Archive for the ‘Chronique Live’ Category

Alors que leur album Unplugged est une énorme réussite, il me tardait de découvrir Klone version acoustique en live. C’est chose faite grâce à Metal Ride qui les accueillent à la Machine en compagnie de Dive Into The Sea et Tolstoi.

J’arrive dans la Machine alors que Dive Into The Sea à déjà commencé son set. Le jeune homme propose un folk plutôt gentillet. Il a un peu de mal à captiver l’auditoire et peine à se faire entendre et ça n’aide pas à rentrer dans sa musique. On fait 2, 3 photos et on va chercher une bière.

On passe ensuite à Tolstoi qui officie habituellement dans un Post-Hardcore mais qui va me faire découvrir sa musique en acoustique. C’est franchement bien réussi et après quelques minutes pour se mettre dedans, le groupe arrive à me faire hocher la tête. L’adaptation des morceaux passent vraiment bien et c’est bien énergique. Le groupe est en terrain conquis puisque pas mal de personne ont l’air de les connaître. Les 40 minutes de set passeront donc très très bien, avec en point d’orgue une belle reprise de « What Is Love » d’Haddaway qui en plus de m’avoir bien fait rire, était très bien adaptée.

Arrive enfin le maître de la soirée dans sa version acoustique. Aldrick et Guillaume aux guitares, Yann au chant et Armelle qui en plus d’apporter une touche féminine au groupe, vient agrémenter les morceaux de son accordéon, de percussion ou de clavier. Le concert commence comme sur le CD par « Immersion » qui, comme son nom l’indique nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. Ca va être beau. Yann a une voix toujours aussi incroyable et nous transporte aisément. Le public venu en nombre accueille chaleureusement le groupe et le groupe le lui rend bien au vu des sourires affiché sur scène. On va retrouver la quasi intégralité de l’album ce soir, puisque seul « Into The Void » n’est pas présent. On retrouve donc les excellents « Grim Dance » ou « Come Undone » au côté de la belle reprise de Depeche Mode « People Are People » et de ce magnifique « Nebulous » qui prend encore plus aux tripes dans cette version acoustique. Le groupe quittera rapidement la scène après ce morceau pour revenir avec « Rocket Smoke » qui clôturera ce magnifique concert. Si vous avez l’occasion de les voir en acoustique, foncez. Vous ne serez pas déçu.

Setlist Klone :

Immersion
Fog
Grim Dance
People Are People
The Silent Field Of Slaves
Gone Up In Flames
Come Undone
Summertime
Nebulous
———————-
Rocket Smoke

Galerie :

Dive Into The Sea :

Tolstoi :

Klone :

Premier concert de l’année pour la Souris Verte qui accueille les plus Japonais des Parisiens de Rise Of The Northstar qui viennent défendre leur premier album Welcame. Ils seront accompagnés des The ARRS, pour leur dernière tournée, ainsi que des Nancéiens de Straight Hit Back.

La soirée attaque donc par les lorrains de Straight Hit Back qui sortent d’une résidence à la Souris Verte et qui propose un Metal Hardcore plutôt bien foutu. Le groupe est bien en place, mais la grande scène a l’air un poil trop grande pour eux. Seul le chanteur prend plutôt bien la mesure de la scène. Il faut dire aussi que le public est pour l’instant assez clairsemé et écoute attentivement ce que fait le groupe. Malgré cela, on passe un bon moment et la demi heure allouée passe plutôt vite.

La soirée continue avec The ARRS qui entame ce soir sa dernière tournée. Le groupe n’a que 45 minutes de jeu et va devoir condensé le set. Celui-ci sera fortement orienté sur Khronos avec une entame sur « Kombat » comme sur l’album. Le son n’est pas forcément au top, mais on arrive quand même à bien suivre le groupe. Dans le public ça commence à bien se réveiller et ça n’hésite pas à pousser de la voie lorsque Nico le demande. Sur scène le groupe est dans une très belle forme et prend énormément de plaisir à jouer. Côté setlist assez peu de vieux morceaux donc, mais c’est avec plaisir qu’on retrouve « Au Coeur De L’Arène » et « Originel ». Les nouveaux morceaux passent toujours aussi bien. J’ai toujours un peu de mal à me faire à la nouvelle version de « Passion », mais il est vrai qu’elle colle bien avec l’orientation actuelle du groupe. Le groupe finira sur « Du Berceau A La Tombe » qui met une dernière torgnolle à tous le monde

Setlist :
Kombat
Au Coeur De L’Arène
Acta Non Verba
Du Ciel Et De La Terre
Hors Norme
Originel
Le Journal De Ma Haine
Authentiques Indignés
IV Horizons
Passion
Du Berceau A La Tombe

Petite pause bière avant de revenir en salle avec Rise Of The Northstar qui attaque avec « Again And Again ». Le groupe est bien en forme et bougera beaucoup. Même Vithia, pourtant toujours souffrant de son dos et ne devant même pas joué s’il avait écouté son médecin, donnera tout ce qu’il a. Musicalement, on aime ou on n’aime pas. Dans le public ça a l’air d’aimer vu le bon bordel qui règne. De mon côté ça passe très bien également. C’est énergique et c’est assumé à fond. Le set mélangera l’EP Demonstrating My Sayia Style avec les excellents « Sound Of Wolves » ou le titre éponyme et le premier album Welcome avec là aussi du très lourd avec « The New Path » ou « Samouraï Spirit » bien repris par le public. Le groupe quittera quelques instants la scène avant de revenir pour un rappel avec « What The Fuck » et « Bosozoku ». Un concert bien mené par ROTNS qui continue son ascension dans le paysage Metal en France.

Setlist :
Again and Again
Bejita’s Revenge
Sound of Wolves
The New Path
Protect Ya Chest
One 4 All
Welcame (Furyo State of Mind)
Samuraï Spirit
Dressed All in Black
Show Me Your Respect
Authentic
Demonstrating My Saiya Style
Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)
—————————
What the Fuck
Bosozoku

Galerie :

Straight Hit Back :

The ARRS :

Rise Of The Northstar :

Initialement prévu à la Machine, le concert des amis Suisses de Closet Disco Queen a été reprogrammé à la dernière minute à la Colline, suite au soucis de navigation de la péniche. La Colline, c’est une maison d’habitation qui sert de petite salle pour des concerts intimiste et ultra sympa grâce à l’accueil de Flo et Clem, les propriétaires des lieux. De quoi passer un bon moment avec Jona et Luc qui joue une zik qui colle parfaitement à l’ambiance du soir.

Une petite vingtaine de personnes assistent à la prestation du duo. Attentifs, le public est captivé par la musique et le niveau de jeu des deux compères. Le groupe nous propose une grande partie de son prochain EP qui va sortir au printemps et ça s’annonce tout aussi bon. Le groupe qui commence sa tournée est bien en forme et le set se déroulera dans une ambiance bonne enfant, les deux Suisses n’étant pas les derniers sur la déconnades. Seul petit point faible du set viendra avec le cassage d’une corde qui obligera a avoir un petit entracte au milieu du set. Cela permettra néanmoins au groupe de reprendre tranquillement avec « In Your Dreams » en enchaînant avec « The Shag Wag ». Juste avant de terminer ce bon concert, le groupe dévoile un morceau composé il y a une semaine et joué seulement pour la deuxième fois en live, suivi de « Black Saber » qui vient terminer cet excellent set.

De nouveau surpris et bluffé par la qualité du boulot des Closet Disco Queen, dans une ambiance unique qui a donné un très gros plus à ce concert. Encore merci à Flo et Clem pour l’accueil et forcément à Jona et Luc pour l’heure de rock!

Quoi de mieux pour faire la fête de la musique (un jour en avance) que d’aller revoir les Américains de Walls Of Jericho défendre leur nouvel album chez Paulette. Pas grand chose je pense. La soirée sera ouverte par les amis Alsaciens de Six Grammes Eight et les Lorrains de Downfall. Malheureusement pas forcément bien placé dans le calendrier (retour de Hellfest), la soirée va manquer de public avec environ 100 personnes, mais qui répondra plutôt bien présent.

On attaque donc avec le Hardcore de Downfall. C’est plutôt bien foutu et bien entraînant, mais ça manque un poil d’énergie pour plus captiver. Xavier se démène pourtant en arpentant la scène de long en large. Le son est bon dans la salle et ça me permet de bien découvrir le groupe. Le public reste un peu discret et se contente de quelques applaudissements entre les morceaux. Un peu dommage mais la soirée commence seulement et les gens sont là pour Walls Of Jericho.

La suite arrive avec les Six Grammes Eight que je n’avais pas revu depuis 3 ans. Je découvre donc le nouveau line up avec le retour d’une deuxième gratte qui va apporter un peu plus de puissance au groupe. Le groupe est bien en forme et va délivrer un bon set. Le public se réveille petit à petit et on voit les premiers mosh arriver. Ca reste plutôt calme mais l’accueil augmente un petit peu en intensité. Il faut dire que Pico, toujours aussi intenable ne lâche pas vraiment le public et demande à tout le monde de bouger. La soirée continue donc de monter en puissance avant l’arrivée de Candace et sa bande.

L’arrivée se fait sur l’intro du nouvel album en enchaînant avec « Illusion of Safety » suivi du tube « A Trigger Full Of Promises ». Le ton est donc donné direct, le groupe est en forme et le public l’est tout autant. Malgré un faible nombre de personne ça bouge vraiment beaucoup devant la scène, pour le plus grand plaisir de Candace qui tient comme à son habitude la scène de main de maître. Le reste du groupe est au diapason et ça saute un peu partout. L’accent est forcément mis sur le nouvel album avec les excellents « Forever Militant » ou « Relentless ». Le reste est plutôt classiques avec les « All Hail The Dead » ou « Feeding Frenzy ». Dans le public, on sent que les nouveaux titres ne sont pas encore tout à fait assimilé et les gens ont du mal à reprendre les paroles avec Candace. L’ambiance reste tout de même au top et ça suit les directives à la lettre, notamment pour le final avec « The American Dream » où les doigts d’honneur sont levés bien haut. Le groupe laisse un petit temps la scène avant de revenir avec « Revival », l’un des titres les plus emblématiques du groupe, où tout le monde va chanter et danser une dernière fois.

Setlist :

Illusion of Safety
A Trigger Full of Promises
Feeding Frenzy
No One Can Save You From Yourself
Forever Militant
I Know Hollywood and You Ain’t It
All Hail the Dead
Reign Supreme
Relentless
Fight the Good Fight
Playing Soldier Again
The American Dream
—————————-
Revival Never Goes Out of Style

En ce début de mois de Juin, les Canadiens de Cancer Bats posaient leurs valises sur la péniche Nancéenne La Machine à Vapeur. L’occasion d’aller faire tanguer le navire avec les énergiques Chauves Souris qui seront accompagné par les Messins de Tess.

Découverte pour moi du groupe, mais c’est un plaisir de retrouver sur scène Vince et Arno que je n’avais pas revu sur scène depuis la fin de X-Vision. Le Metal Hardcore du combo fait mouche tout de suite, il faut dire que pas mal de spectateurs sont venus pour eux et le soutien est donc au beau fixe. Le son est plutôt bon dans la péniche et permet de bien apprécier la musique du combo. Le groupe essaie malgré la petite scène de bouger au maximum. Notamment Vince qui a du mal à tenir en place et qui descendra même dans le public pendant un braveheart bien violent peu avant la fin du set. L’ambiance est donc au top pour ce début de soirée avant la tête d’affiche.

Les Canadiens arrivent sur scène avec un enchaînement qui va donné le ton pour ce set: énergie et puissance. Entamer par « Children Of The Grave », « Hail Destroyer » et « Sabotage » ça défonce bien. Le public met un peu de temps pour se mettre en route, il attendra que Liam nous demande d’arrêter de faire des photos pour vraiment se lâcher. J’avais pas forcément ressenti une gêne pour le public, mais c’est ce que Liam me dira après leur concert. En tout cas sur scène c’est intenable, malgré l’étroite scène. Liam et Jaye bougent partout, Mike martèlent ses fûts, seul Scott est un peu plus discret. Le set s’enchaîne à grande vitesse avec les excellents « Lucifer’s Rocking Chair », « R.A.T.S » ou « Sorceress ». Les nouveaux morceaux sont également très bien reçu par un public tout acquis à la cause des Canadiens. Liam s’efforcera de nous parler en Français, c’est toujours sympa quand un groupe Anglophone prend la peine de nous parler dans notre langue. La fin de set sera elle dévastatrice avec un quatuor final qui fait très mal et surtout un Bricks & Mortar qui aura bien fait tanguer la péniche. Premier set en tête d’affiche avec les Chauve Souris et une bien belle torgnole qui fait du bien.

Setlist :

Children of the Grave (Black Sabbath cover)
Hail Destroyer
Sabotage (Beastie Boys cover)
Lucifer’s Rocking Chair
Beelzebub
Road Sick
Arsenic in the Year of the Snake
Black Metal Bicycle
R.A.T.S
Shillelagh
Sorceress
Satellites
Scared to Death
True Zero
Old Blood
Cursed With A Conscience
Pneumonia Hawk
Deathsmarch
All Hail
Bricks & Mortar

Après Textures à la fin du mois de Février, les Montpelliérains de Hypno5e posent leur valise à Colmar pour venir défendre leur nouvel opus. Ils seront accompagnés des amis de The Apostasy et des Mulhousiens de Timeless.

Ce sont les Timeless qui commencent la soirée. La petite salle est plutôt bien garnie et les Mulhousiens sont venus avec quelques potes qui vont mettre l’ambiance. En même temps le chanteur ne tient pas en place et ce pour le grand plaisir du public. Le son est plutôt bon (quelques larsens viendront perturber le set) et permet de bien suivre ce que fait le groupe. De ce côté là, j’ai un peu de mal à me mettre dedans avec de nombreuses longueurs qui me font un peu perdre le fil. Les jeunes sont pourtant bien doués derrière leur instru et il y a tout de même quelques parties intéressantes. La demi-heure passe donc plutôt bien et fait parfaitement office de mise en bouche.

Si Timeless joue devant une partie du public conquis, pour les Apostasy, c’est un autre son de cloche. Premier concert de l’autre côté des montagnes vosgiennes et tout à prouver à un parterre qui réponds finalement parfaitement au Métal Ambiant du duo. Bien aidé par un bon son, le groupe réussi à capter l’attention, même si Tof doit reprendre un peu le public par moment. Sur scène, on regrette le placement scénique du soir qui fait forcément un vide sur scène, mais la taille de la scène ne permet pas vraiment d’autres solutions. Pour le reste le set se déroule bien, malgré quelques pains que seuls les connaisseurs décèleront et les 40 minutes alloués nous mettent bien dans le bain pour Hypno5e.

Le combo est attendu par l’ensemble de l’auditoire et dès les premières notes de « In Our Deaf Lands » on sait que le concert va être bon avec un excellent son, un groupe en forme et des lights magnifiques. Le groupe est très bien soutenu par un public qui est là pour ça. Que ce soit les anciens morceaux, placés en milieu de set, qui ont bien la cote, comme le grandiose « Maintained Relevance Of Destruction Pt.II » (même si je préfère la I) ou « Gehenne » ou les nouveaux morceaux que nous découvrons sur scène. Beaucoup de têtes oscillent au rythme de la musique et le duo vocal Manu / Gredin nous captivent avec une prestation de haute volée. Le gros regret de la soirée va être l’absence des projections qui font leur retour sur cette tournée et dont nous ne profitons pas par manque de place. Le temps passe très vite et le joyeux bordel de « Tutuguri » vient déjà mettre un terme à un set bien ficelé et bien mené par le quatuor. Vu le nombre de CDs vendu à la fin du set, l’avenir paraît bien radieux pour Hypno5e et qui le mérite amplement au vue de la prestation de 5 étoiles de ce soir.

Setlist :
– East Shore – Landscape In The Mist
– East Shore – In Our Deaf Lands
– Maintained Relevance Of Destruction Pt.II
– Acid Mist Tomorrow
– Gehenne Pt.II
– Gehenne Pt.III
– West Shore – Where We Lost The Ones
– West Shore – Memories
– South Shore – Blind Man’s Eye
– Tutuguri

Alors que leur dernier joyaux vient de sortir, Textures vient poser ses valises à Colmar pour nous présenter ses nouveaux morceaux. Ils seront accompagnés pour l’occasion de Uneven Structure et de D E L U G E.

Ce sont les Lorrains de D E L U G E qui vont entamer la soirée. Le groupe est plutôt en forme ce soir, même si l’étroite place laissée par tout le matos de Textures ne leur permettra pas de bouger énormément. Le son est correct, même si les grattes ne seront pas assez distincts, me donnant parfois du mal à reconnaître des morceaux que je connais pourtant bien. Devant la scène, le parterre est un peu vide et amorphe. Une erreur d’impression des billets à fait que les gens sont venus pour 20h30 alors que le début des concerts étaient à 20h, donc pas mal de monde à rater D E L U G E. Pour les autres ils étaient là pour Textures et ils ont été plus attentifs que participatifs. En tout cas le set de la bande à FT passera vraiment bien et le show lumière apporte toujours un gros plus pour la musique (même si c’est une plaie pour faire des photos).

La suite vient avec Uneven Structure, que j’avais découvert en 2012 en ouverture de Textures également. A l’époque j’avais eu du mal à me mettre dedans et à bien apprécier totalement leur musique. Il en sera de même ce soir. C’est super bien joué, c’est bien en place et le chanteur à une belle présence sur scène. Mais je dois m’absenter en cours de set pour filer faire mon interview avec D E L U G E et couper un set en cours de route n’aide pas à bien l’apprécier. Mes collègues présent sur place m’en diront beaucoup de bien, même si comme je l’avais déjà relevé il y a 4 ans, il manque un peu d’énergie dans les compos.

Retour dans la salle avant que Textures commence son set. Un set qui commence par « One Eye For A Thousand » et qui fait une belle intro au concert. Le son est très bon et le groupe est bien en forme. A part Stef qui mettra quelques chansons pour trouver un bon rythme de croisière. Pour les autres, c’est au top avec de l’énergie et surtout un sourire qui sera là tout le long du set. Tournée pour défendre Phenotype oblige, la setlist est fortement orientée sur cette nouvelle pépite. Et ce n’est pas pour me déplaire puisque les terribles « Oceans Collide » ou « New Horizons » viennent cotoyer les plus anciens et non moins excellent « Old Days Born Anew » ou « Swandive ». La bonne surprise vient de « Reaching Home » que je découvre en live et qui passe très bien et qui va précéder les magnifiques titres que sont « Awake » et le grandiose duo « Zman », avec Uri seul derrière son piano, et « Timeless » qui viennent clôturer la première partie de set. Le placement aurait peut-être été plus judicieux au début du rappel, mais celui-ci est tellement bon qu’on va laisser filer. En effet l’enchaînement de départ de Drawing Circles avec « Drive » et « Regenesis », suivi des tueries « Singularity » et « Laments Of An Icarus » terminent avec perfection un set parfaitement exécutés par les Bataves.

Setlist
– One Eye for a Thousand
– Oceans Collide
– Old Days Born Anew
– New Horizons
– Shaping a Single Grain of Sand
– Swandive
– Reaching Home
– Illuminate the Trail
– Awake
– Zman
– Timeless
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– Drive
– Regenesis
– Singularity
– Laments of an Icarus

Après avoir été reporté 2 fois, les Dagoba pouvaient enfin poser leurs valises dans la cité des Images et je pouvait ouvrir mon année concert par un 19ème concert des Marseillais. Ils sont accompagnés ce soir de AqME et des locaux de The Apostasy.

The Apostasy commence donc la soirée devant un parterre réduit. La faute à des conditions de circulations compliquées qui ont conduit pas mal de gens à doubler leur temps de route pour venir jusqu’à Epinal. Pas grave, Julien et Tof sont très motivés sur la grande scène de la Souris Verte. Le son est au top, ça sera une constante dans la soirée, et ça permet aux gens qui ne connaissent pas de bien apprécier la musique du duo. Le set étant court, le groupe ne peut jouer que 3 chansons et du coup le temps passe très rapidement. Les personnes présentes ont eu l’air d’avoir bien apprécié ce que propose The Apostasy, j’ai vu quelques têtes bougés aux rythmes du Métal Ambiant des deux compères. Un set court mais bien exécutés par les locaux qui prouve que cette première partie n’était pas du tout volée.

Place ensuite à AqME. 11 ans après ma dernière expérience avec le groupe, qui n’avait pas été marquante, on va voir si le changement de chanteur et les années ont pu faire bouger les choses. Et bien il est clair que ça a bien évolué. Le nouveau chanteur ne tient pas en place et est très proche du public. Le reste du groupe a pris un bon gros bagage technique et sur scène c’est propre et ça envoie. Musicalement, j’ai toujours un peu de mal avec ce que propose le groupe, mais le moment reste agréable à suivre. Côté public, ça se passe très bien puisque le groupe est très bien soutenu et les premiers Circle Pit et Wall of Death apparaissent dans une grande salle bien remplie (environ 300 entrées). Je laisserai le groupe en milieu de set pour aller me désaltérer, pas convaincu musicalement, mais convaincu scéniquement et techniquement.

Les Marseillais de Dagoba arrivent donc comme d’habitude sur la musique de Dracula pour entamer le set sur « Eclipsed », tiré du nouvel album. Le groupe est bien en forme et se donne, comme d’habitude, à 200%. Le public est lui aussi très motivé et se donne à coeur joie dans les Circle Pits et Wall of Death, que les Marseillais apprécient énormément. Venant défendre leur nouvel album, la setlist fait une petite place à celui-ci avec « Born Twice » et « The Sunset Curse » qui se retrouve aux côtés des maintenant classique « The Man You’re Not » ou « It’s All About Time ». Malgré le passage en headline, le set est relativement court ce qui est un peu frustrant tant l’énergie que donne le groupe demande d’en avoir encore un peu plus et c’est vrai que un ou deux nouveaux titres, voir même quelques raretées, auraient été sympa. Malgré ce petit bémol, le concert se passe très bien et « I, Reptile » marque la fin du set. Enfin c’est sans compter sur le classique rappel, qui a déjà prouvé son efficacité, avec les anciens « Maniak », « The Things Within » et « The White Guy » et qui permet à tout le monde de se donner une dernière fois avant de rentrer. Si les températures extérieures étaient plus que négatives, les Marseillais sont venus apporter un bon gros vent de chaleur à Epinal avec un concert une nouvelle fois réussi.

Setlist Dagoba :
– Eclipsed
– The Man You’re Not
– Black Smockers
– When Winter…
– Born Twice
– The Sunset Curse
– It’s All About Time
– The Great Wonder
– I, Reptile
———————–
– Maniak
– The Things Within
– The White Guy (And The Black Ceremony…)

Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas rendu dans cette sympathique salle des Môles à Montbéliard. Et comme c’est le retour sur scène des The ARRS dans le coin pour défendre leur nouvel album, l’occasion est immanquable.

On commence la soirée par les Manceaux de Unleashing The Beast qui vienne proposer un Metalcore fortement inspiré par Emmure. Le groupe tient bien la scène et arrive même à faire bouger un public déjà bien présent (alors que la soirée Black Bomb A, Lofofora, Tagada Jones, Loudblast affichait complète à Mulhouse). Musicalement rien de bien nouveau, mais c’est bien fait et ça sonne bien. La demi heure passe vite et UTB nous fait passer un début de soirée bien sympa. Ce n’est pas forcément ce que j’aime sur CD mais en live ça passe toujours bien.

La soirée continue avec les Alsaciens de Smash Hit Combo que je n’avais pas vu depuis 2009 et qui n’avait pas forcément retenu mon attention à l’époque. Mais les quelques chroniques et report vu ici et là m’incitait à ne pas laisser tomber; fort heureusement d’ailleurs. Les Rapcore Gamer de SHC ont donné un excellent concert ce soir. La proximité qu’entretient le groupe avec le public est bien rendue par celui-ci qui apprécie grandement et se défoule énormément. On voit que l’enchaînement des dates permet à n’importe quel groupe de donner plus en concert. Et pour se donner, le groupe se donne: slam des deux chanteurs, saut depuis les amplis pour la section rythmique et énormément de mouvement sur scène. Une énergie qui colle parfaitement avec la musique proposé par SHC qui aura convaincu le geek qui traîne en moi.

Pour terminer la soirée, les Parisiens de The ARRS, qui reviennent avec un excellent album, arrive avec « Kombat » qui ouvre également l’album. Le son est toujours bon dans la salle et le public, chauffé à blanc par SHC, est déjà au taquet. Sur scène Nico, casquette vissé, est toujours autant intenable. Derrière lui le groupe est lui aussi bien en forme, même si Stefo semble un peu plus distant. Côté setlist, l’accent est bien entendu donné au nouvel album avec les excellents « Du Ciel et de la Terre » avec son refrain repris en coeur, « Hors Norme » ou encore « IV Horizons ». On retrouve également les classiques « Délivrance », « Ennemis » ou la belle surprise de fin de set « Au Coeur de l’Arène ». Mais le morceau qui résonnera différemment ce soir est bien sûr « Authentiques Indignés », sorti sur « Soleil Noir » il y a 3 ans et qui pourtant a pris tout son sens il y a quelques jours. Pas de rappel, le groupe continue sur sa lancée et nous balance sa nouvelle version de « Passion », qui surprend au début mais qui reprend l’orientation musical du groupe, et termine avec « Du Berceau à la Tombe » repris en coeur par le public qui a donné de la voix et de l’énergie tout au long d’un set une nouvelle fois bien maîtrisé par The ARRS.

Setlist The ARRS :

Kombat
Délivrance
Du Ciel et de la Terre
Acta Non Verba
Mon Épitaphe
Hors Norme
Ennemis
Prophétie
Authentiques indignés
Originel
IV Horizons
Au Coeur de l’Arène
Le Journal de Ma Haine
Passion
Du Berceau à la Tombe

Seulement quelques jours après les terribles attentats qui ont coûtés la vie à plus d’une centaine de Français, notamment au Bataclan, salle mythique Parisienne, quoi de mieux que de se prendre le plein de décibel pour lutter contre l’ignorance et l’imbécilité de telles actes. Ca se fera avec le passage de Kvelertak et des copains de D E L U G E à l’Autre Canal.

On attaque donc par les locaux de D E L U G E qui commence à bien monter dans le paysage métal Français. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter l’album mais la première impression de Juillet se confirme. C’est du tout bon. Servi par un bon son et des lights collant parfaitement au Post Black du quintet. On sent que l’accumulation des dates leur a fait du bien, encore que vu le passé des mecs il n’y avait pas besoin de beaucoup de boulot, et le set se déroulera de bien belle façon. C’est énergique sur scène et le public répond bien présent. Malheureusement le temps alloués est bien trop court et la petite demi-heure passera bien trop vite. Si vous avez l’occasion de découvrir ce groupe sur scène, n’hésitez absolument pas.

On passe ensuite à la tête d’affiche du soir. Les Norvégiens de Kvelertak, en pleine tournée avec Slayer, profite d’un day-off pour venir nous présenter leur Punk/Black. Connaissant très peu le groupe, je n’attendais pas grand chose à part passer un bon moment. Et ben ça sera chose faite. Et très bien faite même. L’arrivée sur « Åpenbaring », avec le chanteur et son masque de hibou, apporte tout de suite le petit grain de folie qu’apporte Kvelertak. Le groupe est très en forme et déploie beaucoup d’énergie, malgré la petite taille de la scène pour les 6 musiciens (1 chanteur, 1 batteur, 3 guitaristes et 1 bassiste). Bien aidé par un son bien équilibré, le set des Norvégiens passera tout seul. Même sans connaître la musique du groupe, la tête bouge d’elle même. Le public est lui aussi très en forme et répondra avec autant d’énergie que le groupe. La surprise est donc très bonne avec cette découverte live d’un groupe que je connais peu. A voir et à revoir!

Setlist :
Åpenbaring
Nekroskop
Mjød
Månelyst
Ulvetid
Offernatt
(new song)
Fossegrim
Evig Vandrar
Blodtørst
Undertro
Nekrokosmos
Bruane Brenn
Kvelertak
————-
Liktorn
Utrydd dei svake