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The ARRS – Khronos

Posted: 29 septembre 2015 in Chronique CD

Artiste : The ARRS
Album : Khronos
Sortie : Août 2015

The ARRS - Khronos

Tracklist :
01. Kombat
02. Acta Non Verba
03. Hors Norme (ft. Alex Erian de Obey The Brave, Despised Icon)
04. La Quête
05. Du Ciel Et De La Terre
06. Les Rives Du Temps
07. Khronos (ft. Julien Truchan de Benighted)
08. IV Horizons
09. La 25ème Heure
10. Titans
11. Nos Erreurs
12. Prophétie (ft. Poun de Black Bomb A)
13. Le Journal De Ma Haine (ft. Kubi de Hangman’s Chair)

Dix ans après leur premier album, les Parisiens de The ARRS reviennent avec Khronos, leur cinquième album et le deuxième avec ce line-up. L’évolution apporté par les 2 nouveaux sur Soleil Noir est de retour et le tout pour une galette au top.

Comme je viens de vous le dire, The ARRS poursuit son évolution vers un Métalcore moderne plus direct. Et il est clair que c’est très réussi. Le son très moderne et ricains aide parfaitement à avoir ce ressenti de parpaing en pleine face. Au niveau du riffing, même si The ARRS n’a rien inventé, l’effort est quand même fait pour ne pas se retrouver avec des morceaux qui se ressemblent tous. On retrouve les éléments classiques de ce style avec quelques touches plus Deathcore comme sur « Khronos », voir même plus mélodique sur « IV Horizons ». L’album est très dense mais les deux interludes, « Les Rives du Temps » et « La 25ème Heure », viennent aérer un peu le tout. Le disque s’avale donc sans difficulté, si ce n’est pour les cervicales qui sont mises à rudes épreuves. Les Parisiens se paient également le luxe d’avoir des invités de marque sur l’album et le tout en faisant coller parfaitement ceux-ci avec le morceau. Que ce soit Kubi (Hangman’s Chair) sur le dernier titre « Le Journal De Ma Haine », Julien (Benighted) qui apporte sa voix de porcins sur « Khronos », Poun (Black Bomb A) et sa voix criarde sur le final de « Prophétie » et surtout Alex (Obey The Brave / Despised Icon) qui colle parfaitement avec Nico sur la tuerie « Hors Norme ». Au final, il n’y a donc pas grand chose à redire sur Khronos qui est une belle claque et qui s’appuie sur les éléments qui ont déjà fait le succès de The ARRS en y ajoutant les nouvelles influences des nouveaux membres.

Ce cinquième opus confirme donc tout le bien qu’on pensait de The ARRS, qui s’affirme encore plus comme l’un des leaders de la scène Metalcore Française.

Le très sympathique Rock Altitude Festival fête ses 10 ans et propose comme à son habitude une affiche très variée avec des têtes d’affiches comme Charlie Winston, Archive ou encore The Darkness. C’est pour la soirée spéciale anniversaire qui ouvre le festival que je fais le déplacement chez nos voisins Suisses avec une affiche très alléchante et éclectique avec les amis de Closet Disco Queen, les Tambours du Bronx, The Dillinger Escape Plan et 2 groupes que je ne verrai pas, Black Tusk et John Dear.

On attaque donc la soirée tranquillement par une petite interview de CDQ juste avant leur montée sur scène. Ils ont donc l’honneur d’ouvrir le festival et ils vont le faire devant un parterre déjà bien rempli, ce qui leur fait donc bien plaisir. Le duo est bien en forme et prend son pied sur scène. Le premier EP du groupe est joué en intégralité et les morceaux passent très bien l’épreuve du live. Il faut dire que le son est à leur avantage et permet de bien distinguer tout ce qui se passe. Le set passe bien vite et c’est déjà l’heure pour le duo Luc / Jona de quitter la scène après un concert bien maîtrisé et très sympathique.

On passe ensuite à la découverte de la journée. Je connaissais rapidement les Tambours du Bronx via leur concert avec Sepultura sans avoir vraiment pris le temps d’écouter. Et bien je dois dire que j’ai été agréablement surpris. Ce mélange de sonorité tribal et électronique est vraiment très sympa. Les zicos sont tous heureux d’être sur scène et s’éclatent derrière leur fût. Malgré le fait que ça soit vraiment pas mal, ça traîne un peu en longueur et on peux avoir vite tendance à décrocher. L’heure qui leur est alloué passe quand même très bien et je peux aller me restaurer rapidement avant le passage de Dillinger.

Les américains sont attendus par une bonne partie du public de métalleux, bien que le parterre ce soit réduit après le passage du Bronx, et c’est avec l’énorme « Prancer » que Puciato et sa bande monte sur scène. Le son est dans l’ensemble correct, même si il y a un peu trop de basse, et le groupe est bien en forme, comme d’hab j’ai envie de dire. Ca saute un peu partout, ça monte sur les amplis et les enceintes et ça reste carré… Du Dillinger dans le texte quoi. Côté setlist, le groupe nous as ressorti quelques vieilleries pour les 10 ans de Miss Machine avec les excellents « We Are The Storm » et « Baby’s First Coffin ». Pour le reste c’est l’enchaînement de tubes avec les nouveaux et énormes « One Of Us Is The Killer » ou « Nothing’s Funny », aux côtés des classiques « Milk Lizard » ou « Panasonic Youth ». Le set est donc rondement mené par les ricains qui font toujours autant de mal, là où ils passent. On n’atteint pas forcément la folie d’un concert en salle (comme au Grillen par exemple), peut-être dû à un public assez peu présent, mais ça reste quand même fort bon.

Setlist :
– Prancer
– Milk Lizard
– Good Neighbor
– Happiness Is a Smile
– One of Us Is the Killer
– We Are the Storm
– Nothing’s Funny
– 43% Burnt
– Panasonic Youth
– Crossburner
– Baby’s First Coffin
– Sunshine the Werewolf
– Farewell, Mona Lisa
– When I Lost My Bet