Interview de D E L U G E avec FT

Posted: 16 mars 2016 in Interviews

Quelques minutes après la fin de leur set, je retrouve l’ami FT pour parler de son bébé D E L U G E.

MF : On va commencer de façon classique. Comme c’est notre première interview ensemble, présente-moi ton projet.

FT : Euh ouais. Tu me diras ce que tu veux savoir parce que ça peut être long.

MF : Ben commence par le début.

FT : Donc j’ai commencer à bosser sur Déluge je dirais en 2012. A la base c’est parti d’une idée avec Max, que j’avais rencontré dans d’autres groupes avec lesquels on a fait des splits ensemble, tu le sais (NDR : FT dans Fléo et Max dans Petroïska Larma pour le split Noise Coalition). Et on avait ce vieux projet de faire de la musique ensemble sans savoir quoi exactement à la base. On ne savait pas si ce serait acoustique, rock, métal… On ne savait pas du tout. Et on a commencé à bosser sur quelques trucs avant que Max n’aient plus trop le temps. Il s’est mis en retrait par rapport à ça et j’ai vraiment bossé à donf sur le projet et j’ai avancer sur toute l’imagerie, le projet de scène, le concept de Déluge à la fois dans les sonorités et les compos. On a enregistré une démo en juillet 2013 si je ne me trompe pas et on l’a sorti qu’en septembre 2014. Et là on a sorti l’album en septembre dernier chez les Acteurs de l’Ombre.

MF : Ok. Tous les autres membres du groupe sont des potes à toi…

FT : C’est ça ouais.

MF : C’était vraiment important pour toi que vous soyez proche et qu’en plus ce soit des mecs qui aient de la bouteille sur scène?

FT : Absolument ouais. J’ai passé beaucoup de temps avec des mecs motivés mais sans… pragmatisme. Je sais pas si je me plante (rires). Enfin voilà je voulais des mecs qui soient vraiment un soutien pour le projet. C’est mon bébé et j’ai plein d’idée. C’est moi qui prend les décisions mais je voulais une équipe que je puisse consulter et ils sont tous plus compétents dans certains domaines que moi donc c’est ultra pratique parce que ça se fait vraiment dans le respect et dans la volonté d’avancer ensemble vers un bon truc, avec une idée. Pendant longtemps ça a été un peu flou parce que j’avais tout dans la tête et pas forcément le temps ou les moyens pour leur montrer mes idées. Ils m’ont jamais lâchées et on a vraiment galeré. Pour trouver un batteur, on a auditionné une dizaine de mecs, des super mecs qui avaient besoin de tourner tout de suite ou qui n’avaient pas forcément le temps. Et on a rencontré Ben parce que c’est lui qui a enregistré la première démo. On avait un batteur qui n’a pas du tout fait le job en studio. Et du coup pendant l’enregistrement, il m’a demandé si il pouvait essayer un truc. Il voulait me montrer ce que je voulais faire faire au batteur de l’époque qui devait vraiment être un batteur de session. Et il a envoyé un blast qui groovait à mort avec un tempo de malade et on a tout de suite trouvé qui allait enregistrer cette démo. Il n’était pas trop disponible à ce moment là, il avait beaucoup de chose à faire. Et une fois qu’il a mis un bon coup de balais dans son emploi du temps, peut-être 1 an plus tard, ou 6 mois je ne sais plus, il est revenu vers moi en me disant qu’il était dispo. On a donc commencé à bosser, ça l’a vraiment fait directement. On a vraiment beaucoup bossé sur les pistes qu’on avait. On a fait tourner les 5 pistes qu’on avait à l’époque et on avait déjà des opportunités. Les Acteurs de l’Ombres ont failli sortir la démo et au niveau timing et budget c’était un peu serré et ça l’a pas fait. Mais par contre on avait des touches d’autres labels pour sortir un album. Et on s’est dit que ça pouvait être pas mal de bosser pour un album. Je ne voulais pas sortir d’album sans label. Du coup on a bossé sur l’album. J’avais 5 pistes vraiment finies et 20, 30 minutes à orchestrés et arrangés, ce qui a donné les 4 autres pistes de l’album. Il y a ses 5 pistes là, il y a un triptyque que j’ai découpé et quand on l’écoute à l’usure et voit que cette partie là a été composée à côté. Mais ça ne clash pas avec les autres pistes. Et du coup on a sorti ça. Du coup c’était important pour moi d’avoir ce genre d’équipe. Maintenant quand je monte sur scène, je suis détendu pour passer un bon moment parce que je sais que derrière ça envoie la purée. Je suis rassuré, maintenant c’est à moi de tout donner. Je sais que eux, ils envoient la sauce et qu’ils tiennent la route parce qu’ils ont beaucoup tournés. Même si on n’était pas potes, c’est une équipe où je me dirais c’est cool de partir en tournée avec ces mecs là. Et comme c’est mes meilleurs potes et ben… c’est beau (rires).

MF : Tu viens de le dire c’est ton bébé. Mais est-ce que tu leur laisses quand même de la liberté pour structurer des parties?

FT : Alors tout l’album, à part quelques riffs de guitares que Richard a amené et quelques petits arrangements, j’ai vraiment du faire 95% du boulot de composition des « cordes ». J’ai composé les 2 guitares à chaque fois, les lignes de basses. Après c’est de la discussion mais j’avais fait le plus gros du boulot. Le truc qu’on a eu le plus de travail en commun c’est plus les patterns de batterie sur les parties aérées. Il y a beaucoup de blast et j’avais une idée précise de ce que je voulais avec les roulements pour relancés, etc et c’est assez cohérent avec les guitares parce que c’est une composition logique. Il y a pas trop de trucs alambiqués, ça appelle toujours quelque chose. Quand t’avances dans la piste, t’as des références à des choses que t’as avant ou ce qui va arriver à la fin. Mais c’est vraiment pour les parties aérées où pour le coup, il fallait des choses qui groove un peu et que j’ai un peu de mal à composer. C’est pour ça que Jam (Ben, batterie ndlr) a eu un gros rôle à jouer. J’ai remarqué que dans ses blasts, il arrivait à faire groover les cymbales, même la caisse claire sur des blasts, parce qu’il était dans un groupe de grindcore avant mais que c’est aussi un passionné de rock et il est capable d’avoir un jeu très très rock et ça dynamise le truc. Il arrive à faire groover tout ça et il a apporté beaucoup sur ces parties de compositions. Pour le coup Richard et Fred aussi. Enfin ils m’ont bien aidés sur ces parties, mais les cordes, arrangements étaient déjà prêts. Je les consulte aussi sur certains aspects d’imagerie… De méthode de diffusion plutôt parce qu’ils ont aussi beaucoup de passifs, moi ça m’intéresse de plus en plus mais j’avais pas toutes les méthodes qu’ils avaient avec d’autres groupes et ils étaient plus calés que moi donc je les consulte beaucoup. Je prend toujours la décision à la fin, mais si ils ont une meilleure idée que moi, je la retiens. Je ne suis pas un leader tyrannique débile. Je suis un leader tyrannique sympa (rires).

MF : L’album est sorti il y a quelques mois. Les retours sont plutôt très bons…

FT : Carrément ouais.

MF : Ca te conforte dans l’idée que c’était ce qu’il fallait que tu fasses à ce moment de ta vie musical?

FT : Grave. J’en suis vraiment super fier. Je le dis sans rougir, parce que c’est le premier projet de ma vie, enfin de ma vie de musicien où je met toutes mes couilles et toutes mes tripes dedans. Tu vois, je me suis dis: « Maintenant on y va. Tu prends du temps… » et j’ai pris vraiment beaucoup de temps libre. Libre, parce que j’ai eu une phase de ma vie où j’ai eu le temps de faire ce que je voulais et j’avais aussi les moyens qu’il fallait pour le mettre en oeuvre. Donc j’ai beaucoup investi en temps et en argent dans cet album et il y a pas mal d’indicateur. Sur n’importe quel concert qu’on a fait, même dans des endroits avec des plans dépanne avant une grosse date sur un routing ou des trucs comme ça, on a toujours beaucoup de monde. En tout cas suffisamment de monde pour dire que ça intéresse les gens. Ca me fait plaisir, parce que si ça ne marchait pas, je serais forcément triste. Là je me dis, j’ai fait mon truc, c’est vraiment mon truc et il fallait que ça soit fait. Ca fait référence à pas mal d’étapes de ma vie, de nos vie à nous, sur des paroles, sur des parties mélancoliques, sans tomber non plus dans la dépression et la tristesse. Mais du coup voilà, si ça ne prenait pas j’en serais quand même très content. Bon je ne l’écoute pas tous les jours, je ne me fais pas d’auto-fellation systématique (rires). Mais de temps en temps. J’écoute beaucoup de black moderne et je me dis : « Bon, ben il manque encore un truc ». Et je me surprend moi-même à avoir envie d’écouter Déluge et c’est vraiment ça que je voulais. Je le dis vraiment sans égoïsme, je ne me mets pas sur un pied d’estale. Quand j’ai composé, j’avais vraiment l’impression d’être externe à tout ça. J’avais beaucoup de temps à passer sur ma gratte et j’ai trouvé ces riffs qui sonnent. Je me suis dis que ça sonnait comme un truc que je n’avais pas encore trop écouté. J’écoutes beaucoup de Deafheaven, Liturgy, Altar Of Plagues, Amenra, enfin plein de bonnes choses mais il manque un petit truc. Tu vois Deafheaven c’est hyper cool, mais il y a des parties un peu à l’eau de rose, pourtant j’adore des trucs très aériens, mais là c’est trop… je vais pas dire trop californiens (rires) parce que j’adore ça aussi, mais il manque quelque chose. Il y a quelque chose à faire qui n’a pas été fait et j’en suis très très content. En plus les retours sont globalement très bon. A part quelques chroniques, après ça ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un peu particulier. Après les retours en termes de ventes, bon il y a la distribution qui joue beaucoup mais pour l’album, on a fait 1000 digi, 300 LP et c’est sold-out depuis 1 mois, 1 mois 1/2. Donc on a repressé des cds et des vinyles. J’en discutais avec Chris notre sondier, les groupes qui arrivent à faire plus de 1000 cds, c’est cool et c’est qu’il se passe un truc. Le boulot de diffusion y est pour beaucoup, le label a vraiment assuré en terme de promotion et distribution. On a 1 ou 2 attachées de presses qui bossent au label pour nous et qui font de l’excellent boulot. Après tu peux avoir le meilleur album du monde, si personne n’en parle tu ne le vendras pas. Et en l’occurence ils ont mis vraiment les moyens et les retours sont hyper cool.

MF : Donc sur l’album, les pistes sont toutes liées entre elles avec ce sample de pluie. Est-ce que c’est liée au concept de l’album?

FT : Ben c’est un truc que je pensais pour le nom de Déluge. Je me suis pas dis de suite il faut qu’on s’appelle Déluge. J’avais pensé à des structures et des ambiances et c’est venu naturellement. Il y avait des grosses nappes de guitares, une batteries soutenues, des aérations de temps en temps avec des parties plus posées. Mais je me suis dis, globalement il faudrait que tu te fasses jamais chier et que quand ça se calme tu sois encore captivé, que tu récupères les mecs et que derrière tu leur en remettes plein la gueule et c’est venu naturellement. Déluge de guitare, déluge d’intensité, déluge de mélodie, ben je me suis dis que je pourrais appeler ça Déluge. C’est venu un peu comme ça. On a vraiment fait le projet autour de ça, l’eau c’est un élément assez intéressant et qui apporte plein d’aspect. Ca peut être la colère, une pluie torrentielle après t’as une bruine pour un dimanche un peu pluvieux. Tu vois c’est des émotions fortes qui correspondent toujours aux paroles et aux mélodies. On s’est bien cassé la tête sur le concept. Ce n’est pas vraiment un concept album mais ça pourrait l’être dans le sens où… J’ai une anecdote là dessus quand j’ai composé les 3 dernières pistes, on est arrivé avec Max en studio avec les pré-prods et lui avait écris 3 textes. Et je ne suis même pas sûr qu’il avait écouté les pré-prods et il est arrivé avec 3 feuilles A4. On a posé les feuilles, je lui ai fait écouté les morceaux et sans se parler, j’ai regardé les paroles et on a avancé comme ça. On a fait 1 ou 2 écoutes et au final on s’est dit ce texte, ça ira avec cette piste. Et on était d’accord du premier coup. Sans avoir même écouté les morceaux en instru, les paroles collaient parfaitement aux ambiances et c’était super marrant. Donc voilà, le lien c’est que ça colle à la peau du projet. Que ce soit sur album ou sur scène, où il y a pas mal de concert où on n’a pas d’applaudissement avant la dernière note. La première fois c’était super déroutant à Rouen. A la fin les mecs étaient complètement fou, mais au départ tu te dis merde, qu’est ce qui se passe. Il n’y a pas eu un applaudissement entre les pistes, pourtant il y a quelques arrêts avec ce sample de pluie qui captive encore les gens où ils se disent, c’est fini ou on attend un peu. Enfin ça fait vraiment partie du projet, c’est pas un concept album mais ça fait partie intégrante du truc.

MF : Sur l’album il y a un feat avec Neige de Alcest, ça s’est passé comment?

FT : Et ben en fait j’ai commencé à écouter Alcest et je comprenais pas pourquoi il y avait cet engouement et pour l’anecdote, c’est comme pour Booba, j’ai commencé par la fin avant de comprendre qu’il était dans Lunatic avant donc qu’il y avait un sacré lascar derrière ce qu’il fait aujourd’hui, même si il y a des trucs que j’aime encore aujourd’hui. Et ben Alcest c’est pareil, j’ai découvert sur la fin et j’avais un peu de mal avec ces parties très chantées, haut perchés dans le chant. Et j’ai remonté l’arbre généalogique et je suis tombé sur la réédition, je crois, du Secret où j’ai pris une rouste. Et j’ai décomposé les anciens albums et je comprends pourquoi ils en sont là actuellement. Ca a mis un temps fou à arriver et c’est un projet que j’ai beaucoup respecté parce que c’est des mecs qui ont tout compris dans le sens où ils partent du black ultra traditionnelle et ils évoluent à donf sans ce soucier de savoir si les gens vont les suivre. Et connaissant Neige, il n’a pas fait ça pour dire : « Là on a bluffé tout le monde, maintenant on fait autre chose. ». C’est vraiment un mec qui fait ce qu’il a envie de faire, mais ça fait plaisir de ce dire qu’il fait ce qu’il veut et que ce qu’il fait c’est cool. Et comme c’est un bon ami de Valnoir qui nous a fait le visuel et a qui j’avais filé les pré-prods avant qu’il bosse sur l’artwork. Comme je savais qu’ils se connaissaient bien, je lui ai demandé s’il pouvait faire écouter ça à Neige pour avoir son avis. Nous on voulait dynamiser un peu le truc. On avait trois titres qui étaient sur la démo, pas avec le même son, ni les mêmes arrangements mais je me suis dis que ça pourrait donner une nouvelle peau sur une piste. Les 2 autres pistes étaient déjà bien changé niveau prod, donc on n’avait pas forcément le besoin mais sur la dernière on n’avait pas grand chose et on s’est dit que ça serait cool. Il a écouté et il a adoré. Et du coup il a été super sympa et ça s’est fait très simplement. Il a fait ça de façon très pro et ça s’est fait comme ça en fait.

MF : Pour vous ça marche plutôt bien. Vous avez pas mal de dates. Vous avez fait Gojira, vous faites Textures ce soir. La machine est bien lancée?

FT : Ouais. Ca commence à bien prendre. J’ai eu une petite absence de dispo ces derniers temps et là je vais commencer à pouvoir faire le ménage et pouvoir remettre le paquet là dessus. L’idée c’est vraiment de s’entourer rapidement en terme de prod. C’est à dire de trouver une boîte de booking rapidement, de trouver un manager rapidement pour vraiment pouvoir se concentrer sur l’essentiel. Le fait d’avoir des gens qui bossent pour nous vont nous faire gagner du temps et surtout nous permettre de passer le niveau au dessus. A l’heure actuelle je fais tout, booking, imagerie, composition mais j’ai pas le temps en ce moment. Donc je garde un peu la main sur tout. Bon les mecs me rencardent sur des plans, ils donnent des idées, ils ont aussi des contacts, mais c’est toujours moi qui deal le truc et rien que ça, ça prend beaucoup de temps. Après avec mes anciens groupes, on était toujours à la recherche de dates. Là c’est quasiment que des réponses à des demandes, donc à des mecs qui nous veulent. Donc c’est super flatteur mais ça prend quand même du temps. Et on veut vraiment passer l’étape du dessus en s’entourant de pro dont c’est le métier et qui vont pouvoir nous consulter et nous proposer des trucs auxquels je n’ai pas forcément pensé pour aller dans le sens du projet. Je sais ce que je veux, mais je ne sais pas à moyen et long terme ce qu’il faut pour arriver à ces résultats là et c’est des mecs qui pourraient me filer plus qu’un gros coup de main.

MF : Pour l’instant vous rester dans la partie francophone. T’as pas peur qu’avec vos paroles en Français, vous ayez un peu de mal à sortir de la Francophonie?

FT : Je ne sais pas trop. Je sais que l’album est distribué quasiment dans le monde entier grâce aux Acteurs de l’ombre, qui passent par Season Of Mist pour l’Europe et d’autres distributeurs en Scandinavie, au Japon ou aux Etats-Unis. Bon après le Québec n’est pas le bon exemple mais on a un super retour là-bas donc ça va dans ton sens, mais on a apparemment aussi un bon retour en Scandinavie, notamment en Norvège, donc c’est très flatteur. Apparemment le Japon, ça marche bien aussi, bon le Japon dès que t’es Français avec 3 poils, tu fonctionnes à donf (rires). Mais je ne sais pas trop. Il y a plein de chose autour. C’est vrai que les paroles, c’est très important pour nous, mais je pense qu’on peut s’y retrouver aussi parce que sur scène on propose quelque chose d’un peu particulier, qui va aussi évoluer. C’est vrai que quand tu ressors, t’as vu un truc que t’as pas beaucoup vu parce que les lights sont un peu particulières mais je pense qu’il y a possibilité de s’y retrouver sans comprendre les paroles. Ou alors chercher un peu les traductions comme ça se fait chez nous. C’est vrai qu’on a fait beaucoup de France, on a fait un peu la Belgique, la Suisse. On va peut-être faire l’Allemagne bientôt mais je pense que ça ne sera pas bloquant parce qu’il y a un peu plus que les paroles. Après c’est sûr que si tu ne traduis pas les paroles tu perds quelque chose, mais je pense que l’expérience est quand même là.

MF : J’ai quasiment terminé et on vient d’en parler un peu. C’est quoi le futur pour Déluge?

FT : Ben comme je l’ai dis c’est de s’entourer le plus rapidement possible pour passer l’étape suivante et continuer à soutenir l’album parce que là, niveau composition on a le temps, et je pense qu’on ne tourne pas assez. On a quelques belles dates mais on a de la disponibilité et on a envie de défendre ça. Même sur scène on ne joue que 60% de l’album donc on a encore beaucoup à faire. Donc voilà, la priorité c’est de tourner à donf. Et on verra d’ici quelques temps. On a déjà quelques idées de riffs. Je suis assez curieux de voir aussi ce que ça va donner. J’avais des idées pour l’album de prendre un peu à contre-pied la scène en faisant quelque chose de très moderne et je me dis qu’on pourrait prendre à contre-pied notre album mais on ne sait pas trop encore. Il y aura peut-être aussi une part plus importante des lascars pour la compo mais je ne sais pas trop ce qu’il en sera, mais on a vraiment envie de défendre l’album, parce qu’il y a un bon gros bloc à défendre et qu’on veut jouer. On avance beaucoup sur le live pour développer un set unique. On l’a déjà un peu mais on veut vraiment passer les étapes du dessus pour le live avec des moyens techniques plus importants. On a plein d’idée et on est en train de réfléchir à ça en ce moment, mais je pense clairement qu’on ne tourne pas assez.

MF : D’accord. Et bien j’ai terminé. Si tu veux ajouter quelques choses?

FT : Merci beaucoup Julien. J’ai passé un excellent moment sur scène. Je suis très égoïste parce qu’apparemment c’était un peu froid.

MF : Ouais, il y avait pas grand monde aussi, mais c’était un bon concert quand même. Le son était pas forcément top mais c’était cool.

FT : C’est vrai?

MF : Ouais ça manquait de définition sur les grattes.

FT : Ouais on m’a dis qu’au début c’était la catastrophe mais que vers la moitié ça s’est amélioré.

MF : Ouais c’est ça. Enfin c’était cool.

FT : Merci. Je suis de plus en plus égoïste là dessus, même si je ne vois pas de mecs bougés et qu moi je passe un bon moment, c’est cool. Et même si les mecs sont à fond, des fois je me fais chier (rires).

MF : Et ben merci encore.

FT : Merci à toi.

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