Archive for the ‘Chronique Live’ Category

On continue cette belle semaine de concert avec un passage à Besançon pour le festival Circasismic. Un super fest organisé par l’asso du même nom, créée par différents acteurs de la scènes Bisontines, et qui regroupe sur un même site, Rock, Electro et art du cirque. C’est ma première édition et c’est l’occasion de revoir Pauwels, de faire quelques découvertes et surtout de revoir les Suisses de Coilguns qui ont sorti un super album et qui me tarde de découvrir sur scène.

On commence donc la journée avec Pauwels qui jouent comme à leur habitude au milieu du chapiteau. Le groupe a ajouté quelques touches un peu plus « electro » avec l’utilisation de synthé, le tout rendant leur musique encore plus folle. C’est toujours hyper bien joué et le fait de jouer au milieu du public apporte vraiment quelque chose de spécial à leur set. Un concert qui passe hyper vite et c’est encore un super moment passé avec eux. Si vous avez l’occasion de les voir, n’hésitez surtout pas. C’est un spectacle à voir!

Après cette bonne prestation, je retrouve Jona (Coilguns) en backstage pour une belle interview (à venir). Je prend un bon repas et je retrouve l’ami Seb, qui est venu de Pontarlier. On passe rapidement la tête pendant His Electric Blue Voice, leur noise punk me laisse de marbre et on part faire un petit tour du site.
On retourne dans le chapiteau bar pour Necrodancer. C’est plutôt bien exécuté mais comme le précédent groupe, ça ne me laisse pas un grand souvenir et on quitte après une vingtaine de minute la tente pour avoir un peu de calme.

Le groupe suivant s’appelle Brutus et c’est la belle découverte de la soirée. Le trio est emmenée par une batteuse / chanteuse qui martèle ses fûts comme une damnée tout en chantant avec autant d’énergie. Musicalement, on a un mélange de Post-Hardcore et de Punk. C’est hyper bien foutu et ça passe vraiment bien. Le seul bémol est dû au son qui ne permet pas d’entendre correctement la guitare. Vraiment dommage parce que pour le reste c’est vraiment hyper sympa. Le set passe donc vraiment hyper vite et il faudra que je suive d’un peu plus près ce groupe.

On passe maintenant au groupe pour lequel je suis là : Coilguns. Près de 4 ans sans les voir, l’attente était énorme. Et je n’ai pas été déçu. Quelle prestation des Suisses. C’était violent, c’était malsain, c’était fou. Malgré un petit soucis pour Jona avec un jack en milieu de set, qui a coupé une partie de « Millenials », le reste du concert était excellent. L’arrivée de Donatien apporte beaucoup dans le set, que ce soit musicalement et au niveau de la folie. Mais dur de détrôner Louis là dessus. Dès qu’il délaisse sa guitare, qu’il utilise sur quelques morceaux, il ne lui faut que quelques instants pour sauter dans le public, traverser de long en large la fosse ou encore vivre ses paroles à 4000%. C’est une attraction à lui tout seul. Derrière le boulot et toujours bien fait. Le groupe fait la part belle à son dernier né et les morceaux ultra malsain de ce nouvel opus prennent une excellente dimension en live, notamment mon préféré « Self Employment Scheme ». On ne retrouve que 2 vieux morceaux ce soir avec 2 extraits de Commuters, dont le monument « Earthians » qui cloture toujours à la perfection le set des Suisses. La soirée se termine donc à la perfection avec un set bien fou des Coilguns. Je ne verrai pas la prestation de Horskh, vu l’heure tardive et les 2 heures de route qui m’attendaient.

Setlist Coilguns :
– Anchorite
– Deletionism
– Submarine Warfare Anthem
– Ménière’s
– Millenials
– Blackboxing
– Self Employment Scheme
– Earthians

Après un passage bien trop court au Plein Air de Rock l’été dernier, les Autruches de Psykup reviennent dans l’Est au Hublot pour une date en tête d’affiche pour leur grosse tournée Ctrl+Alt+Fuck. Ils seront accompagnés ce soir par Hangman’s Chair qui vient défendre son petit dernier sorti il y a à peine 2 mois. 2 groupes aux identités sonores bien différentes, mais qui sont tout de même des références hexagonales. Des références qui n’attirent pas la foule puisqu’on n’a pas du dépasser les 50 personnes dans la salle. Il y a encore des assos qui se bougent pour faire vivre la scène, mais les gens s’en tamponnent… Il ne faudra pas se plaindre que plus rien ne bouge…

Passons sur ce petit coup de gueule et passons au groupe, c’est le plus important. On attaque donc par les leaders de la scène Sludge/Doom Française. Les banlieusards vont profiter d’une bonne heure de set pour défendre leur nouvel album. Musicalement, il faut accrocher. J’aime pourtant le style habituellement, mais là j’ai un peu de mal à accrocher, en tout cas sur la longueur. C’est pourtant hyper bien foutu et très bien exécuté. Le groupe joue beaucoup sur les lights et ça rend le show plutôt sympa. Alors je ne sais pas si c’est le son pas forcément au top, avec la guitare de Cédric qui était presque inaudible ou alors ce manque de chant plus guttural, mais je n’ai pas réussi à rentrer comme il faut dans ce set. Les quelques personnes présentes ont l’air d’apprécier plus que moi et répondent gentiment au groupe.

On continue la soirée avec Psykup. Je sais que l’ambiance va être un peu plus festive que pour Hangman’s Chair et ça se confirme dès l’intro. Le groupe débarque sur « Surfin’ USA » des Beach Boys, chemises hawaïennes et lunettes de soleil vissées sur la tête. Le groupe attaque ensuite par le duo d’ouverture de Ctrl+Alt+Fuck et donne tout de suite le ton. Peu importe le monde présent, le groupe se donne comme si la salle était pleine. La complicité entre les membres est énorme et ça se ressent à fond sur scène. En plus, le son est bon et le public répond tout de même bien présent. Côté setlist on est plus que gâté avec une grosse majorité de morceaux de Ctrl+Alt+Fuck et notamment les monstres « Cooler Than God » ou « Crisis Of Today ». A leurs côtés seulement 4 vieux titres, qui s’intègrent parfaitement aux côtés des nouveaux. Il faut dire que les « Do It Yourself », « Libido » ou « Love Is Dead » sont fait pour le live. Le groupe terminera son set par l’excellentissime « Teacher » qui mettra une baffe à tout le monde avant de partir.

Un peu déçu par le nombre de personne présente, mais la qualité des 2 sets (même si j’ai pas forcément apprécier Hangman’s) rattrape le tout!

Setlist Psykup :
– Violent Brazilian Massage
– We Will Win This War
– Do It Yourself
– Libido
– Shampoo The Planet
– Cooler Than God
– SSanta ClauSS (Write Me A Letter)
– Crisis Of Today
– The Intelligence
– Love Is Dead
– Teacher

Le passage des Dagoba chez Paulette marque ma reprise des concerts pour 2018 et mon vingtième concert des Dagoba. Ils seront accompagnés ce soir par les Allemands de Pyogenesis et par les lorrains de Temnein.

Ce sont les locaux qui vont ouvrir la soirée. Presque 5 ans après les vu à Nancy, je retrouve donc le quintet sur scène et l’avis que j’avais eu à l’époque ne changera pas. Le groupe tient très bien la scène et sera très bien suivi par un parterre déjà bien rempli. Le son est correct dans la salle et ça permet de bien apprécier le Death mélo du groupe. La soirée commence donc très bien.

On passe ensuite à Pyogenesis, que je vais découvrir ce soir. Le premier contact est un peu surprenant. Le groupe mélange plein de style et on est un peu perdu. Mais au fil du set cela commence à rentrer et on se retrouve vite à hocher de la tête, à reprendre les parties sing along demandées par le leader Flo V. Schwartz. Une frontman qui communique énormément et qui tente au maxi de nous parler en Français. Les mecs ont le smile sur scène, le public répond très bien au groupe et au final je passe un excellent moment.

On va terminer la soirée en beauté avec le retour de Dagoba en Lorraine. C’est un peu la découverte pour moi, parce que je ne les ai pas revu depuis le changement de line-up et ça passe tout seul. Que ce soit Bastos derrière les fûts ou Richard, qui joue à domicile, à la gratte. Il y a énormément de complicité entre les membres et ça se ressent sur scène. On croirait presque que les mecs tournent depuis des années ensemble. Le set sera relativement classique avec du vieux et du nouveau. Alors que je pensais que le groupe ouvrirait avec « Inner Sun » comme sur l’album, ils ont la bonne idée de balancer « I, Reptile » et « The Man You’re Not ». Les nouveaux morceaux sont taillés pour le live et sont bien repris dans la fosse. Un public qui répondra parfaitement à un Shawter déchaîné (les bons effets de la mirabelle). Circle Pit, Wall Of Death, Shawter fera même assoir tout le monde sur l’intro de « The White Guy » avant de faire sauter tout le monde (à la Slipknot sur Spit It Out). C’est sur ce vieux morceau que le groupe quittera quelques instants la scène pour revenir avec « The Great Wonder » et « The Things Within » afin de clôturer un set, toujours mené de main de maître. Si j’ai envie de chipoter un peu, je vais dire que c’était un peu court. Un petit « The Legacy Of Ares » de Black Nova avec un ou deux vieux morceaux n’aurait pas été de refus. Mais l’énergie et la bonne ambiance qui règne avec Dagoba est toujours aussi plaisante à voir sur scène.

Setlist :
– I, Reptile
– The Man You’re Not
– Black Smockers
– Inner Sun
– Stone Ocean
– When Winter…
– The Sunset Curse
– The Infinite Chase
– The White Guy (And The Black Ceremony)
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– The Great Wonder
– The Things Within

Un des premiers groupe de Métal que j’ai écouté, jamais vu en concert, le tout à Nancy devant 25000 personnes. Même si j’avais quand même quelques doutes quand à la qualité scénique, je ne pouvais pas rater ça. D’autant que pour une fois j’ai pu faire un concert avec des amis qui ne sont pas du tout dans le milieu.

On arrive quelques minutes avant le début du show de SOAD, on se place au niveau de la cabine son et on attends quelques minutes que Daron entre en scène avec « Soldier Side – Intro ». Le son est très bon pour de l’open air et ça va permettre au moins de bien entendre tout le monde. Mes craintes sur la qualité scénique se confirme assez rapidement : tempo ralenti, quelques pains, un Serj qui bouge aussi bien que Ozzy, Daron qui a perdu de sa folie. Bon il reste Shavo qui bouge toujours et John qui groove quand même bien derrière les fûts. Alors oui pour un groupe de cette envergure et avec autant de monde, on en attends toujours plus, surtout en tant que musiciens. Pour les autres et si on met ça de côté, la soirée a été excellente. Le groupe enchaîne les morceaux sans pauses et le public était très très vivant en sautant, chantant et pogotant dans presque toute la fosse. Alors oui, les morceaux sont court mais avoir une trentaine de morceau pour 1h30 de set, c’est vraiment cool. En plus de ça, SOAD a vraiment bien choisi sa setlist en piochant dans toute sa discographie.
Une fois la déception de ne pas avoir ce brin de folie et d’énergie qu’avait le groupe à ces débuts, on passe quand même un très bon moment.

Setlist :
Soldier Side – Intro
Suite-Pee
Prison Song
Violent Pornography
Aerials
Mind (Intro)
Mr. Jack
DDevil
Needles
Deer Dance
Radio/Video
Hypnotize
Dreaming (Middle Breakdown)
Pictures
Highway Song
Darts
Bounce
Suggestions
Psycho
Chop Suey!
Lost in Hollywood
Question!
Lonely Day
Kill Rock ‘n Roll
War?
B.Y.O.B.
Honey
This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
Cigaro
Toxicity
Sugar

Dès l’annonce de l’affiche, j’ai de suite su que cette nouvelle édition du Plein Air de Rock serait ma première. Rien que pour le retour de Psykup et Cult Of Luna ça valait le coup. Si on ajoute Nostromo et la découverte de Carpenter Brut, le tout pour un prix dérisoire, inutile de dire que le rendez-vous était pris. Pas de photo de ma part sur ce festival. J’avais envie de profiter un peu plus des concerts. D’autant qu’on est chouchouté. Le site est très sympa : il y a de la place, il y a de quoi se poser, le tout au milieu des arbres.

J’entame le fest avec les Messins de Dirty Red Shirts, que j’avais découvert en acoustique il y a quelques semaines de ça à la Machine. Et bien au complet c’est toujours aussi sympa. Il n’y a pas encore beaucoup de monde devant la petite scène, mais le public présent répond plutôt bien au groupe et ça permet de commencer ce Festival de la meilleur façon.

On continue le fest de loin avec Black Peaks et son Metalcore dans l’ensemble plutôt sympa, mais avec trop de chant clair. Ca avait l’air de plaire devant la scène, mais j’attendais ceux qui jouaient juste après.

Auteur d’un nouvel album excellent et après 9 ans sans les voir sur scène, l’attente était énorme. Je savais que le set de Psykup serait court donc je vous passerai la petite déception de n’avoir que 8 titres pour ce concert, tant la qualité scénique du groupe n’a pas bougé d’un poil. Les 2 nouveaux sont très bien intégrés et le reste fait le boulot. Que ça soit Brice, toujours aussi impressionnant derrière les fûts, ou le duo Ju / Milka qui tient la scène comme un seul homme. Le set sera fortement orienté sur Ctrl + Alt + Fuck avec le duo d’entrée « Violent Brazilian Massage » et « We Will Win This War » qui donne tout de suite le ton. Le son n’est par contre pas au top (ça sera plus ou moins une constante sur ce fest) avec des gros buzz par moment qui gêne beaucoup. Pour le reste c’est le top. Le nouvel album sur scène est excellent et les vieux morceaux sont toujours aussi bon. Le public se régale et le bordel devant la scène fait plaisir à voir. Après un « Teacher » énormissime le groupe quitte la scène, auteur un excellent set. A revoir très vite en tête d’affiche pour un show beaucoup plus long. Et comme il le dise au début de l’album : ‘They’re back’ et ça fait plaisir.

Setlist Psykup :
Violent Brazilian Massage
We Will Win This War
Do It Yourself
Shampoo The Planet
Cooler Than God
Love Is Dead
The Intelligence
Teacher

On enchaîne direct avec la machine de guerre Nostromo. Découvert (oui honte à moi) il y a quelques mois en première partie de Gojira, les Suisses m’avaient fortement tapé dans l’oreille et c’est donc avec plaisir que je reprend un petit coup de rouleau compresseur. Le groupe est en forme et le public de Jarny répondra parfaitement aux assaults Grindcore des Suisses. La journée défile et les tartes s’enchaînent, ça fait du bien.

J’écoute de loin Sikth en me restaurant. Ca à l’air plutôt sympa, mais j’ai du mal avec les 2 chanteurs. Autant dans Psykup ça se marie bien, autant là, j’ai du mal à rentrer dedans.
J’essaie également de me faire à The Inspector Cluzo. C’est bien foutu, mais le côté rock / impro me saoule assez vite. En tout cas le public apprécie quand même le concert et réserve un bel accueil au groupe qui n’a rien de Métal.

La nuit et la pluie sont là pour le concert de Carpenter Brut. Je n’ai écouté que 2, 3 titres mais je me dis que de l’électro joué en live avec 2 vrais zicos, ça doit quand même valoir le coup. Et c’est le cas, ça passe plutôt très bien sur scène, même si à la longue ça devient un peu trop répétitif. La fatigue de la journée et l’attente de CoL n’aidant sûrement pas à apprécier pleinement ce concert. Comme tout au long de la journée, le public répond présent et ce malgré des styles bien différents. La petite reprise de « Maniac » de Flashdance permet de terminer le set avec des centaines de Métalleux chantant un tube des années 80. Qui a dis que le Métal était réservé qu’à des gros bourrins.

La fin de soirée arrive avec Cult Of Luna qui sont à Jarny pour leur unique date en France cette été. Autant dire que j’attendais ça avec impatience. Pas de Julie Christmas ce soir donc rien de Mariner, mais le plaisir de retrouver les « vieux » titres sur scènes. Le son est bien fat, même si on retrouve encore ces soucis de buzz et les lights sont toujours aussi magnifique. J’avais envie de voyager avec CoL et ça sera chose faite. Ils savent y faire les Suédois en démarrant directement avec LE morceau que j’attendais le plus : « Vicarious Redemption ». Les yeux se ferment et je me laissent bercer par la musique du groupe. Pendant plus d’une heure, je ne sens plus la pluie, je ne suis plus fatiguée, je suis juste ailleurs. Il faut dire que le groupe a mis les atouts de son côté en incluant « Dim » à la setlist aux côtés des plus classiques « Ghost Trail » ou « In Awe Of » pour clôturer ce set. Le groupe était en plus dans une belle forme avec notamment un Johannes qui passera une grosse partie de son temps sur le promontoire devant la scène. Je crois que je ne peux pas rajouter grand chose, à part que ce groupe sur scène est juste incroyable.

Setlist Cult Of Luna :
Vicarious Redemption
I: The Weapon
Dim
Owlwood
Ghost Trail
Disharmonia
In Awe Of

Cette première édition du Plein Air de Rock, ne sera certainement pas la dernière car le cadre et l’organisation aux petits oignons sont au top. Reste plus qu’une bonne programmation et ça fait un super petit fest.

Depuis 2010, le Impetus Festival nous proposent de très bon concert entre la France et la Suisse. Cette édition 2017 ne déroge pas à la règle et je me rends donc à la Poudrière pour la soirée avec Regarde Les Hommes Tomber, DELUGE, Pauwels et Erwan Keravec.

On commence avec le très conceptuel set de Erwan Keravec qui déambule seul au milieu de la Poudrière. J’ai beaucoup de mal à entrer dans ce concert et j’écoute de loin en attendant que ça se termine.

On reste dans le conceptuel avec Pauwels, mais cette fois c’est beaucoup plus sympa. Les Strasbourgeois, accompagnés ce soir par Fre (ex Membrane) à la deuxième batterie, proposent un MathCore instrumental ultra bien foutu et joue au milieu de la salle. Le contact avec le public est donc très présent et cela se ressent puisque l’accueil est excellent. L’énergie que déploie le groupe est énorme et ça fait un bien fou de voir un groupe comme ça. La demi-heure passe hyper vite et on a qu’une envie, c’est de les revoir. Si ça passe par chez vous, n’hésitez surtout pas.

Je retrouve ensuite les DELUGE sur scène. Comme d’habitude le show de DELUGE est excellent. On sent que l’enchaînement des dates les faits progresser encore et encore. Le show est rodé, les lights collent toujours parfaitement à la musique et les zicos montrent toujours une grosse envie. Le public suit plutôt bien le groupe et le concert se passe bien. Le set sera un peu cours et on n’aura donc pas le droit à Aether en entier, mais c’est avec plaisir qu’on se prend les « Avalanche », « Melas/Kohle » ou « Houle ». Là encore la demi-heure passe vite et permet de continuer la soirée de la meilleure des façons.

On passe ensuite à Regarde Les Hommes Tomber que je vais découvrir sur scène. Je ne suis pas un adepte de Black, mais force est de constater que la réputation du groupe n’est plus à faire. C’est carré, c’est puissant et bien sûr l’ambiance est là. Petite bougie, bâtons d’encens pour diffuser de la fumée, lumière à forte tendance rouge. C’est chiant pour faire des photos, mais ça participe grandement aux shows. Ne connaissant que peu le groupe et n’étant pas hyper fan du style, j’ai du mal à rester captiver tout au long du set. Mais la qualité est là et la soirée se termine très bien.

Alors que leur album Unplugged est une énorme réussite, il me tardait de découvrir Klone version acoustique en live. C’est chose faite grâce à Metal Ride qui les accueillent à la Machine en compagnie de Dive Into The Sea et Tolstoi.

J’arrive dans la Machine alors que Dive Into The Sea à déjà commencé son set. Le jeune homme propose un folk plutôt gentillet. Il a un peu de mal à captiver l’auditoire et peine à se faire entendre et ça n’aide pas à rentrer dans sa musique. On fait 2, 3 photos et on va chercher une bière.

On passe ensuite à Tolstoi qui officie habituellement dans un Post-Hardcore mais qui va me faire découvrir sa musique en acoustique. C’est franchement bien réussi et après quelques minutes pour se mettre dedans, le groupe arrive à me faire hocher la tête. L’adaptation des morceaux passent vraiment bien et c’est bien énergique. Le groupe est en terrain conquis puisque pas mal de personne ont l’air de les connaître. Les 40 minutes de set passeront donc très très bien, avec en point d’orgue une belle reprise de « What Is Love » d’Haddaway qui en plus de m’avoir bien fait rire, était très bien adaptée.

Arrive enfin le maître de la soirée dans sa version acoustique. Aldrick et Guillaume aux guitares, Yann au chant et Armelle qui en plus d’apporter une touche féminine au groupe, vient agrémenter les morceaux de son accordéon, de percussion ou de clavier. Le concert commence comme sur le CD par « Immersion » qui, comme son nom l’indique nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. Ca va être beau. Yann a une voix toujours aussi incroyable et nous transporte aisément. Le public venu en nombre accueille chaleureusement le groupe et le groupe le lui rend bien au vu des sourires affiché sur scène. On va retrouver la quasi intégralité de l’album ce soir, puisque seul « Into The Void » n’est pas présent. On retrouve donc les excellents « Grim Dance » ou « Come Undone » au côté de la belle reprise de Depeche Mode « People Are People » et de ce magnifique « Nebulous » qui prend encore plus aux tripes dans cette version acoustique. Le groupe quittera rapidement la scène après ce morceau pour revenir avec « Rocket Smoke » qui clôturera ce magnifique concert. Si vous avez l’occasion de les voir en acoustique, foncez. Vous ne serez pas déçu.

Setlist Klone :

Immersion
Fog
Grim Dance
People Are People
The Silent Field Of Slaves
Gone Up In Flames
Come Undone
Summertime
Nebulous
———————-
Rocket Smoke

Galerie :

Dive Into The Sea :

Tolstoi :

Klone :

Premier concert de l’année pour la Souris Verte qui accueille les plus Japonais des Parisiens de Rise Of The Northstar qui viennent défendre leur premier album Welcame. Ils seront accompagnés des The ARRS, pour leur dernière tournée, ainsi que des Nancéiens de Straight Hit Back.

La soirée attaque donc par les lorrains de Straight Hit Back qui sortent d’une résidence à la Souris Verte et qui propose un Metal Hardcore plutôt bien foutu. Le groupe est bien en place, mais la grande scène a l’air un poil trop grande pour eux. Seul le chanteur prend plutôt bien la mesure de la scène. Il faut dire aussi que le public est pour l’instant assez clairsemé et écoute attentivement ce que fait le groupe. Malgré cela, on passe un bon moment et la demi heure allouée passe plutôt vite.

La soirée continue avec The ARRS qui entame ce soir sa dernière tournée. Le groupe n’a que 45 minutes de jeu et va devoir condensé le set. Celui-ci sera fortement orienté sur Khronos avec une entame sur « Kombat » comme sur l’album. Le son n’est pas forcément au top, mais on arrive quand même à bien suivre le groupe. Dans le public ça commence à bien se réveiller et ça n’hésite pas à pousser de la voie lorsque Nico le demande. Sur scène le groupe est dans une très belle forme et prend énormément de plaisir à jouer. Côté setlist assez peu de vieux morceaux donc, mais c’est avec plaisir qu’on retrouve « Au Coeur De L’Arène » et « Originel ». Les nouveaux morceaux passent toujours aussi bien. J’ai toujours un peu de mal à me faire à la nouvelle version de « Passion », mais il est vrai qu’elle colle bien avec l’orientation actuelle du groupe. Le groupe finira sur « Du Berceau A La Tombe » qui met une dernière torgnolle à tous le monde

Setlist :
Kombat
Au Coeur De L’Arène
Acta Non Verba
Du Ciel Et De La Terre
Hors Norme
Originel
Le Journal De Ma Haine
Authentiques Indignés
IV Horizons
Passion
Du Berceau A La Tombe

Petite pause bière avant de revenir en salle avec Rise Of The Northstar qui attaque avec « Again And Again ». Le groupe est bien en forme et bougera beaucoup. Même Vithia, pourtant toujours souffrant de son dos et ne devant même pas joué s’il avait écouté son médecin, donnera tout ce qu’il a. Musicalement, on aime ou on n’aime pas. Dans le public ça a l’air d’aimer vu le bon bordel qui règne. De mon côté ça passe très bien également. C’est énergique et c’est assumé à fond. Le set mélangera l’EP Demonstrating My Sayia Style avec les excellents « Sound Of Wolves » ou le titre éponyme et le premier album Welcome avec là aussi du très lourd avec « The New Path » ou « Samouraï Spirit » bien repris par le public. Le groupe quittera quelques instants la scène avant de revenir pour un rappel avec « What The Fuck » et « Bosozoku ». Un concert bien mené par ROTNS qui continue son ascension dans le paysage Metal en France.

Setlist :
Again and Again
Bejita’s Revenge
Sound of Wolves
The New Path
Protect Ya Chest
One 4 All
Welcame (Furyo State of Mind)
Samuraï Spirit
Dressed All in Black
Show Me Your Respect
Authentic
Demonstrating My Saiya Style
Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)
—————————
What the Fuck
Bosozoku

Galerie :

Straight Hit Back :

The ARRS :

Rise Of The Northstar :

Initialement prévu à la Machine, le concert des amis Suisses de Closet Disco Queen a été reprogrammé à la dernière minute à la Colline, suite au soucis de navigation de la péniche. La Colline, c’est une maison d’habitation qui sert de petite salle pour des concerts intimiste et ultra sympa grâce à l’accueil de Flo et Clem, les propriétaires des lieux. De quoi passer un bon moment avec Jona et Luc qui joue une zik qui colle parfaitement à l’ambiance du soir.

Une petite vingtaine de personnes assistent à la prestation du duo. Attentifs, le public est captivé par la musique et le niveau de jeu des deux compères. Le groupe nous propose une grande partie de son prochain EP qui va sortir au printemps et ça s’annonce tout aussi bon. Le groupe qui commence sa tournée est bien en forme et le set se déroulera dans une ambiance bonne enfant, les deux Suisses n’étant pas les derniers sur la déconnades. Seul petit point faible du set viendra avec le cassage d’une corde qui obligera a avoir un petit entracte au milieu du set. Cela permettra néanmoins au groupe de reprendre tranquillement avec « In Your Dreams » en enchaînant avec « The Shag Wag ». Juste avant de terminer ce bon concert, le groupe dévoile un morceau composé il y a une semaine et joué seulement pour la deuxième fois en live, suivi de « Black Saber » qui vient terminer cet excellent set.

De nouveau surpris et bluffé par la qualité du boulot des Closet Disco Queen, dans une ambiance unique qui a donné un très gros plus à ce concert. Encore merci à Flo et Clem pour l’accueil et forcément à Jona et Luc pour l’heure de rock!

Quoi de mieux pour faire la fête de la musique (un jour en avance) que d’aller revoir les Américains de Walls Of Jericho défendre leur nouvel album chez Paulette. Pas grand chose je pense. La soirée sera ouverte par les amis Alsaciens de Six Grammes Eight et les Lorrains de Downfall. Malheureusement pas forcément bien placé dans le calendrier (retour de Hellfest), la soirée va manquer de public avec environ 100 personnes, mais qui répondra plutôt bien présent.

On attaque donc avec le Hardcore de Downfall. C’est plutôt bien foutu et bien entraînant, mais ça manque un poil d’énergie pour plus captiver. Xavier se démène pourtant en arpentant la scène de long en large. Le son est bon dans la salle et ça me permet de bien découvrir le groupe. Le public reste un peu discret et se contente de quelques applaudissements entre les morceaux. Un peu dommage mais la soirée commence seulement et les gens sont là pour Walls Of Jericho.

La suite arrive avec les Six Grammes Eight que je n’avais pas revu depuis 3 ans. Je découvre donc le nouveau line up avec le retour d’une deuxième gratte qui va apporter un peu plus de puissance au groupe. Le groupe est bien en forme et va délivrer un bon set. Le public se réveille petit à petit et on voit les premiers mosh arriver. Ca reste plutôt calme mais l’accueil augmente un petit peu en intensité. Il faut dire que Pico, toujours aussi intenable ne lâche pas vraiment le public et demande à tout le monde de bouger. La soirée continue donc de monter en puissance avant l’arrivée de Candace et sa bande.

L’arrivée se fait sur l’intro du nouvel album en enchaînant avec « Illusion of Safety » suivi du tube « A Trigger Full Of Promises ». Le ton est donc donné direct, le groupe est en forme et le public l’est tout autant. Malgré un faible nombre de personne ça bouge vraiment beaucoup devant la scène, pour le plus grand plaisir de Candace qui tient comme à son habitude la scène de main de maître. Le reste du groupe est au diapason et ça saute un peu partout. L’accent est forcément mis sur le nouvel album avec les excellents « Forever Militant » ou « Relentless ». Le reste est plutôt classiques avec les « All Hail The Dead » ou « Feeding Frenzy ». Dans le public, on sent que les nouveaux titres ne sont pas encore tout à fait assimilé et les gens ont du mal à reprendre les paroles avec Candace. L’ambiance reste tout de même au top et ça suit les directives à la lettre, notamment pour le final avec « The American Dream » où les doigts d’honneur sont levés bien haut. Le groupe laisse un petit temps la scène avant de revenir avec « Revival », l’un des titres les plus emblématiques du groupe, où tout le monde va chanter et danser une dernière fois.

Setlist :

Illusion of Safety
A Trigger Full of Promises
Feeding Frenzy
No One Can Save You From Yourself
Forever Militant
I Know Hollywood and You Ain’t It
All Hail the Dead
Reign Supreme
Relentless
Fight the Good Fight
Playing Soldier Again
The American Dream
—————————-
Revival Never Goes Out of Style