Archive for juin, 2018

On va terminer cette semaine concert avec celui que j’attendais le plus. Le retour de The Ocean par chez nous pour les 10 ans de Precambrian. Concert inratable donc, d’autant que ça me permettra de découvrir Rosetta et dont on ne me parle qu’en bien.

Ce sont les Américains qui vont ouvrir la soirée, je rate le premier morceau en terminant l’interview de Robin Staps et j’entre dans le Hublot pour le second morceau. Le son est plutôt bon, même si cela manque de voix. Sur scène le groupe est bien en forme et notamment Mike qui est intenable et qui va au plus près du public. La découverte se fait plutôt facilement tant la musique du groupe est prenante. Le Post-Hardcore fait mouche tout de suite et j’imagine que les connaisseurs ont du prendre leur pied. De mon côté ça passe crème et le set est un excellent échauffement pour la suite.

Près de cinq ans après mon dernier concert avec l’Océan, l’attente était déjà grande, mais savoir que l’intégralité de la partie Proterozoic va être joué ce soir la rend encore plus grande. Dès les premières notes de « Siderian », les frissons arrivent et je me laisse transporter par ce chef d’oeuvre. Le groupe attendra sagement la première explosion de « Rhyacian » pour enfin se lâcher. Tout le monde est en forme, Loïc est comme à son habitude intenable et le reste du groupe suit le mouvement. Seul le petit nouveau montre moins d’entrain, mais effectue bien le boulot. La présence de Dalaï au violoncelle apporte un plus indéniable à ces morceaux et c’est un vrai bonheur de découvrir ou redécouvrir ce Precambrian en live. Que ce soit les classiques « Orosirian » ou « Ectasian » ou les très rares « Stenian » ou « Tonian » qui passe comme une lettre à la poste sur scène. Il faut dire que le local de l’étape, Chris, a fait un son aux petits oignons. Le public a l’air de bien apprécier également et Loïc ira faire quelques tours au milieu des gens. Le groupe quittera la scène quelques instants après la partie Proterozoic pour revenir pour un rappel avec le retour de « Firmament » qui est toujours aussi sympa et la découverte live de « The Quiet Observer », gros pavée de plus de 10 minutes sorti sur l’EP Transcendental (avec Mono). Vous l’aurez compris la soirée a été parfaite et il me tarde maintenant de découvrir le nouvel album!

Setlist The Ocean :
– Siderian (sample)
– Rhyacian: Untimely Meditations
– Orosirian: For the Great Blue Cold Now Reigns
– Statherian
– Calymmian: Lake Disappointment
– Ectasian: De Profundis
– Stenian: Mount Sorrow
– Tonian: Confessions of a Dangerous Mind
– Cryogenian (sample)
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– Shamayim (sample)
– Firmament
– The Quiet Observer

On continue cette belle semaine de concert avec un passage à Besançon pour le festival Circasismic. Un super fest organisé par l’asso du même nom, créée par différents acteurs de la scènes Bisontines, et qui regroupe sur un même site, Rock, Electro et art du cirque. C’est ma première édition et c’est l’occasion de revoir Pauwels, de faire quelques découvertes et surtout de revoir les Suisses de Coilguns qui ont sorti un super album et qui me tarde de découvrir sur scène.

On commence donc la journée avec Pauwels qui jouent comme à leur habitude au milieu du chapiteau. Le groupe a ajouté quelques touches un peu plus « electro » avec l’utilisation de synthé, le tout rendant leur musique encore plus folle. C’est toujours hyper bien joué et le fait de jouer au milieu du public apporte vraiment quelque chose de spécial à leur set. Un concert qui passe hyper vite et c’est encore un super moment passé avec eux. Si vous avez l’occasion de les voir, n’hésitez surtout pas. C’est un spectacle à voir!

Après cette bonne prestation, je retrouve Jona (Coilguns) en backstage pour une belle interview (à venir). Je prend un bon repas et je retrouve l’ami Seb, qui est venu de Pontarlier. On passe rapidement la tête pendant His Electric Blue Voice, leur noise punk me laisse de marbre et on part faire un petit tour du site.
On retourne dans le chapiteau bar pour Necrodancer. C’est plutôt bien exécuté mais comme le précédent groupe, ça ne me laisse pas un grand souvenir et on quitte après une vingtaine de minute la tente pour avoir un peu de calme.

Le groupe suivant s’appelle Brutus et c’est la belle découverte de la soirée. Le trio est emmenée par une batteuse / chanteuse qui martèle ses fûts comme une damnée tout en chantant avec autant d’énergie. Musicalement, on a un mélange de Post-Hardcore et de Punk. C’est hyper bien foutu et ça passe vraiment bien. Le seul bémol est dû au son qui ne permet pas d’entendre correctement la guitare. Vraiment dommage parce que pour le reste c’est vraiment hyper sympa. Le set passe donc vraiment hyper vite et il faudra que je suive d’un peu plus près ce groupe.

On passe maintenant au groupe pour lequel je suis là : Coilguns. Près de 4 ans sans les voir, l’attente était énorme. Et je n’ai pas été déçu. Quelle prestation des Suisses. C’était violent, c’était malsain, c’était fou. Malgré un petit soucis pour Jona avec un jack en milieu de set, qui a coupé une partie de « Millenials », le reste du concert était excellent. L’arrivée de Donatien apporte beaucoup dans le set, que ce soit musicalement et au niveau de la folie. Mais dur de détrôner Louis là dessus. Dès qu’il délaisse sa guitare, qu’il utilise sur quelques morceaux, il ne lui faut que quelques instants pour sauter dans le public, traverser de long en large la fosse ou encore vivre ses paroles à 4000%. C’est une attraction à lui tout seul. Derrière le boulot et toujours bien fait. Le groupe fait la part belle à son dernier né et les morceaux ultra malsain de ce nouvel opus prennent une excellente dimension en live, notamment mon préféré « Self Employment Scheme ». On ne retrouve que 2 vieux morceaux ce soir avec 2 extraits de Commuters, dont le monument « Earthians » qui cloture toujours à la perfection le set des Suisses. La soirée se termine donc à la perfection avec un set bien fou des Coilguns. Je ne verrai pas la prestation de Horskh, vu l’heure tardive et les 2 heures de route qui m’attendaient.

Setlist Coilguns :
– Anchorite
– Deletionism
– Submarine Warfare Anthem
– Ménière’s
– Millenials
– Blackboxing
– Self Employment Scheme
– Earthians

Après un passage bien trop court au Plein Air de Rock l’été dernier, les Autruches de Psykup reviennent dans l’Est au Hublot pour une date en tête d’affiche pour leur grosse tournée Ctrl+Alt+Fuck. Ils seront accompagnés ce soir par Hangman’s Chair qui vient défendre son petit dernier sorti il y a à peine 2 mois. 2 groupes aux identités sonores bien différentes, mais qui sont tout de même des références hexagonales. Des références qui n’attirent pas la foule puisqu’on n’a pas du dépasser les 50 personnes dans la salle. Il y a encore des assos qui se bougent pour faire vivre la scène, mais les gens s’en tamponnent… Il ne faudra pas se plaindre que plus rien ne bouge…

Passons sur ce petit coup de gueule et passons au groupe, c’est le plus important. On attaque donc par les leaders de la scène Sludge/Doom Française. Les banlieusards vont profiter d’une bonne heure de set pour défendre leur nouvel album. Musicalement, il faut accrocher. J’aime pourtant le style habituellement, mais là j’ai un peu de mal à accrocher, en tout cas sur la longueur. C’est pourtant hyper bien foutu et très bien exécuté. Le groupe joue beaucoup sur les lights et ça rend le show plutôt sympa. Alors je ne sais pas si c’est le son pas forcément au top, avec la guitare de Cédric qui était presque inaudible ou alors ce manque de chant plus guttural, mais je n’ai pas réussi à rentrer comme il faut dans ce set. Les quelques personnes présentes ont l’air d’apprécier plus que moi et répondent gentiment au groupe.

On continue la soirée avec Psykup. Je sais que l’ambiance va être un peu plus festive que pour Hangman’s Chair et ça se confirme dès l’intro. Le groupe débarque sur « Surfin’ USA » des Beach Boys, chemises hawaïennes et lunettes de soleil vissées sur la tête. Le groupe attaque ensuite par le duo d’ouverture de Ctrl+Alt+Fuck et donne tout de suite le ton. Peu importe le monde présent, le groupe se donne comme si la salle était pleine. La complicité entre les membres est énorme et ça se ressent à fond sur scène. En plus, le son est bon et le public répond tout de même bien présent. Côté setlist on est plus que gâté avec une grosse majorité de morceaux de Ctrl+Alt+Fuck et notamment les monstres « Cooler Than God » ou « Crisis Of Today ». A leurs côtés seulement 4 vieux titres, qui s’intègrent parfaitement aux côtés des nouveaux. Il faut dire que les « Do It Yourself », « Libido » ou « Love Is Dead » sont fait pour le live. Le groupe terminera son set par l’excellentissime « Teacher » qui mettra une baffe à tout le monde avant de partir.

Un peu déçu par le nombre de personne présente, mais la qualité des 2 sets (même si j’ai pas forcément apprécier Hangman’s) rattrape le tout!

Setlist Psykup :
– Violent Brazilian Massage
– We Will Win This War
– Do It Yourself
– Libido
– Shampoo The Planet
– Cooler Than God
– SSanta ClauSS (Write Me A Letter)
– Crisis Of Today
– The Intelligence
– Love Is Dead
– Teacher