Interview de Textures avec Uri

Posted: 16 mars 2016 in Interviews

Alors que le groupe vient de sortir son cinquième, j’ai le plaisir de rencontrer Uri pour parler de ce dernier opus, de la tournée en cours et du futur de Textures.

MF : Bonjour Uri. La première partie de la tournée va se terminer. Comment ça s’est passé?

Uri : Salut. Ecoute c’était cool. Quasiment chaque soir était complet et les réponses étaient vraiment bonnes. Le public était vraiment enthousiaste. Je pense qu’ils sont heureux d’entendre de nouveaux morceaux et du fait que l’on soit de retour. On a eu de très bon retour et c’est vraiment sympa pour nous de rejouer après autant de temps.

MF : C’est votre dernière date ici en France. Vous aimez venir ici?

Uri : Ouais, énormément. La France à toujours été excellente pour nous. A chaque fois on a eu des bonnes salles et beaucoup de monde. C’est vraiment cool. Par exemple l’Allemagne est beaucoup moins accueillante. On joue dans des petites salles et avec moins de public, alors oui la France est toujours en haut de notre liste de pays à visiter.

MF : Ok.

Uri : On essaie de revenir autant que possible.

MF : Cool. Le nouvel album vient de sortir. Comment à réagi le public à ces nouveaux morceaux?

Uri : C’est sympa de voir que sur le premier morceau que l’on a présenté, « New Horizons », les gens connaissent déjà les paroles et chantent avec nous. Et c’est pareil pour « Shaping A Single Grain Of Sand », pour lequel on a sorti un clip, dès que Bart lance le morceau, tout le monde est vraiment dedans. Les gens reconnaissent déjà les morceaux et c’est vraiment bien parce qu’habituellement il faut du temps, genre 6 mois pour que les gens ai bien assimilé l’album. Donc voir que les gens connaissent déjà les paroles est un vrai bon signe, je pense.

MF : Ouais. Il s’est passé presque 5 ans entre Dualism et Phenotype. Pourquoi aussi longtemps?

Uri : C’est vrai (rires). Il y a plusieurs raisons à ça. La première et une des grosses raisons est que notre guitariste, Jochem, a quitté le groupe. Joe l’a remplacé mais il a fallu du temps, déjà pour trouver quelqu’un et ensuite de se connaître dans le jeu et l’écriture. Ensuite 3 des membres ont eu des enfants à 1 mois d’intervalle et ils ont forcément changés de priorité.

MF : Ouais normal.

Uri : Et comme tout le monde à un job à plein temps. On fait ça à côté donc quand ce genre de chose arrive, ça retarde le processus et comme on a aussi fait la tournée anniversaire pour Polars, ça a retardé l’écriture. Je pense que la plus grosse raison est que nous avons une façon de travailler qui est très démocratique. Tout le monde dans le groupe doit approuver ce qu’on fait et sinon on essaie de le corriger pour que tout le monde approuve. Si ça ne le fait pas alors on ne l’utilise pas. Alors il peut être vraiment dur d’avoir quelque chose de bon parce qu’il faut que tout le monde aime. Mais quand tu travailles comme ça, le résultat est bien meilleur, mais il prend plus de temps. Si on avait qu’une seule personne qui écrivait tout, ça sera beaucoup plus rapide, parce que les morceaux arriveraient comme ça. Mais ce n’est pas du tout notre façon de faire. Tout le monde à écrit pour cet album et c’est aussi pour ça qu’il est aussi varié, que ce soit pour les parties heavy et plus légères. Ca prend du temps (rires).

MF : Tu viens un peu d’en parler, j’ai beaucoup écouté le nouvel album.

Uri : Merci.

MF : Vous avez gardé votre patte, on reconnaît tout de suite Textures, mais chaque partie est vraiment poussé à l’extrême. Que ce soit les parties rapides qui sont vraiment heavy et les parties calmes qui sont vraiment prenantes. Est-ce que c’était prévu comme ça?

Uri : Complètement. La principale raison est que tout le monde a composé pour cet album. Le feeling est donc beaucoup plus varié. On essaie toujours de faire quelque chose qui nous plait à nous d’abord. On essaie de nous surprendre nous même. Dualism n’est pas si heavy que ça, c’est beaucoup de chanson mid-tempo et plus direct. Et on savait qu’on voulait faire quelque chose de plus violent. Après quand on compose il y a tellement de parties différentes, comme par exemple le morceau « Zman » au piano, que j’ai écris complètement. Il est beaucoup plus calme mais il colle parfaitement avec l’album.

MF : Totalement.

Uri : Une fois qu’on a commencé à écrire, on fait uniquement ce qui nous plait et c’est ce qui est sorti.

MF : Ok. Vous avez également ajoutés pas mal de solos. C’est l’arrivée de Joe qui a changé ça?

Uri : Exactement. C’est un guitariste extrêmement talentueux et on s’est dit qu’il n’y avait jamais eu beaucoup de solo chez Textures. Jochem faisait tous les solos mais à un moment il ne sentait plus ça dans nos morceaux. Alors il n’écrivait plus pour avoir des choses plus mélodiques ou de solos. Et on s’est dit que si ça colle, ça colle, tu vois. Cela donne donc à tout le monde de quoi faire ce qu’il veut. On a également écris des parties rapides avec la guitare et le clavier et c’est quelque chose qu’on avait en tête depuis pas mal de temps. Comme on est parti de 0, on s’est dit que ce serait bon pour l’album.

MF : Le départ de Jochem a été gros pour le groupe. Est-ce que ça a été dur de continuer sans lui, vu l’importance qu’il avait dans le groupe?

Uri : Hmm. Oui et non en fait. C’est toujours dur d’avoir quelqu’un comme lui quitter le groupe. Il avait également un grand rôle dans le groupe du côté du management et il avait une vue d’ensemble sur la production. Mais quand il nous a dit qu’il partait, on s’est dit: « qu’est-ce qu’on fait? ». La musique était trop précieuse pour nous et le reste du groupe ne voulait pas s’arrêter là. Ca a pris presque un an ou un peu plus de 6 mois pour trouver Joe après le départ de Jochem. Et chacun d’entre nous a pu prendre contact avec le job qu’il faisait dans le groupe. Chacun avait sa tâche, on a divisé son boulot vers chacun et on a dû tous faire un petit peu plus. Ca a pris du temps, mais maintenant c’est devenu naturel pour nous. Et dès que Joe est arrivé, on a tout de suite su que ça fonctionnerait. Il comprend la musique et humainement ça se passe très bien. Au départ ça a été un choc mais on a fait ce qu’il fallait pour passer par dessus sans problème.

MF : Ok. Vous avez toujours un concept sur chaque album. Qu’est-ce que tu peux me dire sur Phenotype.

Uri : Et bien, cela commence par le fait qu’il y a 3 ans quand on a commencé à écrire. On s’est assis ensemble et s’est demandé ce qu’on devait faire. Et Stef, notre batteur, a dit qu’on devrait faire quelque chose de plus spécial qu’un simple album. Alors il est venu avec l’idée de faire un double album avec un album qui serait juste une longue chanson et un autre qui serait plus traditionnel. C’est ce qu’on a fait. Genotype, qui devrait sortir l’an prochain, sera la long morceau et Phenotype est l’album classique. Pour le concept, mon petit frère étudie la biologie et je l’ai fait aussi avant d’étudier la musique, et en discutant avec lui alors qu’il faisait une thèse en Suède sur les « Tadpole » (en Anglais) tu vois ce que je veux dire?

MF : Non.

Uri : C’est quand les grenouilles sont petites.

MF : Ah d’accord.

Uri : J’aurais du dire bébés grenouilles (rires). Et c’était à propos du phénotype et du génotype des têtards. En écoutant la musique que l’on avait, il y a beaucoup d’élément de Genotype que l’on retrouve dans Phenotype et inversement. Et je me suis dis comme on a écris l’album tous ensemble, ça allait être comme 2 parents qui donnent leurs ADN et qui donnent un enfant. Si le père a des yeux bleus et la mère des yeux marrons, le génotype est le fait qu’il peut avoir les yeux bleus ou marrons, mais comment cela ressort, c’est le phénotype. Si il a des yeux marrons, c’est son phénotype. La long morceau est vraiment tout ce qu’on sait faire et on a pris quelques unes de ces parties et on en a fait des chansons. Et cela donne Phenotype. Musicalement c’est comme ça que ça se passe, mais même au niveau des paroles, c’est aussi l’innée et l’acquis. C’est quelque chose qui faisait déjà un peu partie des concepts de Silhouettes et Drawing Circles. C’est intéressant de regarder les gens et de voir les choix qu’ils font, comment ils se comportent. On pourrait y regarder d’une certaine façon et apprendre les choses comme elle vienne et faire les choses comme t’en as envie. Et c’est en tout cas un concept très intéressant pour nous.

MF : Ok, tu viens de me dire que Genotype allait sortir l’année prochaine. Est-ce qu’il est fini?

Uri : Quasiment. On l’a écrit au même moment, mais c’est un peu dur à dire. On a voulu les sortir en même temps, mais on s’est dit que ça ferait trop d’informations pour l’auditeur et on avait peur qu’un des albums prennent plus d’ampleur que l’autre. Et ça ne donnerait pas ce qu’on voulait. On a donc décidé de ne pas les sortir ensemble. Du coup Genotype est prêt à 90%. On a presque toute la musique de prête, les paroles aussi. Mais il faut encore quelques arrangements et certaines parties demandes un peu de travail encore. Mais pour l’instant on se concentre sur les tournées, avec celle du mois prochain. On peut faire 2, 3 trucs dans le bus (rires). Mais après ces tournées on va se remettre au boulot pour le sortir l’année prochaine.

MF : Tu viens d’en parler, vous allez partir avec Amorphis. C’est une belle tournée.

Uri : Ouais complètement. C’est vraiment cool de se retrouver aussi longtemps sur la route. La dernière fois que l’on a fait ça, c’était avec Periphery aux USA. C’était même un peu plus long, mais c’est bien pour nous de faire ce genre de chose. De jouer dans des endroits que l’on ne connaît pas encore. Amorphis n’est pas vraiment dans le même style que nous donc je pense qu’on va jouer devant des gens qui ne nous connaissent peut-être pas du tout et c’est une bonne chose. Si tu joues avec un groupe qui fait la même chose que toi, les fans du premier groupe connaissent aussi le deuxième. Alors ça va être bien de pouvoir faire découvrir notre musique. Et en même temps ça va être dur de convaincre les gens. Donc je suis pressé de voir ce qu’il va se passer. C’est un bon pari mais ça va être cool. Je ne connais pas vraiment Amorphis…

MF : Moi non plus (rires).

Uri : Je connais de nom et qu’ils sont là depuis longtemps mais je ne connais pas trop leur musique.

MF : On est deux alors. Tu en as parler au début de l’interview, vous travaillez tous à côté. Ce n’est pas trop compliqué de faire ces tournées?

Uri : Ouais, ça peut être un peu problématique, mais pour la plupart on est freelance et on a des emplois du temps flexibles donc on a plus de temps libres. On est beaucoup à enseigner la musique donc c’est plus facile d’avoir un remplaçant. On a beaucoup d’amis qui peuvent prendre notre place et on l’a déjà fait plusieurs fois. Quand tu as du monde pour te remplacer quand tu veux ça va. C’est pour ça qu’on ne veux pas être dans un groupe à plein temps. Si tu fais 200 concerts à l’année alors oui tu peux payer tes factures, mais si il se passe quelque chose et que le groupe arrête, alors tu n’as plus rien.

MF : Oui.

Uri : Et du coup tu n’as plus de vie de famille ou de contact avec tes amis. Et pour être honnête, je pense que c’est moins sympa de faire plein de concert qu’une cinquantaine. A un moment donnée, ça se résume à faire des concerts. Pour moi c’est bien de tourner 3 ou 4 fois dans l’année avec quelques festivals, mais je ne me vois pas faire ça à plein temps. Comme le reste du groupe on a aussi envie de faire d’autres choses que de faire que notre musique. Je fait également des meubles et c’est une passion que j’ai aussi envie de faire quand je suis à la maison. On a toujours été claire là dessus dans le groupe.

MF : Ok. J’ai presque fini. Vous avez des plans pour retourner aux Etats-Unis.

Uri : Euh oui (rires). On a quelques offres pour y retourner avec quelques idées de tournée. Mais les Etats-Unis sont toujours compliqués parce que quand on va là-bas, on est encore un petit groupe. Les cachets sont très bas comparés à ici et le prix pour y aller est très cher. Le fait de partir là-bas coûte en gros 10000€ pour tout le groupe et la location d’un van. C’est difficile mais je pense qu’on va arriver à y retourner. Peut-être cette année ou l’année prochaine.

MF : Ok.

Uri : On y est déjà allé et c’était très cool et on a réussi à revenir à 0, tu vois. On n’a pas perdu d’argent mais on n’a pas rentré d’argent non plus. C’est difficile quand tu y vas avec tout le groupe et que tu dois quand même devoir payer les factures. Pour nous ce genre tournée est quand même mieux parce qu’on arrive à gagner un peu et à payer ces factures. C’est bien de pouvoir quitter son boulot pendant un mois sans se mettre dedans. Mais on aimerait vraiment y retourner parce que c’est cool (rires).

MF : Très bien. J’en ai terminé. Si tu as quelques choses à ajouter?

Uri : Merci à toi. C’est toujours cool de venir jouer en France alors venez nous voir quand vous pouvez. On sera de retour bientôt avec Amorphis alors n’hésitez pas!

MF : Merci beaucoup Uri.

Uri : Mais de rien.

Alors que leur dernier joyaux vient de sortir, Textures vient poser ses valises à Colmar pour nous présenter ses nouveaux morceaux. Ils seront accompagnés pour l’occasion de Uneven Structure et de D E L U G E.

Ce sont les Lorrains de D E L U G E qui vont entamer la soirée. Le groupe est plutôt en forme ce soir, même si l’étroite place laissée par tout le matos de Textures ne leur permettra pas de bouger énormément. Le son est correct, même si les grattes ne seront pas assez distincts, me donnant parfois du mal à reconnaître des morceaux que je connais pourtant bien. Devant la scène, le parterre est un peu vide et amorphe. Une erreur d’impression des billets à fait que les gens sont venus pour 20h30 alors que le début des concerts étaient à 20h, donc pas mal de monde à rater D E L U G E. Pour les autres ils étaient là pour Textures et ils ont été plus attentifs que participatifs. En tout cas le set de la bande à FT passera vraiment bien et le show lumière apporte toujours un gros plus pour la musique (même si c’est une plaie pour faire des photos).

La suite vient avec Uneven Structure, que j’avais découvert en 2012 en ouverture de Textures également. A l’époque j’avais eu du mal à me mettre dedans et à bien apprécier totalement leur musique. Il en sera de même ce soir. C’est super bien joué, c’est bien en place et le chanteur à une belle présence sur scène. Mais je dois m’absenter en cours de set pour filer faire mon interview avec D E L U G E et couper un set en cours de route n’aide pas à bien l’apprécier. Mes collègues présent sur place m’en diront beaucoup de bien, même si comme je l’avais déjà relevé il y a 4 ans, il manque un peu d’énergie dans les compos.

Retour dans la salle avant que Textures commence son set. Un set qui commence par « One Eye For A Thousand » et qui fait une belle intro au concert. Le son est très bon et le groupe est bien en forme. A part Stef qui mettra quelques chansons pour trouver un bon rythme de croisière. Pour les autres, c’est au top avec de l’énergie et surtout un sourire qui sera là tout le long du set. Tournée pour défendre Phenotype oblige, la setlist est fortement orientée sur cette nouvelle pépite. Et ce n’est pas pour me déplaire puisque les terribles « Oceans Collide » ou « New Horizons » viennent cotoyer les plus anciens et non moins excellent « Old Days Born Anew » ou « Swandive ». La bonne surprise vient de « Reaching Home » que je découvre en live et qui passe très bien et qui va précéder les magnifiques titres que sont « Awake » et le grandiose duo « Zman », avec Uri seul derrière son piano, et « Timeless » qui viennent clôturer la première partie de set. Le placement aurait peut-être été plus judicieux au début du rappel, mais celui-ci est tellement bon qu’on va laisser filer. En effet l’enchaînement de départ de Drawing Circles avec « Drive » et « Regenesis », suivi des tueries « Singularity » et « Laments Of An Icarus » terminent avec perfection un set parfaitement exécutés par les Bataves.

Setlist
– One Eye for a Thousand
– Oceans Collide
– Old Days Born Anew
– New Horizons
– Shaping a Single Grain of Sand
– Swandive
– Reaching Home
– Illuminate the Trail
– Awake
– Zman
– Timeless
————————–
– Drive
– Regenesis
– Singularity
– Laments of an Icarus

Artiste : Hypno5e
Album : Shores Of The Abstract Line
Sortie : Février 2016

Hypno5e - Shores Of The Abstract Line

Tracklist :
1. East Shore – Landscape In The Mist
2. East Shore – In Our Deaf Lands
3. West Shore – Where We Lost The Ones
4. West Shore – Memories
5. Central Shore – Tio
6. North Shore – The Abstract Line
7. North Shore – Sea Made Of Crosses
8. South Shore – Blind Man’s Eyes

Après quatre ans et quelques déboires, les montpelliérains de Hypno5e sont de retour avec un troisième album qui aura la lourde tâche de passer derrière le chef d’oeuvre Acid Mist Tomorrow. Inutile d’y aller par quatre chemins, c’est chose faite. Et même plutôt très bien faite.

On pourrait reprocher au groupe d’utiliser la même recette que pour ces précédents albums, mais cette recette se bonifie avec le temps et prends encore plus d’ampleurs et ce, des deux côtés principaux de la musique du quatuor. Les parties calmes et mélancoliques sont plus travaillées et les voix d’Emmanuel et de Gredin sont plus touchantes qu’auparavant. Quant aux parties violentes, là aussi le groupe a pris soin de nous en mettre plein la vue avec des riffs et une puissance encore jamais vue chez Hypno5e. Le côté clair / obscur cher à Hypno5e est donc encore plus présent que par le passé et le résultat est une vraie réussite.

On pourrait reprocher au groupe de vouloir trop faire dans le psychologique et l’intellectuel avec les différents extraits de livre, poème,… Pourtant ce sont des éléments qui sont autant important que le reste chez Hypno5e. De Neruda à Céline en passant par Hemingway ou Bukowski, le groupe continue d’explorer différents univers artistiques pour nous faire passer leur message. Le comprendre est peut-être compliqué, mais c’est aussi ce côté intriguant et complexe, que l’on retrouve d’ailleurs également dans la musique, qui fait que Hypno5e nous transporte toujours. Déjà entendu dans Acid Mist Tomorrow, nous retrouvons du chant en Espagnol, qui vient s’ajouter au Français et Anglais. Une difficulté de plus pour l’auditeur mais qui colle toujours parfaitement avec le reste.

Particulièrement bien travaillé au niveau du son avec une belle mise en avant de la batterie et des éléments d’orchestration, et toujours cette petite retenue pour les voix. La production de l’album, qui a été une nouvelle fois réalisé par le groupe lui-même, est à l’image de l’album: une réussite. Chaque élément trouve bien sa place et est mis en avant quand il faut.

Ce nouvel album est la suite logique pour Hypno5e. Complet, riche, sans faille, Hypno5e réussi encore une fois un émerveillement pour les auditeurs. En dehors de tout ce qui se fait à l’heure actuelle, Hypno5e se pose comme un incontournable dans le monde du Metal.

Note: 18/20

Après avoir été reporté 2 fois, les Dagoba pouvaient enfin poser leurs valises dans la cité des Images et je pouvait ouvrir mon année concert par un 19ème concert des Marseillais. Ils sont accompagnés ce soir de AqME et des locaux de The Apostasy.

The Apostasy commence donc la soirée devant un parterre réduit. La faute à des conditions de circulations compliquées qui ont conduit pas mal de gens à doubler leur temps de route pour venir jusqu’à Epinal. Pas grave, Julien et Tof sont très motivés sur la grande scène de la Souris Verte. Le son est au top, ça sera une constante dans la soirée, et ça permet aux gens qui ne connaissent pas de bien apprécier la musique du duo. Le set étant court, le groupe ne peut jouer que 3 chansons et du coup le temps passe très rapidement. Les personnes présentes ont eu l’air d’avoir bien apprécié ce que propose The Apostasy, j’ai vu quelques têtes bougés aux rythmes du Métal Ambiant des deux compères. Un set court mais bien exécutés par les locaux qui prouve que cette première partie n’était pas du tout volée.

Place ensuite à AqME. 11 ans après ma dernière expérience avec le groupe, qui n’avait pas été marquante, on va voir si le changement de chanteur et les années ont pu faire bouger les choses. Et bien il est clair que ça a bien évolué. Le nouveau chanteur ne tient pas en place et est très proche du public. Le reste du groupe a pris un bon gros bagage technique et sur scène c’est propre et ça envoie. Musicalement, j’ai toujours un peu de mal avec ce que propose le groupe, mais le moment reste agréable à suivre. Côté public, ça se passe très bien puisque le groupe est très bien soutenu et les premiers Circle Pit et Wall of Death apparaissent dans une grande salle bien remplie (environ 300 entrées). Je laisserai le groupe en milieu de set pour aller me désaltérer, pas convaincu musicalement, mais convaincu scéniquement et techniquement.

Les Marseillais de Dagoba arrivent donc comme d’habitude sur la musique de Dracula pour entamer le set sur « Eclipsed », tiré du nouvel album. Le groupe est bien en forme et se donne, comme d’habitude, à 200%. Le public est lui aussi très motivé et se donne à coeur joie dans les Circle Pits et Wall of Death, que les Marseillais apprécient énormément. Venant défendre leur nouvel album, la setlist fait une petite place à celui-ci avec « Born Twice » et « The Sunset Curse » qui se retrouve aux côtés des maintenant classique « The Man You’re Not » ou « It’s All About Time ». Malgré le passage en headline, le set est relativement court ce qui est un peu frustrant tant l’énergie que donne le groupe demande d’en avoir encore un peu plus et c’est vrai que un ou deux nouveaux titres, voir même quelques raretées, auraient été sympa. Malgré ce petit bémol, le concert se passe très bien et « I, Reptile » marque la fin du set. Enfin c’est sans compter sur le classique rappel, qui a déjà prouvé son efficacité, avec les anciens « Maniak », « The Things Within » et « The White Guy » et qui permet à tout le monde de se donner une dernière fois avant de rentrer. Si les températures extérieures étaient plus que négatives, les Marseillais sont venus apporter un bon gros vent de chaleur à Epinal avec un concert une nouvelle fois réussi.

Setlist Dagoba :
– Eclipsed
– The Man You’re Not
– Black Smockers
– When Winter…
– Born Twice
– The Sunset Curse
– It’s All About Time
– The Great Wonder
– I, Reptile
———————–
– Maniak
– The Things Within
– The White Guy (And The Black Ceremony…)

Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas rendu dans cette sympathique salle des Môles à Montbéliard. Et comme c’est le retour sur scène des The ARRS dans le coin pour défendre leur nouvel album, l’occasion est immanquable.

On commence la soirée par les Manceaux de Unleashing The Beast qui vienne proposer un Metalcore fortement inspiré par Emmure. Le groupe tient bien la scène et arrive même à faire bouger un public déjà bien présent (alors que la soirée Black Bomb A, Lofofora, Tagada Jones, Loudblast affichait complète à Mulhouse). Musicalement rien de bien nouveau, mais c’est bien fait et ça sonne bien. La demi heure passe vite et UTB nous fait passer un début de soirée bien sympa. Ce n’est pas forcément ce que j’aime sur CD mais en live ça passe toujours bien.

La soirée continue avec les Alsaciens de Smash Hit Combo que je n’avais pas vu depuis 2009 et qui n’avait pas forcément retenu mon attention à l’époque. Mais les quelques chroniques et report vu ici et là m’incitait à ne pas laisser tomber; fort heureusement d’ailleurs. Les Rapcore Gamer de SHC ont donné un excellent concert ce soir. La proximité qu’entretient le groupe avec le public est bien rendue par celui-ci qui apprécie grandement et se défoule énormément. On voit que l’enchaînement des dates permet à n’importe quel groupe de donner plus en concert. Et pour se donner, le groupe se donne: slam des deux chanteurs, saut depuis les amplis pour la section rythmique et énormément de mouvement sur scène. Une énergie qui colle parfaitement avec la musique proposé par SHC qui aura convaincu le geek qui traîne en moi.

Pour terminer la soirée, les Parisiens de The ARRS, qui reviennent avec un excellent album, arrive avec « Kombat » qui ouvre également l’album. Le son est toujours bon dans la salle et le public, chauffé à blanc par SHC, est déjà au taquet. Sur scène Nico, casquette vissé, est toujours autant intenable. Derrière lui le groupe est lui aussi bien en forme, même si Stefo semble un peu plus distant. Côté setlist, l’accent est bien entendu donné au nouvel album avec les excellents « Du Ciel et de la Terre » avec son refrain repris en coeur, « Hors Norme » ou encore « IV Horizons ». On retrouve également les classiques « Délivrance », « Ennemis » ou la belle surprise de fin de set « Au Coeur de l’Arène ». Mais le morceau qui résonnera différemment ce soir est bien sûr « Authentiques Indignés », sorti sur « Soleil Noir » il y a 3 ans et qui pourtant a pris tout son sens il y a quelques jours. Pas de rappel, le groupe continue sur sa lancée et nous balance sa nouvelle version de « Passion », qui surprend au début mais qui reprend l’orientation musical du groupe, et termine avec « Du Berceau à la Tombe » repris en coeur par le public qui a donné de la voix et de l’énergie tout au long d’un set une nouvelle fois bien maîtrisé par The ARRS.

Setlist The ARRS :

Kombat
Délivrance
Du Ciel et de la Terre
Acta Non Verba
Mon Épitaphe
Hors Norme
Ennemis
Prophétie
Authentiques indignés
Originel
IV Horizons
Au Coeur de l’Arène
Le Journal de Ma Haine
Passion
Du Berceau à la Tombe

Seulement quelques jours après les terribles attentats qui ont coûtés la vie à plus d’une centaine de Français, notamment au Bataclan, salle mythique Parisienne, quoi de mieux que de se prendre le plein de décibel pour lutter contre l’ignorance et l’imbécilité de telles actes. Ca se fera avec le passage de Kvelertak et des copains de D E L U G E à l’Autre Canal.

On attaque donc par les locaux de D E L U G E qui commence à bien monter dans le paysage métal Français. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter l’album mais la première impression de Juillet se confirme. C’est du tout bon. Servi par un bon son et des lights collant parfaitement au Post Black du quintet. On sent que l’accumulation des dates leur a fait du bien, encore que vu le passé des mecs il n’y avait pas besoin de beaucoup de boulot, et le set se déroulera de bien belle façon. C’est énergique sur scène et le public répond bien présent. Malheureusement le temps alloués est bien trop court et la petite demi-heure passera bien trop vite. Si vous avez l’occasion de découvrir ce groupe sur scène, n’hésitez absolument pas.

On passe ensuite à la tête d’affiche du soir. Les Norvégiens de Kvelertak, en pleine tournée avec Slayer, profite d’un day-off pour venir nous présenter leur Punk/Black. Connaissant très peu le groupe, je n’attendais pas grand chose à part passer un bon moment. Et ben ça sera chose faite. Et très bien faite même. L’arrivée sur « Åpenbaring », avec le chanteur et son masque de hibou, apporte tout de suite le petit grain de folie qu’apporte Kvelertak. Le groupe est très en forme et déploie beaucoup d’énergie, malgré la petite taille de la scène pour les 6 musiciens (1 chanteur, 1 batteur, 3 guitaristes et 1 bassiste). Bien aidé par un son bien équilibré, le set des Norvégiens passera tout seul. Même sans connaître la musique du groupe, la tête bouge d’elle même. Le public est lui aussi très en forme et répondra avec autant d’énergie que le groupe. La surprise est donc très bonne avec cette découverte live d’un groupe que je connais peu. A voir et à revoir!

Setlist :
Åpenbaring
Nekroskop
Mjød
Månelyst
Ulvetid
Offernatt
(new song)
Fossegrim
Evig Vandrar
Blodtørst
Undertro
Nekrokosmos
Bruane Brenn
Kvelertak
————-
Liktorn
Utrydd dei svake

Pour bien attaquer ce mois de Novembre, qui va être assez riche en concert, rien de tel que de retrouver les Poitevins de Klone qui joue au Grillen en compagnie de Unburnt et Dust In Mind.

On attaque de suite par le combo Unburnt qui nous distille un Post-Hardcore avec quelques sonorités Death vraiment bien foutu. Le son est bon et ça permet de bien suivre ce que propose le groupe. Le public a répondu présent pour les premières parties et c’est plutôt cool pour le groupe de jouer devant environ 150 personnes (à vue d’oeil). L’influence de The Ocean se fait bien ressentir sur certains passages (ce qui n’est pas pour me déplaire), si bien qu’on a vite fait de hocher la tête. Le set des locaux passent donc excellemment bien.

On passe ensuite aux Strasbourgeois de Dust In Mind qui sont venus avec quelques supporters. Le Métal Indus est plutôt bien foutu, pourtant il y a un truc qui cloche. C’est l’alternance de cette voix masculine et féminine. Les deux sont bonnes mais j’ai du mal à accrocher au mélange des deux. Musicalement ça le fait plutôt pas mal, les mecs sont ultra en place, mais je sais pas, j’arrive pas à accrocher. Si en plus on ajoute le fait que le groupe joue sur du tout numérique avec 0 retours scènes (tout dans les oreilles) ben j’ai du attendre d’avoir fini mes photos pour comprendre ce qui se passait.

J’avais un peu peur que les gens venus voir Dust In Mind ne parte avant Klone mais il n’en est rien et le public était bien présent. Le groupe attaque donc comme sur son dernier album par le magnifique « Immersion » qui donne direct le ton. Yann est toujours en voix et le reste du groupe est bien en forme. Le set est orienté sur les 3 dernières sorties du groupe avec les excellents ‘anciens’ « Give Up The Rest », « Rocket Smoke » ou « Siren’s Song » accompagnés des nouveaux titres comme « Grim Dance » que je découvre ou le grandiose « Nebulous », le petit bijou de Here Comes The Sun. Le set se termine par le dernier morceau de l’album et qui clôture, là aussi, parfaitement le set. Enfin c’était sans compter sur un petit rappel avec la classique reprise de « Army Of Me » de Björk. Encore un excellent set de la part de Klone qui confirme que ces morceaux prennent une autre dimension en live.

Setlist :
– Immersion
– The Dreamer’s Hideaway
– Give Up The Rest
– The Drifter
– Siren’s Song
– Grim Dance
– Immaculate Desire
– Rocket Smoke
– Nebulous
– The Last Experience
—————————
– Army Of Me (Björk Cover)

Apprendre que Machine Head revenait en Europe, pour une tournée où ils sont seuls et jouent pendant plus de deux heures avec une setlist qui varie, c’est déjà un truc de fou. Si en plus on peut y aller, c’est encore mieux. Me voilà donc parti pour le Z7 pour une soirée qui s’annonce excellente.

J’arrive à me dégoter une bonne place aux abords de la scène et laisse monter la pression en attendant l’arrivée du groupe. « Diary Of A Madman » de Ozzy retentit et on sait que ça va commencer. « Imperium » sert d’ouverture et on comprend de suite que la soirée va être énorme: Le son est au top et Robb est très en voix. Avec autant de temps de jeu, ça veux dire qu’on va se prendre des vieilleries et des raretés. Et ça ne manque pas avec les excellents « Bite The Bullet », « From This Day » ou « Crashing Around You ». Le set est également rempli de tubes avec les classiques « Ten Ton Hammer », « The Blood, The Sweat, The Tears » ou « Bulldozer » que l’ont retrouvent aux côtés des nouveaux titres, que je découvre et qui passe vraiment bien l’épreuve du live. Sur scène je découvre également Jared, qui remplace parfaitement Adam. C’est même bien mieux sur les backing.
Le public Suisse est bien en forme répondant à chaque demande de Robb. Circle pit, headbang, jump, tout y passe. La communion est parfaite sur « Darkness Within », que Robb nous introduit par une belle anecdote sur lui et Jeff Hanneman, qui ont bu pour la première fois un coup ensemble dans cette même salle en 1995, avec un final a capella repris par l’ensemble du public pendant quelques minutes. Le concert passe à une vitesse folle et voilà déjà « Davidian ». Ils ont déjà joué 15 titres et j’ai l’impression que ça vient de commencer. Vient ensuite la surprise du set avec l’absence de « Descend The Shades Of Night » qui faisait partie de presque toutes les setlists. Un peu déçu, mais la déception est vite rattrapé par la présence du grandiose « A Farewell To Arms ». La suite se fait avec des nouveaux titres et les derniers tubes manquant que sont « Aesthetics Of Hate », « Old » et le final sur « Halo ». Une vrai leçon de métal donnée par les Américains, qui prouvent que faire un concert de 2h30 ne relève pas de la folie, mais belle et bien de la communion avec son public. Si ça passe par chez vous, allez-y! Vous ne le regretterez pas!

Setlist :

Imperium
Beautiful Mourning
Now We Die
Bite the Bullet
Locust
From This Day
Ten Ton Hammer
This Is the End
In Comes the Flood
The Blood, the Sweat, the Tears
Crashing Around You
Darkness Within
Declaration / Bulldozer
Killers & Kings
Davidian
A Farewell to Arms
Take Me Through the Fire
Aesthetics of Hate
Game Over
Old
Halo

Après quelques mois sans concerts, Metal Ride nous propose une bien belle affiche au Hublot avec le retour dans l’est de Trepalium et de Hypno5e, accompagné pour la soirée par les locaux de Phazm et de Akthesis. De quoi passer un bon moment.

Ca commence donc par Akthesis qui vient proposer un Death mélodique plutôt bien foutu. Le groupe des frères LÊ s’éclate sur scène et le public déjà bien présent pour ce début de soirée suit attentivement la prestation des Nancéiens. Le son est bon dans le Hublot et ça permet de vite apprécier le groupe qui rend une excellente copie et qui permet à l’assistance de bien se préparer pour la suite.

On passe ensuite aux Montpelliérains de Hypno5e que j’attends avec impatience. Et ça commence bien puisque au lieu d’entamer le concert avec « Acid Mist Tomorrow » comme sur leurs précédentes tournées, c’est l’excellent « Six Feet In One Hand She Holds The Dawn » qui lance un concert trop court mais toujours mené de main de maître par le quatuor. Le son est excellent et permet de se délecter de l’ingéniosité de la musique de Hypno5e. Un nouveau morceau nous sera proposé ce soir et ça promet un nouvel album de haut vol. Le public a l’air de se régaler autant que moi sur ce set. Le reste du concert sera classique avec toujours ce final fou sur « Tutuguri », précédée par les 2 dernières parties de l’excellent « Gehenne ». Un nouveau set réussi pour les Montpelliérains que l’ont va attendre avec impatience pour leur nouvel effort.

Setlist Hypno5e :

Six Fingers In One Hand She Holds The Dawn (Part I)
Six Fingers In One Hand She Holds The Dawn (Part II)
Nouveau morceau
Maintained Relevance of Destruction (Part II)
Gehenne (Part II)
Gehenne (Part III)
Tutuguri

Les locaux de Phazm sont eux aussi très en forme et très content d’en découdre devant un public acquis à leur cause. Pour ma part j’ai du mal à accrocher au Death’n’Roll de la bande à Pierrick Valence. Pourtant ça envoi le pâté sur scène. Le groupe proposera plusieurs nouveaux morceaux qui seront joué pour la première fois. Un peu de stress supplémentaire pour cette date, mais qui ne se remarquera pas vraiment tant c’est bien exécuté. Le groupe quittera la scène bien heureux, tout comme le public qui à l’air de toujours passer une bonne soirée.

On arrive maintenant au clou de la soirée. Et quel clou! Pourtant venu à 4 puisque Nicolas est resté à la maison pour s’occuper de sa femme qui allait accoucher, les Trepalium débarque sur scène en mode 50’s emmené par KK et son maquillage squelettique sur un « Moonshine Limbo » qui donne tout de suite le ton de cette fin de soirée. Groove et pain dans ta face! Le public est bien chaud et se donne autant que le groupe, bien aidé par une setlist best-of avec que des bons titres (en même temps il n’y a pas grand chose à jeter chez Trepalium). On se prend donc avec plaisir les « Sick Boogie Murder », « Inner Hell », « Heic Noenum Pax » aux côtés des morceaux du dernier EP, qui passe l’épreuve du live avec énormément de facilité. Après avoir dédié « Daddy’s Happy » à Nico (le clin d’oeil est facile) et un final sur le terrible « Usual Crap », le groupe nous offre une petite surprise en rejouant « Inner Hell » avec Romain, qui a remplacé Ludo la veille en Allemagne. On a donc eu droit à une belle leçon de la part de Trepalium qui confirme encore un peu plus le bien que je pensais d’eux en live. Vivement la suite!

Setlist Trepalium :

Moonshine Limbo
Guédé Juice
Sick Boogie Murder
Possessed By The Nightlife
Inner Hell
Prescription of Crisis
Fire On skin
Insane Architect
The Worst F(r)iend
Decayed Emotions
Heic Noenum Pax
Vesania
Daddy’s Happy
Damballa’s Voodoo Doll
Usual Crap
—————————–
Inner Hell

The ARRS – Khronos

Posted: 29 septembre 2015 in Chronique CD

Artiste : The ARRS
Album : Khronos
Sortie : Août 2015

The ARRS - Khronos

Tracklist :
01. Kombat
02. Acta Non Verba
03. Hors Norme (ft. Alex Erian de Obey The Brave, Despised Icon)
04. La Quête
05. Du Ciel Et De La Terre
06. Les Rives Du Temps
07. Khronos (ft. Julien Truchan de Benighted)
08. IV Horizons
09. La 25ème Heure
10. Titans
11. Nos Erreurs
12. Prophétie (ft. Poun de Black Bomb A)
13. Le Journal De Ma Haine (ft. Kubi de Hangman’s Chair)

Dix ans après leur premier album, les Parisiens de The ARRS reviennent avec Khronos, leur cinquième album et le deuxième avec ce line-up. L’évolution apporté par les 2 nouveaux sur Soleil Noir est de retour et le tout pour une galette au top.

Comme je viens de vous le dire, The ARRS poursuit son évolution vers un Métalcore moderne plus direct. Et il est clair que c’est très réussi. Le son très moderne et ricains aide parfaitement à avoir ce ressenti de parpaing en pleine face. Au niveau du riffing, même si The ARRS n’a rien inventé, l’effort est quand même fait pour ne pas se retrouver avec des morceaux qui se ressemblent tous. On retrouve les éléments classiques de ce style avec quelques touches plus Deathcore comme sur « Khronos », voir même plus mélodique sur « IV Horizons ». L’album est très dense mais les deux interludes, « Les Rives du Temps » et « La 25ème Heure », viennent aérer un peu le tout. Le disque s’avale donc sans difficulté, si ce n’est pour les cervicales qui sont mises à rudes épreuves. Les Parisiens se paient également le luxe d’avoir des invités de marque sur l’album et le tout en faisant coller parfaitement ceux-ci avec le morceau. Que ce soit Kubi (Hangman’s Chair) sur le dernier titre « Le Journal De Ma Haine », Julien (Benighted) qui apporte sa voix de porcins sur « Khronos », Poun (Black Bomb A) et sa voix criarde sur le final de « Prophétie » et surtout Alex (Obey The Brave / Despised Icon) qui colle parfaitement avec Nico sur la tuerie « Hors Norme ». Au final, il n’y a donc pas grand chose à redire sur Khronos qui est une belle claque et qui s’appuie sur les éléments qui ont déjà fait le succès de The ARRS en y ajoutant les nouvelles influences des nouveaux membres.

Ce cinquième opus confirme donc tout le bien qu’on pensait de The ARRS, qui s’affirme encore plus comme l’un des leaders de la scène Metalcore Française.