A peine deux jours après un très bon concert de Dagoba en Suisse, direction Dijon. En ce soir du 20 avril 2009, une affiche excellente attend les bourguignons et les personnes qui font le déplacement : Outcast, Hacride et Gojira. Le trajet se fait sans problème à part pour trouver la salle où ce fut un peu laborieux. A notre arrivée il y a déjà quelques personnes qui écoutent du bon son dans les voitures, par exemple du Textures… Il n’y plus qu’à attendre. A l’ouverture des portes, une mauvaise surprise attend les spectateurs, seule la presse a le droit de prendre des photos, heureusement nous avions une accréditation photo. Direction le merch pour voir ce qu’il y a de beau et y a des choses pas mal. Le temps de prendre une bière pour se rafraîchir, nous voilà dans la salle.
L’attente sera de courte durée avec l’arrivée rapide d’Outcast qui se voit le luxe d’ouvrir les hostilités. Le son est plutôt pas mal, quoiqu’un peu trop fort et malgré le peu d’espace qui leur est accordé, les parisiens se déchaînent. Le metal moderne de ce jeune groupe français fait mouche, difficile de classer cette formation mais il est clair que ça envoie méchamment la purée. Le chanteur communique bien avec le public et arrivera à l’intéresser, une performance quand on sait ce qui arrive derrière. Un set carré, beaucoup de motivation, une salle déjà presque pleine, pas mal du tout pour Outcast, à revoir. Dommage que je ne me sois pas trop penché sur leur dernier album, pourtant Bastien me l’avait bien dit !
Setlist Outcast
Feelings Transgression
Denial Of Elapsed Time
Autonomy In Progress
Delirium Tremens
Reversal
Collapsed Into Oblivion
Fragmented Memories

Voilà le premier groupe que le public attend massivement, il s’agit d’Hacride. C’est un jour particulier car leur nouvel album, Lazarus, sort le jour même. Les musiciens se mettent en place et deux magnifiques panneaux, reprenant l’artwork du disque, sont installés de chaque côté de la scène. Vers 22h, l’atmosphère a changé. Tantôt brutal, tantôt planant, les poitevins frappent fort et surtout là où il faut. Le son est excellent, bien sûr il vaut mieux connaître les morceaux pour apprécier pleinement, si l’univers d’Hacride vous est familier, vous serez instantanément happés dans leur dimension. Les passages aériens sont de toute beauté, ils l’auraient été encore plus si les quelques abrutis qui gueulaient « Jambon, saucisson, beurre, je veux de la viande etc » n’avaient pas été là. Le jeu des 4 musiciens est stupéfiant, surtout celui du frontman Samuel, il est difficile d’imaginer qu’il s’agisse de l’un des premiers concerts du groupe en 2009. La quarantaine de minutes est passée comme un éclair avec un concert mélangeant habilement anciens et nouveaux titres. Très frustrant d’avoir un set aussi court, à revoir absolument en tête d’affiche !!
Setlist Hacride
Phenomenon
My Enemy
To Walk Among Them
Perturbed
On The Treshold Of death


Le backdrop reprenant la pochette de The Way Of All Flesh est hissé, il est temps d’accueillir les landais. Gojira est attendu de pied ferme, ne les ayant pas revu depuis octobre 2008, j’étais conscient que la claque allait être énorme au vu des nombreux reports lus ici et là. Avant que le groupe ne monte sur scène, le public acclame les quatre jeunes hommes qui n’ont presque pas cessé de tourner depuis septembre 2005. « Oroborus » parvient à nos oreilles avec son riff en tapping, le son est excellent et ce dès le départ. Le petit groupe landais est devenu monstrueux sur le plan international, ils n’ont plus rien à envier aux plus grands de ce monde sur une scène. Connaissant la setlist d’avance avec internet je fus, tout de même, abasourdi par l’enchaînement avec « The Heaviest Matter Of The Universe » qui terminait, auparavant, les hostilités. Il est incroyable de voir la popularité des morceaux de From Mars To Sirius, dès le début de « Backbone », la folie continue. Voulant profiter différemment du concert de Gojira cette fois-ci, je suis allé tout au fond de la salle, quelle brillante idée… Une fois à côté de l’ingé-son, j’ai pris un pied encore plus monumental. Le son est proche de la perfection, c’est un pur régal d’avoir une vision plus globale du concert et de savourer chaque seconde pleinement sans devoir « lutter » avec les autres spectateurs. Le manque de spontanéité dans la setlist est balayé d’un revers par une interprétation sans faille. Le groupe a un écran géant, derrière le backdrop, avec diverses projections, le clip de « Love » est diffusé pendant que ce titre est joué. Sur « The Way Of All Flesh » un petit clip plutôt pas mal fait, reprenant le thème du morceau, est visible derrière le groupe. Les quatre membres du groupe sont en très grande forme. Christian est certainement celui qui attire le moins l’attention en général, je l’ai peu regardé ce soir là même si c’est toujours un pur bonheur de le voir headbanguer du début jusqu’à la fin avec un énorme sourire parcourant son visage. Jean Michel est déchaîné derrière sa basse, il n’arrête pas de motiver le public et de courir dans tous les sens tout en chantant les paroles. Mario derrière son kit est tout simplement impérial, généralement les batteurs me fascinent par leur jeu, chez lui il n’y a pas que ça. Il fait partie de ces artistes qui bluffent à la fois par leur technique mais aussi par leur attitude positive, un sens très prononcé pour le groove. Il est vraiment impressionnant, que ce soit pendant son solo magnifique où bien sur des parties très énervées où il martyrise sa double grosse caisse, ses fûts et ses cymbales. Ce musicien incarne à merveille la dualité émotion / brutalité dans son jeu… Joe, positionné au centre de la scène attirera bien évidemment les regards, son chant est profond et puissant, il ne faillira pas une seule fois, comme pour la guitare. Difficile de se défaire du personnage, à la fois charismatique et discret dans ses interventions il fascine, quel frontman!! Petite anecdote, Gojira avait joué à la Vapeur il y a dix ans en première partie d’Immortal, à l’époque seules deux personnes connaissaient le groupe, une décennie plus tard ils sont connus de tous dans cette même salle. Je vous ai dispensé de l’énumération de tous les titres avec ce qu’il s’est passé à chaque fois. Est-ce égoïste de ma part ? Je ne pense pas, ça serait peut-être fastidieux à lire. J’ai personnellement le plus vibré, ce 20 avril, sur «The Art Of Dying » « Clone », « Flying Whales » et « Vacuity » Après un set monumental, le groupe salue la foule et Jean Michel s’offre le luxe de faire la planche sur une marée humaine qui ne demande que ça. Les landais ont tout donné ce soir là, quelle intensité. Le simple fait de les voir à la fin, les quatre, se tenant les uns les autres avec un large sourire en dit long sur leur prestation… Pendant 1h20, les soucis quotidiens des spectateurs se sont envolés, le concert fut tout simplement monumental, merci Gojira…
Setlist Gojira
- Oroborus
- The Heaviest Matter Of The Universe
- Backbone
- Love
- From The Sky
- A Sight To Behold
- The Art Of Dying
- Drum Solo
- Clone
- Flying Whales
- Toxic Garbage Island
- The Way Of All Flesh
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- Terra Inc.
- Vacuity


Il est temps de partir à présent car un pote bosse très tôt le lendemain, un détour vite fait bien fait au merch et nous voilà sur la route, encore sur une autre planète.
Bien content d’avoir rencontré Ad-Hell, Vu Orion et Terra vite fait, Raphaël de The old dead tree...
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