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[Interview] Hacride - Juillet 2013


Quelques mois après la sortie de leur nouvel album Back To Where You've Never Been et l'arrivée de Luis au chant. Je retrouve Hacride pour une interview lors de leur passage à Nancy. C'est avec Adrien et Luis que j'ai eu l'occasion de m'entretenir.


Metal Fédération : Notre dernière interview avec Hacride remonte au Hellfest en 2009. Ca commence a remonté un peu. Donc est-ce que vous pouvez m’en dire plus sur l’arrivée de Flo et la tienne Luis?

Luis : Bien sûr.

Adrien : Alors l’arrivée de Flo fait suite au départ d’Olivier, le premier batteur et de Mike qui l’avait remplacé. Flo joue également dans Klone et Step In Fluid. C’est un pote qu’on connaît depuis un bail. Et voilà, on lui a proposer le poste et il a dit ok tout de suite. Il a enchaîné directement avec la tournée Klonosphere pendant plus de 3 semaines et ça marche nickel. C’est parfait. Et puis Sam est parti, pour des raisons professionnels et familiales et pareil on a très vite trouvé Luis, qui est pote avec les mecs de Trepal, enfin dans notre environnement Klonosphere. Il a fait des tests sur les nouvelles compos et c’était parti.

MF : Tout s’est donc fait très vite?

Luis : Assez vite, enfin pour ma part. J’ai été contacté en Septembre et début Décembre j’enregistrais mes voix. Entre temps il a fallu que j’écrive des paroles donc ouais, ça s’est fait relativement vite.

Adrien : Et c’est tant mieux. Ca permet de ne pas trop se poser de question. On fonce et voilà.

MF : Justement Flo, qui est également dans Klone qui a aussi un agenda assez chargé. Ca ne vous a pas posé problème de le recruter?

Adrien : Le seul soucis c’est que quand t’arrive à un niveau professionnel et que tu veux un batteur professionnel de nos âges, tu vas forcément tomber sur un mec qui joue déjà dans un groupe, donc la question ne se posait même pas. Après c’est à nous de gérer ça intelligemment. Pour l’instant ça se passe super bien. Pendant la tournée Klonosphere il faisait les 2 sets. Là il jongle entre les dates. Klone devrait arrêter de tourner prochainement. Nous avec Hacride on enchaîne donc si les agendas se superpose comme ça il n’y aura pas de soucis. Mais on garde en tête qu’il pourra y avoir un batteur de session dans l’un ou l’autre groupe.



MF : Le nouvel album est sorti il y a quelques mois maintenant. Les retours sont plutôt très bon. Ca doit vous faire plaisir d’avoir ce genre de retour?

Adrien : Non (rires).

MF : Je m’en doutais (rires).

Luis : Moi oui par contre. J’avais un peu peur. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’avais un peu moins d’expérience de sortie d’album que le reste du groupe. Et comme j’arrive en tant que nouveau chanteur, et prendre la suite de Sam c’est un challenge à relever parce qu’il a une voix assez unique. Du coup j’appréhendais un petit peu et jusqu’ici ça m’a rassuré que les gens soient enthousiaste. Ils ne le sont pas tous forcément, mais ça m’a donné de la confiance.

MF : L’album est beaucoup plus direct et groovy que Lazarus. C’est les nouveaux arrivants qui ont apportés cette touche?

Adrien : Le processus de composition est resté le même, donc c’est moi qui ai tout composé. C’était une volonté, après Lazarus, de revenir sur quelque chose de plus direct. Pour un certain nombre de raison, on fait quelque chose de très planant et progressif avec Lazarus et je ne me voyais pas refaire la même chose. Je pense que c’est une question de dire, je veux prendre des risques. Avec Hacride, on l’a toujours fait sur chaque album. Et ben là on en prend un autre. J’étais pas dans le même état d’esprit et Flo qui arrive et qui a un jeu ultra groovy et très direct et Luis qui a une puissance vocale et un chant très affirmé, bien évidemment, ça renforce ce côté direct de la musique.

MF : Justement, en parlant de tes parties voix Luis. Est-ce qu’il y avait déjà quelques choses d’enregistrées avec Sam ou es-tu parti de zéro?

Luis : Il y a quelque chose qui a été enregistré avec Sam, que je n’ai jamais écouté en fait. C’est resté secret. Enfin si j’avais écouté “Overcome”, mais toi tu connais mieux l’histoire…

Adrien : Ben en fait l’album existe avec Sam.

MF : D’accord.

Adrien : Parce que Sam a enregistré ses voix et par la suite a pris la décision de quitter le groupe en voyant se dessiner les tournées, l'énergie que ça demandait. Il nous a dis que ça ne serait plus possible. Donc il y a un album qui a été fait avec Sam, mais je pense que cette album était vraiment fait pour Luis en fait Ca a été assez flagrant quand on connaît les deux enregistrements, c’est assez flagrant.



MF : Ok. C’est encore Franck Hueso qui s’est occupé de la prod. On peut vraiment dire que c’est le cinquième membre d’Hacride?

Adrien : Ouais, ouais. Il nous suit depuis le début. Dans les lives, pour les enregistrements, pour les barbecues (rires). Donc là il est pas avec nous ce soir, parce qu’il est coincé. Il se fait vieux le bonhomme (rires). En plus il prend par de plus en plus au processus d’arrangement au studio. Il a fait un boulot remarquable avec Luis au niveau du chant, par des conseils et tout ça.

Luis : Il a vraiment une valeur ajoutée qui va au delà de la prise de son. Je sais que pour mes paroles il m’a fait travailler sur plein de chose. Pas vraiment sur la diction, mais il a une bonne vision au niveau des arrangements pour faire quelque chose d’efficace, du coup il m’a ramener à l’essentiel. Et comme tu dis au niveau structure et arrangement il a toujours des bonnes idées.

Adrien : Toujours non. Il risque de lire l’interview quand même (rires).

Luis : Bon pas toujours. On va dire 65%...

Adrien : Il a 5% de bonnes idées (rires).

Luis : Et ce qui est bien, c’est qu’il a plus de recul que nous. Il a moins la tête dans le guidon et ça donne une fraîcheur.



MF : Vous avez signés chez Indie Recordings, label Norvégien, qui est connu surtout pour le Black Metal. Comment ça s’est passé cette signature?

Adrien : Bon on avait sorti nos trois albums chez Listenable. On avait fini le contrat et intégré une nouvelle boîte de management, qui nous a un peu poussé sur le marché. On a eu plusieurs propositions, des très bonnes. On en était assez étonné et content. Notre choix s’est dirigé vers Indie parce que pour moi c’est un vrai label. C’est un peu comme pour la viande. T’as ton label viande, genre viande Limousine (rires). C’est exactement pareil, tu sais que si tu vas chez Indie, les gens vont bien bosser pour toi, ils vont avoir un respect de l’artiste et de l’objet CD. Plutôt que d’aller dans un gros label où tu vas te retrouver noyer et tu ne sortiras pas ou peu du lot. Alors être les premiers français, voir même étranger à signer chez Indie Recordings, pour nous c’était : “Wahou”. Et en plus ils ont des groupes qui sont assez excellent.

Luis : Ouais il y a des groupes dont on est assez fans. Enslaved, 1349, bon c’est du Black mais…

Adrien : Keep Of Kalessin.

Luis : J’adore ce groupe.

Adrien : Shining…

Luis : Les deux d’ailleurs.

MF : Justement ça devrait vous ouvrir un peu plus de porte en Europe, vous avez déjà des retours ou des résultats de cette collaboration?

Adrien : Alors c’est très difficile à quantifier si tu veux. Hacride, on a toujours misé sur l’Europe, donc a déjà des contacts, on sais qu’on va avoir beaucoup plus d’interviews à l’étranger qu’en France. On sait qu’on va avoir des propositions de tournée. Après le travail d’Indie, c’est un peu le travail ingrat et on ne sais pas trop a quoi il touche. La presse, les festivals, la pub… On imagine que c’est beaucoup plus facile, mais quoi c’est difficile à quantifier.

MF : Ok. Là, vous sortez d’une tournée en Inde. Ca s’est bien passé?

Adrien : Ouais.

Luis : C’est vraiment l’aventure, mais globalement la réception du public a été très chaleureuse. On a vu beaucoup de sourire, on a rencontré plein de gens intéressant. On a partagé des expériences qu’on ne vivra qu’une fois dans notre vie. J’ai de très bon souvenir. Le concert à Hyderabad qui était vraiment la folie.

Adrien : C’était guerrier.

Luis : Carrément. Il y avait une sorte d’enthousiasme pour aller dans le pits qu’on avait il y a quelques années. Maintenant les gens sont un petit peu blasé des fois, surtout en France, et en Europe aussi. J’ai retrouvé cette fraîcheur que je connaissais quand j’avais 18 ans et qu’on voulait en découdre et de faire des concerts. Ca c’était vraiment plaisant. Bon on a eu aussi quelques péripéties, notamment lors de notre dernier show a Calcutta où on a été écourté… Enfin je sais pas si on peu le raconté…

Adrien : Ouais, ouais.

Luis : Maintenant c’est assez loin derrière nous, mais il y a une fille qui s’est fait agressée avec un copain a elle en dehors du concert par des mecs bourrés. Du coup elle est venue sur scène parce qu’elle cherchait de l’aide, vu que les flics ne l’aidait pas parce que c’est des gros pourris corrompus. Et du coup les flics sont venus nous dire d’arrêter parce qu’il fallait qu’on joue moins fort (rires).

Adrien : On a été coupé trois fois pendant le concert et notre set a été réduit de 20 minutes.

Luis : Mais même ça, on pourrait dire que c’est frustrant en tant que musiciens, mais bien au contraire, c’est hyper enrichissant. On ne connaît pas ces problèmes ici et on a du mal à s’imaginer ça. Ca nous forge et c’est bien.



MF : Vous allez continuer avec pas mal de dates en Europe, il y a quelque chose d’encore plus gros de prévu. En Europe? Peut-être ailleurs qu’en Europe?

Adrien : Ouais, mais c’est officieux. Donc voilà...

Luis : C’est officieux pour la rentrée, mais on va faire une belle tournée Européenne normalement. C’est notre intention en tout cas.

Adrien : On a un certain nombre de concert en tête d’affiche qui vont être booké d’ici peu. On sait qu’il y a une tournée Europe. On sait aussi qu’on va refaire une tournée Asie d’ici peu. Et pourquoi pas se tourner vers ailleurs. Pour l’instant tout ça est très officieux, donc wait & see.

MF : D’accord.

Luis : L’envie aussi est là.

MF : On le sait maintenant, c’est de plus en plus difficile de vivre de sa musique. Vous arrivez quand même à vous en sortir?

Luis : Ouais, c’est compliqué. Disons que c’est une gestion de priorité surtout, parce qu’effectivement, il faut travailler à côté. On travaille tous à côté. C’est notre passion première mais c’est pas ce qui nous fait vivre. On y arrive, mais c’est une question de priorité. C’est ce qui a coûté le départ de Sam et peut-être de son prédécesseur à la batterie, parce que quand on travail et qu’on essaie de faire de la musique, il faut aussi garder du temps pour être avec sa famille et ses proches. C’est ces 3 piliers de la vie, passion, travail et famille, qui sont compliqué à conciliés.

Adrien : En fait si tu veux, nous on est dans un stade intermédiaire qui est très chiant. C’est à dire, on est trop connus pour être amateur, mais on ne l’est pas assez pour être professionnel. C’est un espèce d’entre deux. On est payés, on touche des droits d’auteurs, des cachets. Moi la musique me fait vivre, mais pas simplement qu’avec Hacride. C’est un stade a dépassé, mais ça demande énormément de sacrifice et comme le disait Luis, c’est ce que Sam n’a pas pu faire, ce qu’Olivier n’a pas pu faire non plus. Aujourd’hui la grande majorité des groupes, j’ai envie de dire 95% des groupes qui tournent sont comme ça. Et même dans l’idée qu’on se fait des groupes Américains assez connus, comme Testament, on a tourné avec Dying Fetus. Tous les mecs travaillent. Il n’y en a aucun qui vit de sa musique.

MF : Ils n’ont pas le statut d’intermittent aussi?

Adrien : Il n’y a pas d’intermittence.

Luis : Il y a très peu d’aide.

Adrien : Ce qu’il faut se dire, c’est que des groupes comme Slayer, ne touchent pas tant que ça. Ils sont obligés de tourner, tourner pour avoir cette argent pour pouvoir vivre. S’ils arrêtent de tourner, c’est fini. Voilà, on est dans un milieu où il y a moins d’argent. Je pense que dans l’avenir il y en aura encore moins. Donc c’est à nous de trouver le bon filon. Soit de jongler au mieux avec l’agenda. Mais ces trois piliers sont essentiels.

Luis : Dure à concilier mais essentiels parce que s’il y en a un qui tombe… Sacrifier la musique je l’avais quasiment fait l’an dernier, j’avais pris la voix de le faire, un peu à contre coeur, mais par la force des choses. Et c’est vrai que quand j’ai eu cette proposition d’Hacride, j’étais un peu estomaqué parce que je ne m’y attendais pas et c’était pas du tout en phase avec ce que je voulais faire dans ma vie. Et en même temps j’avais toujours cette envie, ce rêve de gamin de faire des concerts, de faire de la musique, donc j’ai quand même sauté sur l’occasion. Je ne le regrette pas mais c’est une question de gestion d’agenda.

MF : D’accord. Donc j’en ai terminé avec cette interview, donc si vous voulez ajouter quelque chose.

Luis : J’ai envie de dire merci pour cette interview et merci pour l'intérêt que vous portez à Hacride. Il faut continuer à supporter la scène Metal Française et Internationale, venir aux concerts, à se faire plaisir, acheter des CDs ou des vinyles, même si c’est un petit peu mort.

Adrien : S’il y a un message, c’est que si vous voulez continuer a écouter de bon CD, il faut les acheter.

MF : C’est sûr.

Adrien : C’est le seul message. Non pas parce qu’on gagne des fortunes avec les CDs, mais au moins ça a le mérite de financer nos enregistrements.

Luis : C’est vrai que l’ingénieur du son, il faut le payer. Le père Francky (rires).

Adrien : Et il est cher (rires).

Luis : Il ne fait pas les choses pour nos beaux yeux (rires).

MF : Très bien. Merci beaucoup.

Adrien et Luis : Merci à toi.
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