Archive for août, 2016

Alors que le groupe est en pleine tournée Européenne, je rencontre Aaron et Mike de Walls Of Jericho pour une petite interview.

Métal Fédération : Bonjour à vous deux. Ca fait presque 8 ans que The American Dream est sorti. Pourquoi autant de temps?

Mike et Aaron : (rires)…

Mike : Euh, quand il a été temps d’écrire notre nouvel album, Candace a décidé d’avoir un enfant et cela prend forcément du temps. Et il y a aussi d’autres points personnels qui ont fait que ça à pris du temps. On essaie de tourner 2 ou 3 ans entre chaque album et ces éléments personnels ont ajoutés 5 années au process.

MF : Ok. L’attente était plutôt importante après cette longue pause. Le résultat est excellent. Comment s’est passé l’écriture durant ce temps?

Mike : Je crois que pendant ces 5 années, avant de vraiment se mettre à enregistrer, on n’a pas vraiment arrêté de composer. Doucement bien sûr. On n’avait aucune pression donc on a pris le temps d’écrire les choses. Certaines parties qui sont sur l’album ont au moins 4 ans maintenant. Mais c’était un truc classique. On a pris un peu plus de temps pour travailler sur les chansons et que ça ne soit pas forcés. Des fois quand tu n’as pas beaucoup de temps, tu es un peu forcé d’écrire des chansons, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sur celui là, on a eu la possibilité d’écrire des chansons et de vraiment garder ce qu’on aimait.

MF : D’accord.

Aaron : On a écrit beaucoup de chanson à cette époque. C’était la première fois qu’on avait plus de chansons que prévu et on a pu choisir ce qu’on voulait pour avoir le meilleur résultat possible. C’était vraiment différent pour nous mais c’était bien.

MF : Malgré ces années de pause, vous avez gardez cette énergie dans votre musique, est-ce que c’est quelques choses que vous voulez faire pendant encore longtemps ou vous faites juste ce que vous aimez?

Mike : Je pense qu’on a forcément voulu garder un peu de cette énergie. On est un groupe qui déploie de l’énergie. Donc peu importe l’âge qu’on a, on n’a pas envie de faire du mélo ou des trucs ennuyeux. C’est ce qu’on aime faire. Quand je prends une guitare, c’est ce que je préfère jouer. Donc c’est naturellement ce que j’écris.

MF : Ok, le titre de l’album est « No One Can Save You From Yourself », quel message voulez-vous faire passer avec ce titre?

Mike : L’idée principal est qu’on ne peut pas compter sur les autres. On a plein de problème qui ne peuvent pas être résolus par les autres. On ne peut pas attendre que les gens résolvent tes problèmes ou t’aident comme ça. C’est ce genre de problème que tu te dois de résoudre toi même. Et d’un point de vue un peu plus gros, c’est aussi pour dire que tu dois faire ce que t’aime, ce qui te rend meilleur et qui garde ton esprit concentré et heureux. Je pense que c’est surtout ce groupement de chose que l’on veut faire passer depuis quelques années.

MF : Vous êtes engagés avec l’association « Relentless Foundation » (association qui aide les familles touchées par des maladies infantiles). Je suppose que la chanson du même nom leur est dédié. Pourquoi avez-vous voulu travailler avec eux?

Aaron : Ca vient de Candace et de ses compétitions d’haltérophilie. C’est une organisation crée par des haltérophile, qui organise des compétitions pour gagner de l’argent uniquement pour cette association. C’est comme ça qu’elles les a rencontrés et s’est rapidement engagé avec eux. Surtout qu’elle était devenue mère à ce moment et que c’est quelque chose qui lui paraissait importante en tant que mère. Quand on vient de créer une famille, on se dit que ça serait horrible de se retrouver dans cette situation. Et pouvoir aider directement ces personnes étaient normales. C’est une association très bien et on a tous voulu aussi apporté notre soutien à travers le groupe.

MF : Très bien. Aujourd’hui, on se rend compte que beaucoup de groupe, même des gros groupes, ne vivent pas de leur musique. Ils doivent avoir un travail à côté. Est-ce que c’est votre cas?

Aaron : Ouais tout à fait.

Mike : On a tous des vrais travail. On a juste à prendre l’avion et venir ici pour faire du mieux possible (rires).

MF : Comment faites-vous pour concilier les 2?

Mike : Pour moi c’était vraiment d’avoir un vrai boulot. Ca fait pas mal de temps qu’on est dans le groupe et c’est vraiment important d’avoir autre chose à côté quand tu ne tournes pas et que tu puisses quitter facilement, justement pour tourner. Je travail pour quelqu’un actuellement. Pendant beaucoup d’années, j’étais mon propre patron, mais depuis que j’ai commencé avec eux, c’était le deal. Quand j’ai besoin de partir avec WoJ, je pars, sans vraiment leur posez la question (rires). Si les gens ne sont pas d’accord, il faut absolument trouver une chose où tu puisse payer tes factures et pouvoir continuer à jouer.

MF : Ok. Vous commencez seulement votre tournée en Europe, avec des concerts en festival et d’autres en petite salle comme ce soir. Qu’est-ce que vous préférez?

Mike : C’est complètement différents. J’ai toujours préféré les petites salles où le contact est plus facile avec le public. L’énergie est toujours plus importante. Mais quand tu as l’occasion de jouer devant 30000 personnes, c’est une autre énergie. Personne n’est vraiment proche de toi, il y a beaucoup d’espace, mais ça te fait ressentir… Euh je ne sais même pas ce que ça fait ressentir (rires)… Je ne sais pas comment l’expliquer mais je préfère les petites salles. Mais j’aimes aussi les festivals parce que tu as l’impression d’être plus gros que ce que tu n’es. Pas en tant que groupe, mais tout est tellement massif. Mais là on est vraiment connecté avec vous et c’est pour ça qu’on joue. On adore cette connexion.

MF : C’est sûr. Peu importe ce qu’il peut se passer, vous donner toujours des excellents shows, plein d’énergie. Quel est votre secret?

Mike et Aaron : (rires)…

Aaron : C’est juste qu’on fait ce que l’on aime.

Mike : Ouais.

Aaron : Si on était faux dans ce qu’on faisait ou qu’on ne ferait pas quelque chose qu’on aime, les gens le verrait, que tu te fous un peu de ce que tu fais chaque soir. Mais on fait vraiment ce qu’on aime à 100% donc on n’a pas besoin d’écrire des chansons différentes parce qu’on nous le demande. On fait ce qu’on veut et c’est ce qui sort quand on est tous ensemble. Ce n’est pas compliqué d’avoir de l’énergie quand vous êtes content.

MF : Ok…

Mike : C’est le troisième jour pour nous et j’ai vraiment du mal à marcher maintenant. Ca va partir, mais quand tu recommences à tourner, il y a des muscles que tu n’utilises pas, même si tu travailles dessus. Il y a des parties de mon corps que je n’utilise pas pareil et le troisième jour est toujours le pire. Là j’ai du mal à marcher, j’ai l’impression que je ne pourrai jamais monter une nouvelle fois sur scène. Je suis fatigué, j’ai mal à la tête et dès que je monte sur scène ça s’en va.

MF : D’accord. Même si vous avez des chansons très puissantes, vous avez toujours ces petites chansons en « clean » sur vos albums. Est-ce que c’est quelque chose que vous voulez continuer à faire, comme sur l’EP Redemption?

Aaron : On ne sait jamais. On les fait vraiment pour s’amuser. On aime le faire et c’est sympa de faire quelque chose de vraiment différent. Les gens savent qu’on ne la jouera pas, mais peut-être qu’un jour on le fera, mais pas pour l’instant…

Mike : Ouais, c’est vraiment différent pour l’écriture, on utilise le cerveau différemment. Pour le reste, ça fait tellement longtemps qu’on le fait qu’on sait de suite comment faire. Là c’est plus compliqué et on doit tout gérer différemment. C’est cool de faire des choses que t’as pas l’habitude de faire. Ca t’aère le cerveau et ça aide beaucoup pour la création. Pour moi en tout cas. C’est pour ça qu’on arrive toujours avec des choses plutôt pas mal. Comme il l’a dit, plus on avance, plus on a de chanson comme ça. On aimerait bien le faire en live un jour. Mais on ne peut pas en faire qu’une seule…

MF : Ouais.

Mike : Au milieu d’un set comme on le fait, ça serait dommage. On aimerait faire comme un mini-set, avant ou après notre concert et pouvoir jouer ces chansons. Mais pour le faire tu dois avoir les chansons pour. On commence tout doucement à les avoir (rires)… Encore 10 ans et on sera bon (rires)…

MF : J’arrive à la fin de mon interview, si vous avez quelques choses à ajouter?

Mike : Je suis fatiguée (rires)… Mais je suis prêt!!

MF : Ok. Merci beaucoup pour ce moment.

Aaron : De rien.

Mike : Merci à toi.