas fini.

MF : En tout cas merci à vous.

Nico : Merci à toi et du coup cul sec. C’est la tradition (rires)…

Me voilà à boire ma bière cul sec avec Nico, juste avant de continuer la soirée avec le groupe. Je n’ai pas pu poser toutes mes questions, mais la bonne humeur de Pierre et Nico ont fait le reste.

Premier concert de l’année pour la Souris Verte qui accueille les plus Japonais des Parisiens de Rise Of The Northstar qui viennent défendre leur premier album Welcame. Ils seront accompagnés des The ARRS, pour leur dernière tournée, ainsi que des Nancéiens de Straight Hit Back.

La soirée attaque donc par les lorrains de Straight Hit Back qui sortent d’une résidence à la Souris Verte et qui propose un Metal Hardcore plutôt bien foutu. Le groupe est bien en place, mais la grande scène a l’air un poil trop grande pour eux. Seul le chanteur prend plutôt bien la mesure de la scène. Il faut dire aussi que le public est pour l’instant assez clairsemé et écoute attentivement ce que fait le groupe. Malgré cela, on passe un bon moment et la demi heure allouée passe plutôt vite.

La soirée continue avec The ARRS qui entame ce soir sa dernière tournée. Le groupe n’a que 45 minutes de jeu et va devoir condensé le set. Celui-ci sera fortement orienté sur Khronos avec une entame sur « Kombat » comme sur l’album. Le son n’est pas forcément au top, mais on arrive quand même à bien suivre le groupe. Dans le public ça commence à bien se réveiller et ça n’hésite pas à pousser de la voie lorsque Nico le demande. Sur scène le groupe est dans une très belle forme et prend énormément de plaisir à jouer. Côté setlist assez peu de vieux morceaux donc, mais c’est avec plaisir qu’on retrouve « Au Coeur De L’Arène » et « Originel ». Les nouveaux morceaux passent toujours aussi bien. J’ai toujours un peu de mal à me faire à la nouvelle version de « Passion », mais il est vrai qu’elle colle bien avec l’orientation actuelle du groupe. Le groupe finira sur « Du Berceau A La Tombe » qui met une dernière torgnolle à tous le monde

Setlist :
Kombat
Au Coeur De L’Arène
Acta Non Verba
Du Ciel Et De La Terre
Hors Norme
Originel
Le Journal De Ma Haine
Authentiques Indignés
IV Horizons
Passion
Du Berceau A La Tombe

Petite pause bière avant de revenir en salle avec Rise Of The Northstar qui attaque avec « Again And Again ». Le groupe est bien en forme et bougera beaucoup. Même Vithia, pourtant toujours souffrant de son dos et ne devant même pas joué s’il avait écouté son médecin, donnera tout ce qu’il a. Musicalement, on aime ou on n’aime pas. Dans le public ça a l’air d’aimer vu le bon bordel qui règne. De mon côté ça passe très bien également. C’est énergique et c’est assumé à fond. Le set mélangera l’EP Demonstrating My Sayia Style avec les excellents « Sound Of Wolves » ou le titre éponyme et le premier album Welcome avec là aussi du très lourd avec « The New Path » ou « Samouraï Spirit » bien repris par le public. Le groupe quittera quelques instants la scène avant de revenir pour un rappel avec « What The Fuck » et « Bosozoku ». Un concert bien mené par ROTNS qui continue son ascension dans le paysage Metal en France.

Setlist :
Again and Again
Bejita’s Revenge
Sound of Wolves
The New Path
Protect Ya Chest
One 4 All
Welcame (Furyo State of Mind)
Samuraï Spirit
Dressed All in Black
Show Me Your Respect
Authentic
Demonstrating My Saiya Style
Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)
—————————
What the Fuck
Bosozoku

Galerie :

Straight Hit Back :

The ARRS :

Rise Of The Northstar :

Initialement prévu à la Machine, le concert des amis Suisses de Closet Disco Queen a été reprogrammé à la dernière minute à la Colline, suite au soucis de navigation de la péniche. La Colline, c’est une maison d’habitation qui sert de petite salle pour des concerts intimiste et ultra sympa grâce à l’accueil de Flo et Clem, les propriétaires des lieux. De quoi passer un bon moment avec Jona et Luc qui joue une zik qui colle parfaitement à l’ambiance du soir.

Une petite vingtaine de personnes assistent à la prestation du duo. Attentifs, le public est captivé par la musique et le niveau de jeu des deux compères. Le groupe nous propose une grande partie de son prochain EP qui va sortir au printemps et ça s’annonce tout aussi bon. Le groupe qui commence sa tournée est bien en forme et le set se déroulera dans une ambiance bonne enfant, les deux Suisses n’étant pas les derniers sur la déconnades. Seul petit point faible du set viendra avec le cassage d’une corde qui obligera a avoir un petit entracte au milieu du set. Cela permettra néanmoins au groupe de reprendre tranquillement avec « In Your Dreams » en enchaînant avec « The Shag Wag ». Juste avant de terminer ce bon concert, le groupe dévoile un morceau composé il y a une semaine et joué seulement pour la deuxième fois en live, suivi de « Black Saber » qui vient terminer cet excellent set.

De nouveau surpris et bluffé par la qualité du boulot des Closet Disco Queen, dans une ambiance unique qui a donné un très gros plus à ce concert. Encore merci à Flo et Clem pour l’accueil et forcément à Jona et Luc pour l’heure de rock!

Alors que le groupe est en pleine tournée Européenne, je rencontre Aaron et Mike de Walls Of Jericho pour une petite interview.

Métal Fédération : Bonjour à vous deux. Ca fait presque 8 ans que The American Dream est sorti. Pourquoi autant de temps?

Mike et Aaron : (rires)…

Mike : Euh, quand il a été temps d’écrire notre nouvel album, Candace a décidé d’avoir un enfant et cela prend forcément du temps. Et il y a aussi d’autres points personnels qui ont fait que ça à pris du temps. On essaie de tourner 2 ou 3 ans entre chaque album et ces éléments personnels ont ajoutés 5 années au process.

MF : Ok. L’attente était plutôt importante après cette longue pause. Le résultat est excellent. Comment s’est passé l’écriture durant ce temps?

Mike : Je crois que pendant ces 5 années, avant de vraiment se mettre à enregistrer, on n’a pas vraiment arrêté de composer. Doucement bien sûr. On n’avait aucune pression donc on a pris le temps d’écrire les choses. Certaines parties qui sont sur l’album ont au moins 4 ans maintenant. Mais c’était un truc classique. On a pris un peu plus de temps pour travailler sur les chansons et que ça ne soit pas forcés. Des fois quand tu n’as pas beaucoup de temps, tu es un peu forcé d’écrire des chansons, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sur celui là, on a eu la possibilité d’écrire des chansons et de vraiment garder ce qu’on aimait.

MF : D’accord.

Aaron : On a écrit beaucoup de chanson à cette époque. C’était la première fois qu’on avait plus de chansons que prévu et on a pu choisir ce qu’on voulait pour avoir le meilleur résultat possible. C’était vraiment différent pour nous mais c’était bien.

MF : Malgré ces années de pause, vous avez gardez cette énergie dans votre musique, est-ce que c’est quelques choses que vous voulez faire pendant encore longtemps ou vous faites juste ce que vous aimez?

Mike : Je pense qu’on a forcément voulu garder un peu de cette énergie. On est un groupe qui déploie de l’énergie. Donc peu importe l’âge qu’on a, on n’a pas envie de faire du mélo ou des trucs ennuyeux. C’est ce qu’on aime faire. Quand je prends une guitare, c’est ce que je préfère jouer. Donc c’est naturellement ce que j’écris.

MF : Ok, le titre de l’album est « No One Can Save You From Yourself », quel message voulez-vous faire passer avec ce titre?

Mike : L’idée principal est qu’on ne peut pas compter sur les autres. On a plein de problème qui ne peuvent pas être résolus par les autres. On ne peut pas attendre que les gens résolvent tes problèmes ou t’aident comme ça. C’est ce genre de problème que tu te dois de résoudre toi même. Et d’un point de vue un peu plus gros, c’est aussi pour dire que tu dois faire ce que t’aime, ce qui te rend meilleur et qui garde ton esprit concentré et heureux. Je pense que c’est surtout ce groupement de chose que l’on veut faire passer depuis quelques années.

MF : Vous êtes engagés avec l’association « Relentless Foundation » (association qui aide les familles touchées par des maladies infantiles). Je suppose que la chanson du même nom leur est dédié. Pourquoi avez-vous voulu travailler avec eux?

Aaron : Ca vient de Candace et de ses compétitions d’haltérophilie. C’est une organisation crée par des haltérophile, qui organise des compétitions pour gagner de l’argent uniquement pour cette association. C’est comme ça qu’elles les a rencontrés et s’est rapidement engagé avec eux. Surtout qu’elle était devenue mère à ce moment et que c’est quelque chose qui lui paraissait importante en tant que mère. Quand on vient de créer une famille, on se dit que ça serait horrible de se retrouver dans cette situation. Et pouvoir aider directement ces personnes étaient normales. C’est une association très bien et on a tous voulu aussi apporté notre soutien à travers le groupe.

MF : Très bien. Aujourd’hui, on se rend compte que beaucoup de groupe, même des gros groupes, ne vivent pas de leur musique. Ils doivent avoir un travail à côté. Est-ce que c’est votre cas?

Aaron : Ouais tout à fait.

Mike : On a tous des vrais travail. On a juste à prendre l’avion et venir ici pour faire du mieux possible (rires).

MF : Comment faites-vous pour concilier les 2?

Mike : Pour moi c’était vraiment d’avoir un vrai boulot. Ca fait pas mal de temps qu’on est dans le groupe et c’est vraiment important d’avoir autre chose à côté quand tu ne tournes pas et que tu puisses quitter facilement, justement pour tourner. Je travail pour quelqu’un actuellement. Pendant beaucoup d’années, j’étais mon propre patron, mais depuis que j’ai commencé avec eux, c’était le deal. Quand j’ai besoin de partir avec WoJ, je pars, sans vraiment leur posez la question (rires). Si les gens ne sont pas d’accord, il faut absolument trouver une chose où tu puisse payer tes factures et pouvoir continuer à jouer.

MF : Ok. Vous commencez seulement votre tournée en Europe, avec des concerts en festival et d’autres en petite salle comme ce soir. Qu’est-ce que vous préférez?

Mike : C’est complètement différents. J’ai toujours préféré les petites salles où le contact est plus facile avec le public. L’énergie est toujours plus importante. Mais quand tu as l’occasion de jouer devant 30000 personnes, c’est une autre énergie. Personne n’est vraiment proche de toi, il y a beaucoup d’espace, mais ça te fait ressentir… Euh je ne sais même pas ce que ça fait ressentir (rires)… Je ne sais pas comment l’expliquer mais je préfère les petites salles. Mais j’aimes aussi les festivals parce que tu as l’impression d’être plus gros que ce que tu n’es. Pas en tant que groupe, mais tout est tellement massif. Mais là on est vraiment connecté avec vous et c’est pour ça qu’on joue. On adore cette connexion.

MF : C’est sûr. Peu importe ce qu’il peut se passer, vous donner toujours des excellents shows, plein d’énergie. Quel est votre secret?

Mike et Aaron : (rires)…

Aaron : C’est juste qu’on fait ce que l’on aime.

Mike : Ouais.

Aaron : Si on était faux dans ce qu’on faisait ou qu’on ne ferait pas quelque chose qu’on aime, les gens le verrait, que tu te fous un peu de ce que tu fais chaque soir. Mais on fait vraiment ce qu’on aime à 100% donc on n’a pas besoin d’écrire des chansons différentes parce qu’on nous le demande. On fait ce qu’on veut et c’est ce qui sort quand on est tous ensemble. Ce n’est pas compliqué d’avoir de l’énergie quand vous êtes content.

MF : Ok…

Mike : C’est le troisième jour pour nous et j’ai vraiment du mal à marcher maintenant. Ca va partir, mais quand tu recommences à tourner, il y a des muscles que tu n’utilises pas, même si tu travailles dessus. Il y a des parties de mon corps que je n’utilise pas pareil et le troisième jour est toujours le pire. Là j’ai du mal à marcher, j’ai l’impression que je ne pourrai jamais monter une nouvelle fois sur scène. Je suis fatigué, j’ai mal à la tête et dès que je monte sur scène ça s’en va.

MF : D’accord. Même si vous avez des chansons très puissantes, vous avez toujours ces petites chansons en « clean » sur vos albums. Est-ce que c’est quelque chose que vous voulez continuer à faire, comme sur l’EP Redemption?

Aaron : On ne sait jamais. On les fait vraiment pour s’amuser. On aime le faire et c’est sympa de faire quelque chose de vraiment différent. Les gens savent qu’on ne la jouera pas, mais peut-être qu’un jour on le fera, mais pas pour l’instant…

Mike : Ouais, c’est vraiment différent pour l’écriture, on utilise le cerveau différemment. Pour le reste, ça fait tellement longtemps qu’on le fait qu’on sait de suite comment faire. Là c’est plus compliqué et on doit tout gérer différemment. C’est cool de faire des choses que t’as pas l’habitude de faire. Ca t’aère le cerveau et ça aide beaucoup pour la création. Pour moi en tout cas. C’est pour ça qu’on arrive toujours avec des choses plutôt pas mal. Comme il l’a dit, plus on avance, plus on a de chanson comme ça. On aimerait bien le faire en live un jour. Mais on ne peut pas en faire qu’une seule…

MF : Ouais.

Mike : Au milieu d’un set comme on le fait, ça serait dommage. On aimerait faire comme un mini-set, avant ou après notre concert et pouvoir jouer ces chansons. Mais pour le faire tu dois avoir les chansons pour. On commence tout doucement à les avoir (rires)… Encore 10 ans et on sera bon (rires)…

MF : J’arrive à la fin de mon interview, si vous avez quelques choses à ajouter?

Mike : Je suis fatiguée (rires)… Mais je suis prêt!!

MF : Ok. Merci beaucoup pour ce moment.

Aaron : De rien.

Mike : Merci à toi.

Quoi de mieux pour faire la fête de la musique (un jour en avance) que d’aller revoir les Américains de Walls Of Jericho défendre leur nouvel album chez Paulette. Pas grand chose je pense. La soirée sera ouverte par les amis Alsaciens de Six Grammes Eight et les Lorrains de Downfall. Malheureusement pas forcément bien placé dans le calendrier (retour de Hellfest), la soirée va manquer de public avec environ 100 personnes, mais qui répondra plutôt bien présent.

On attaque donc avec le Hardcore de Downfall. C’est plutôt bien foutu et bien entraînant, mais ça manque un poil d’énergie pour plus captiver. Xavier se démène pourtant en arpentant la scène de long en large. Le son est bon dans la salle et ça me permet de bien découvrir le groupe. Le public reste un peu discret et se contente de quelques applaudissements entre les morceaux. Un peu dommage mais la soirée commence seulement et les gens sont là pour Walls Of Jericho.

La suite arrive avec les Six Grammes Eight que je n’avais pas revu depuis 3 ans. Je découvre donc le nouveau line up avec le retour d’une deuxième gratte qui va apporter un peu plus de puissance au groupe. Le groupe est bien en forme et va délivrer un bon set. Le public se réveille petit à petit et on voit les premiers mosh arriver. Ca reste plutôt calme mais l’accueil augmente un petit peu en intensité. Il faut dire que Pico, toujours aussi intenable ne lâche pas vraiment le public et demande à tout le monde de bouger. La soirée continue donc de monter en puissance avant l’arrivée de Candace et sa bande.

L’arrivée se fait sur l’intro du nouvel album en enchaînant avec « Illusion of Safety » suivi du tube « A Trigger Full Of Promises ». Le ton est donc donné direct, le groupe est en forme et le public l’est tout autant. Malgré un faible nombre de personne ça bouge vraiment beaucoup devant la scène, pour le plus grand plaisir de Candace qui tient comme à son habitude la scène de main de maître. Le reste du groupe est au diapason et ça saute un peu partout. L’accent est forcément mis sur le nouvel album avec les excellents « Forever Militant » ou « Relentless ». Le reste est plutôt classiques avec les « All Hail The Dead » ou « Feeding Frenzy ». Dans le public, on sent que les nouveaux titres ne sont pas encore tout à fait assimilé et les gens ont du mal à reprendre les paroles avec Candace. L’ambiance reste tout de même au top et ça suit les directives à la lettre, notamment pour le final avec « The American Dream » où les doigts d’honneur sont levés bien haut. Le groupe laisse un petit temps la scène avant de revenir avec « Revival », l’un des titres les plus emblématiques du groupe, où tout le monde va chanter et danser une dernière fois.

Setlist :

Illusion of Safety
A Trigger Full of Promises
Feeding Frenzy
No One Can Save You From Yourself
Forever Militant
I Know Hollywood and You Ain’t It
All Hail the Dead
Reign Supreme
Relentless
Fight the Good Fight
Playing Soldier Again
The American Dream
—————————-
Revival Never Goes Out of Style

En ce début de mois de Juin, les Canadiens de Cancer Bats posaient leurs valises sur la péniche Nancéenne La Machine à Vapeur. L’occasion d’aller faire tanguer le navire avec les énergiques Chauves Souris qui seront accompagné par les Messins de Tess.

Découverte pour moi du groupe, mais c’est un plaisir de retrouver sur scène Vince et Arno que je n’avais pas revu sur scène depuis la fin de X-Vision. Le Metal Hardcore du combo fait mouche tout de suite, il faut dire que pas mal de spectateurs sont venus pour eux et le soutien est donc au beau fixe. Le son est plutôt bon dans la péniche et permet de bien apprécier la musique du combo. Le groupe essaie malgré la petite scène de bouger au maximum. Notamment Vince qui a du mal à tenir en place et qui descendra même dans le public pendant un braveheart bien violent peu avant la fin du set. L’ambiance est donc au top pour ce début de soirée avant la tête d’affiche.

Les Canadiens arrivent sur scène avec un enchaînement qui va donné le ton pour ce set: énergie et puissance. Entamer par « Children Of The Grave », « Hail Destroyer » et « Sabotage » ça défonce bien. Le public met un peu de temps pour se mettre en route, il attendra que Liam nous demande d’arrêter de faire des photos pour vraiment se lâcher. J’avais pas forcément ressenti une gêne pour le public, mais c’est ce que Liam me dira après leur concert. En tout cas sur scène c’est intenable, malgré l’étroite scène. Liam et Jaye bougent partout, Mike martèlent ses fûts, seul Scott est un peu plus discret. Le set s’enchaîne à grande vitesse avec les excellents « Lucifer’s Rocking Chair », « R.A.T.S » ou « Sorceress ». Les nouveaux morceaux sont également très bien reçu par un public tout acquis à la cause des Canadiens. Liam s’efforcera de nous parler en Français, c’est toujours sympa quand un groupe Anglophone prend la peine de nous parler dans notre langue. La fin de set sera elle dévastatrice avec un quatuor final qui fait très mal et surtout un Bricks & Mortar qui aura bien fait tanguer la péniche. Premier set en tête d’affiche avec les Chauve Souris et une bien belle torgnole qui fait du bien.

Setlist :

Children of the Grave (Black Sabbath cover)
Hail Destroyer
Sabotage (Beastie Boys cover)
Lucifer’s Rocking Chair
Beelzebub
Road Sick
Arsenic in the Year of the Snake
Black Metal Bicycle
R.A.T.S
Shillelagh
Sorceress
Satellites
Scared to Death
True Zero
Old Blood
Cursed With A Conscience
Pneumonia Hawk
Deathsmarch
All Hail
Bricks & Mortar