22/02/2018 16:29
Actualité Métal

Chroniques

Live Reports

Interviews

Concours

Forum

Partenaires

Shop

Le Staff

Contacts

Les Coups De Coeur

In Arkadia - Eyes Of The Ar...


Coilguns - C O M M U T E R S


Abraham - The Serpent, The ...


Earthship - Iron Chest


Gojira - L'Enfant Sauvage

Sondage Du Mois
Il n'y a pas encore de contenu pour ce panneau
Liens Métal Fédé
Myspace
Myspace
Twitter
[Interview] Dagoba - Sonisphere 2013


A l’occasion de leur passage au Sonisphere France, j’ai eu l’occasion d’interviewer Dagoba pour la sortie de leur nouvel album “Post Mortem Nihil Est”. Ca se passe avec l’ami Werther et comme d’habitude ça se fait dans la bonne humeur.

Metal Fédération : Salut Werther, tu vas bien?

Werther : Salut à toi, ouais ça va bien.

MF : Ca doit te faire plaisir de jouer au Sonisphere?

Werther : Ouais tout à fait.

MF : L’année dernière, vous aviez été annulé de façon...

Werther : Ben ça a été annulé... on va dire pas très sympathiquement, sans que le groupe le sache. Et au final c’est un mal pour un bien, parce qu’on se retrouve sur une grosse affiche et on est très content d’être là. Et en plus il y a la sortie de l’album donc c’est très très bien.

MF : En plus sur scène, ça s’est plutôt bien passé. Bon il y a cette grille dans la fosse que je n’arrive pas à comprendre.

Werther : Ouais, je sais pas. C’est certainement pour éviter les gros mouvements de foules. Mais c’est vrai que pour un public métal, c’est un peu difficile à comprendre. Et pour un groupe comme nous qui aimons bien le contact avec le public, c’est un peu différent et surtout la première fois que je voyais ça. Mais il faut savoir en jouer et le public a été quand même bien réactif.

MF : Ouais ça s’est plutôt bien passé.

Werther : Voilà, on est très content.

MF : On va parler rapidement de l’arrivée de Z dans le groupe. Ca s’est fait assez rapidement. Est-ce que le choix a été naturel ou est-ce que ça vous à pris quand même du temps?

Werther : On va dire que le choix a été fait naturellement. On ne voulait pas essayer trop de monde. On a quand même fait quelques auditions avec d’autres guitaristes. Mais vu le communiqué qui avait été fait, on ne voulait pas envenimer les choses. On voulait vraiment couper court à toute rumeur. Izakar nous a dis qu’il partait 2-3 mois avant et on a préféré la solution de Z, parce que c’est un ami du groupe et il s’est imposé de lui même. Il est de Marseille, il connaît et aime le groupe, donc ça s’est fait simplement.

MF : Ok. Le nouvel album est sorti il y a quelques jours. Les premiers retours sont plutôt bon. Ca vous fait du bien d’avoir ces retours?

Werther : On va dire qu’on était pas mal attendu au tournant. La presse écrite est plutôt dithyrambique, la presse web un peu moins, mais on commence à avoir l’habitude. Dagoba, soit tu aimes, soit tu n’aimes pas. Après la particularité avec les groupes français et encore plus avec nous, c’est que les gens ont un avis très tranché. Soit ils adorent, soit ils trouvent toujours un truc à redire. Un coup c’est les guitares, un coup c’est la batterie, un coup il y a trop de clavier. On a essayé de stopper ça en allant chez Logan Mader, parce qu’on voulais proposer quelques choses de vraiment métal, à part un titre ou deux. On était vraiment dans cette veine là, mais on est très content de l’accueil. Surpris même. Et on est fin prêt pour le défendre.



MF : Justement, au niveau du son que vous a fait Logan Mader. On le sens beaucoup plus direct et plus équilibré à vos dernières prods. C’est pour ça que vous l’avez choisi?

Werther : On savait exactement où on voulais aller. Le choix de Logan, c’était d’abord un choix de prod américaine, puisqu’on a fait Tue Madsen avec un son plus froid, scandinave. On a retravaillé avec Dave Chang pour un son un peu plus direct, comme le premier album, au niveau du son, avec moins de basse et un truc qui écrase pas vraiment, mais qui a le mérite d’être cache dans ta gueule. Par contre avec Logan, on voulait un truc de plus massif et plus lourd et je crois que les Cavalera Conspiracy, DevilDriver, les Gojira font qu’on ne voulait pas se tromper. On voulait rassembler au niveau du son, pour avoir cet esprit parpaing et c’étaint important pour nous. Donc ça s’est imposer tout seul et surtout Logan était assez attiré par le groupe. Donc Shawter et Z sont partis à Los Angeles pour le mixer et ça s’est super bien passé. Donc une super rencontre et on devrait continuer, à l’avenir, de travailler avec lui.

MF : D’accord. Au niveau musical, j’ai le sentiment que les parties grattes étaient beaucoup plus mélodiques et travaillées. C’est l’arrivée de Z qui a apporté cette touche?

Werther : On va dire que l’album était près avec beaucoup de maquette que Shawter a fait. Au niveau des compos, c’était quand même assez différents de ce qu’on avait déjà proposé. Ca ce sent peut-être pas pour l’auditeur, mais pour nous en tant que membre depuis le début c’était assez différent. Je pense que Shawter a voulu amener quelque chose de différent à ce niveau et Z a apporté son style de joué qui est différent de ce qu’on avait, qui est un peu moins mécanique, un peu moins froide. Après c’est sans critiquer le travail d’Izakar...

MF : Non bien sûr, mais ça s’entend beaucoup en live. Moi qui ai l’habitude de vous voir, on entend vraiment le changement de style de jeu.

Werther : Et alors ça te plait plus?

MF : C’est différent mais ça reste Dagoba.

Werther : Ben c’était un peu le but d’avoir ce côté où tu peux bouger la tête. Que ça soit moins froid, comme Fear Factory. On veut un peu s’éloigner de ça donc c’est un mix à choisir entre les deux. Je suis quand même content d’avoir ce son avec Logan Mader.

MF : Du coup l’effet est le même aussi au niveau de la voix de Shawter. Que ce soit au niveau des mélodies ou des arrangements. Il a beaucoup travaillé là dessus?

Werther : Il travaille énormément ses parties voix. Mais si tu écoutes l’album, il y a des choses qui étaient moins mixées par le passé. Et Logan a une touche assez américaine sur le chant où il est beaucoup mis en avant. Et sur toutes les harmonisations, les chants clairs, sur tous les refrains, il cherche à pousser ça. C’est un peu inaudible comme ça, mais la piste chant prend 1db sur le refrain. Il joue sur des crêtes comme ça et un ingé du son va l’entendre, mais pour l’auditeur simple, c’est pas forcément évident. C’est sûr que Shawter a beaucoup travaillé, mais c’est surtout mixé différemment en fait. Il veut avoir le refrain qui ressorte plus.



MF : On reste dans le même état d’esprit pour les orchestrations. On sent que depuis Poséidon, elles sont beaucoup plus naturelles. C’est comme pour le reste, c’est un choix au niveau du mix?

Werther : En fait on est arrivé avec beaucoup de piste d’orchestrations et c’est là que ce révèle le choix judicieux de Logan Mader. Il nous a envoyé un titre au tout début du mix et on a dû faire un choix. Soit on mettait plus de groupe rythmique, la base du rock quoi. Soit on mettait plus d’orchestration. Après c’était pas pour délaisser le travail de l’un ou l’autre, on est intelligent et le but était de mieux incorporé ça au groupe. Je pense que le groupe a beaucoup souffert de ce qui a été dis sur Face The Colossus ou Poséidon par rapport aux orchestrations. Ca fait partie de l’univers Dagoba...

MF : Ben elles ont toujours été là.

Werther : Oui, après c’est vrai qu’il y en avait beaucoup sur Face The Colossus, qui était peut-être trop mixées en avant. Du coup on a toujours cherché cette alchimie et c’est vrai que là Logan a su quoi faire. C’était un peu la crainte, est-ce qu’il va pouvoir mixer? Parce qu’il fait quand même des gros trucs, c’était le gratteux de Machine Head, de Soulfly... Parce que c’est pas vraiment des groupes avec ce genre de chose. Mais il s’est avéré qu’il faisait plein de BO pour des films et que ça lui plaisait et qu’il savait bien incorporé tout ça.

MF : Au niveau de la pochette, elle fait encore référence à l’eau...

Werther : Ca vient plus de Shawter. Après étant un groupe du sud, c’est un peu un trait d’union. C’est quelque chose qu’il veut toujours avoir et qui lui tient à coeur. Et au niveau de la pochette, on voulait vraiment travailler avec Seth, parce que c’est un artiste qu’on respect énormément. Franky le connaît parce que Fotis est chez Serial Drummer. Et on voulait surtout un truc qu’il n’avait jamais fait. Acheté un artwork juste pour dire que c’est Seth Siro de Septic Flesh qui l’a fait ne nous intéressait pas. On voulait vraiment une création. Et même si nos univers entre Dagoba et Septic Flesh sont éloignés, il a énormément apprécié les titres qu’on lui a envoyé et il nous a proposé plein de chose. On voulait quelque chose de marquant mais surtout qui sorte du noir classique avec ce gris qui change de son travail.

MF : C’est vrai que par rapport à tout ce qu’il a pu faire, c’est assez différent.

Werther : On reconnaît sa patte quand même. Et plutôt que de retrouver toujours les même pochettes avec la même couleur, on a voulu trancher un peu. On est aller chez Seth comme beaucoup d’artistes, mais en utilisant d’autres couleurs tout en gardant cet aspect trash. Vraiment je suis fan et l’intérieur est très réussi également donc c’est le principal.



MF : Du coup vous êtes signés chez VeryCords en France, ça vous apporte quand même autre chose au niveau visibilité?

Werther : Ca change énormément de chose. Le directeur artistique chez VeryCords, c’est lui qui a signé Dagoba sur Poséidon. L’important c’était qu’on ai une bonne équipe suite aux nombreux changements, que ce soit booking, management. Des gens avec qui on était sûr d’être une priorité. C’est bien beau d’être chez Nuclear Blast mais si t’es le petit poisson dont personne ne s’occupe... Nous on a besoin de tourner... (on est coupé quelques instants par Franky et une amie du groupe, qui se rendent à une autre interview, le temps de dire bonjour et de causer un petit peu) Désolé, on en était où...

MF : VeryCords.

Werther : Ah oui, donc c’était important d’avoir des gens de confiant et surtout d’avoir une belle ouverture sur ce marché très difficile de la musique avec tous les Virgin qui ferme et le culte du téléchargement. Mais après c’est comme partout. Donc c’était important d’avoir un bon distributeur, mais ils ont surtout pu nous faire signer à l’étranger cher EarMusic, qui a Stratovarius, Deep Purple... sur l’Europe. Et le truc, c’est pas juste du copinage. Ces personnes on vraiment aimés l’album. Et en plus on a signé chez E1 aux Etats-Unis, le lable de Chimaira, Hatebreed et de plein d’autres groupes et c’est une réelle opportunité pour le groupe. Et pareil, c’est pas du copinage, ils ont vraiment aimés l’album. C’était pas le seul label qui était intéressé pour les Etats-Unis, mais VeryCords nous a permis d’avoir un contrat d’artiste qui est inoui à cette époque au niveau de la musique. Et de pouvoir signer des contrats dans ces pays et d’avoir enfin une exposition mondiale.

MF : On sais que pour la plupart des groupes l’exportation est très importante, surtout aux Etats-Unis. Est-ce que la signature chez AGI va vous permettre de continuer le travail que vous avez commencé?

Werther : Le truc est que pour un groupe français, ils partent du principe que t’es bien gentil mais qu'on ne va pas leur apprendre qui a inventé le rock ou le métal. Donc ils ont besoin de kiffer quelque chose et là AGI, c’est un tourneur mondial qui a des artistes monumentaux, et ça va nous permettre de faire des tournées dans de bonnes conditions, d’ouvrir pour des groupes et aussi de faire des tournées dans des clubs avec des groupes qui sont autant important là-bas que nous ici. Et du coup c’est encore une autre exposition. On va être poussé vers autre chose et c’est très important pour le groupe de se sentir avec quelqu’un derrière. C’est pas juste on pousse le groupe. On a bien bossé mais à un moment on ne pouvait pas finaliser le truc. Donc c’est excitant de savoir qu’on va avoir des bonnes conditions et surtout qu’on va avoir les moyens de partir en tournée avec des groupes importants. Et ça, c’est un fait nouveau pour le groupe et c’est génial.



MF : Justement, il y a déjà des choses de prêts?

Werther : C’est en train de se faire.

MF : On peut rien annoncer alors?

Werther : Non, mais il y a de très bonne chose qui se goupille. C’est pour ça qu’on est un peu obligé de réduire les dates qu’on a en France parce qu’on est obligé de se laisser une porte ouverte. Bien sûr il y aura déjà une tournée Européenne et il va sûrement y avoir les Etats-Unis en Novembre ou Décembre.

MF : Et la France?

Werther : On aura pas mal de dates en Septembre, Octobre et après on va partir. Mais on ne pourra certainement plus passer autant de temps sur la France et donc réduire certains concerts. On va donc être un peu partagé, mais je n’ai pas encore tout le planning parce que c’est compliqué de tout savoir et que je suis dans le jus total. Mais il va y avoir de très bonne chose qui vont arriver.

MF : Au niveau concert, vous adorez le contact avec le public. C’est important pour vous de garder ça?

Werther : Ben c’est ce pour quoi je fais de la musique. Je le fais pour les gens. Il y a des gens qui nous reprochent de faire de la musique pour ci ou pour ça. Au bout d’un moment, au cinquième album, on fait vraiment la musique qu’on a envie de jouer. Et c’est un truc hyper important. Si tu fais pas la musique que t’aimes, tu continues pas. J’ai 31 ans, je prétends pas tout savoir, mais on fait ce qui nous plaît et si on n’avait pas ce retour des gens, je ne sais pas où on serait. On n’est pas un groupe basé sur le vent à vendre des faux trucs. Sur scène, tu nous as déjà vu plein de fois, on essaie de donner tout ce qu’on a. Après ça plaît à certains, pas à d’autres, aucun soucis. On fait du mieux qu’on peut avec nos armes et avec toute la modestie et le respect du public qu’on peut avoir, parce que c’est lui qui nous porte. Nous on sort cette musique parce qu’on sait le faire, mais après c’est le public qui décide. C’est pour le public et grâce au public qu’on fait ça. Ca a toujours été cet état d’esprit et ça le restera.

MF : Merci à toi, j’en ai terminé. Si tu veux ajouter un petit mot.

Werther : Et bien merci à toi. A bientôt sur la route et merci du soutien. Ecoutez bien l’album et on se revoit très bientôt.



Crédits photos : Laurent Menicucci
Derniers Articles

Cult Of Luna + God Seed @ L...


Coilguns + My Only Scenery ...


The Ocean + Hacride + Shini...


Dagoba + Slaughterers @ Le ...


Madball + Walls Of Jericho ...


[Interview] Hacride - Juill...


Hacride + Fifteen + Temnein...


[Interview] Dagoba - Sonisp...


In Arkadia @ Yverdon, 27 ju...


Redeeming Torment


Sonisphere France 2013 - Sa...


Hatebreed + Six Grammes Eig...


Cult Of Luna + The Ocean + ...


MetalRide Festival V - L'Au...


A Day With The Ocean - Pela...


Bonecrusher Fest @ Kulturfa...


Knuckledust + Dirty Fingers...


The ARRS + Crush The Clock ...


In Arkadia - Eyes Of The Ar...


Coilguns - C O M M U T E R S


Hyana + Khynn + Broken Edge...


Machine Head - Machine Fuck...


As They Burn + Make Me A Do...


Gojira + Trepalium + Klone ...


The Epic Industrialist Tour...


Khynn + Hyana @ Pontarlier,...


Blindness - Scar(r)ed


Sybreed + Samael @ Lausanne...


Klonosphere Tour @ L'Autre ...


Hypno5e + Anunaki + Stone R...


Sybreed - God Is An Automaton


Abraham - The Serpent, The ...


Earthship - Iron Chest


Rise Of The Northstar + All...


[Interview] As They Burn